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Critique du Roman : Le Melkine
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Critique du Roman : Le Melkine

Avis critique rédigé par Amaury L. le mercredi 5 décembre 2012 à 1156

Le vaisseau philosophe.

"Une musique calme, des accords de pianos légers accompagnant une guitare, était diffusée par les haut-parleurs du bar. Le volume trop faible empêchait de comprendre les paroles chantées par une voix chaude. En fait, personne ne prêtait attention à la chanson. Il aurait fallu une lumière plus feutrée, des abat-jour sur les ampoules au néon qui tombaient du plafond tels des soleils froids. "

Le Melkine est le premier volet d'un space opera en trois parties. Il se concentre principalement sur la description d'un vaisseau-école, le Melkine, qui sillonne les systèmes stellaires appelés aussi fréquences. Les planètes de chaque fréquence possède leur propre conditionnement culturel et social, ce qui empêche une liberté affranchie d'éclore. Le Melkine tente d'endiguer cette forme castratrice d'évolution en choisissant des enfants et des professeurs susceptibles de porter un enseignement différent, plus ouvert quand ils quitteront définitivement le vaisseau.

Ce volet initial présente la vie à bord du Melkine et aussi l'univers global où se déroule l'histoire. Comme souvent, la description l'emporte sur l'action et le roman peine à décoller, à captiver totalement le lecteur tant le rythme demeure lent. L'attention se dérobe complètement lorsque surviennent quelques passages soporifiques, obligeant à relire plusieurs fois certains paragraphes si on souhaite s'imprégner de la philosophie proposée. De plus, l'auteur Olivier Paquet possède une écriture solide, mais qui parfois semble clinique, légèrement froide, ce qui se fait au détriment de l'immersion du lecteur. Olivier Paquet reste difficile d'accès, on peine à entrer dans son univers et son style manque quelquefois de clarté avec des changements abrupts (on passe d'un personnage à l'autre sans transition) ou d'un soupçon d'émotion ou de finesse ce qui faciliterait la captation du lecteur.

Toutefois, Le Melkine impose sa force narratrice progressivement et passer l'écueil des deux cents premières pages, les éclaircissements sur les raisons qui poussent quelques individus à lutter contre le conditionnement, la coercition culturelle, apparaissent plus tangibles, compréhensibles. L'écrivain, sous couvert d'une fiction, analyse les bouleversements sociétaux récents provoqués par un endoctrinement extrême, et les conséquences de la perte de toute objectivité. On se surprend à apprécier davantage le quotidien de ces élèves enlevés à leur famille et leur découverte « pédagogique » des mondes dans lesquels ils passent.

Évidemment, la philosophie du Melkine ne convient pas à certains et un gros méchant ternit les chances de réussite de la propagation d'une pensée universelle et respectueuse. Le vilain de l'histoire est une vilaine et il s'agit de la techno-prophète, un être d'une grâce physique irréprochable chirurgicalement modifiée, mais prête à tout pour imposer sa doctrine.

L'éditeur nantais, L'Atalante, a une capacité incroyable pour dénicher des écrivains méconnus mais pourvus d'un vrai talent d'écriture et si Le Melkine démarre doucement, son final donne envie de connaître hâtivement la suite de ce space opera philosophe et empreint d'une originalité manifeste.

"Les bons et les méchants. Si tout cela s'était déroulé sur l'agora, avec le peuple pour témoin, on aurait eu de grandes phrases ronflantes et démagogues. Sauf que ce fut le contraire. Il n'y avait rien à justifier, parce qu'il n'était pas question de justice, seulement de force."

La conclusion de

Le Melkine est une trilogie de space opera avec des envies philosophiques sur le respect des autres. Le roman démarre doucettement et se trouve ralenti par quelques chapitres fastidieux à lire. Toutefois, l'ensemble gagne en consistance et en intérêt progressivement pour piquer suffisamment la curiosité du lecteur lors des cent dernières pages, appelant à poursuivre l'aventure des jeunes héros, encore des adolescents, dans les deux prochains tomes de la série. L'espace, une vraie philosophie.

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers intéressant et original.
  • Une approche ambitieuse.
  • Une écriture solide.
  • Une montée en puissance de la dramaturgie.

Que faut-il oublier ?

  • Les 200 premières pages un peu molles.

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