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Critique de la Série Télé : Supernatural
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Critique de la Série Télé : Supernatural

Avis critique rédigé par André C. le jeudi 9 août 2012 à 1108

Les temps sont durs

Lorsque le renouvellement de Supernatural pour une saison 6 a été annoncé, certains grinçaient déjà des dents. Le créateur, Éric Krypke, avait déclaré auparavant que son plan pour la série était établi sur 5 saisons, celui-ci touchait à sa fin. Tout le monde s'attendait donc à un final qui allait offrir une conclusion définitive. Las, si il y a bien eu un dénouement au fil rouge développé depuis 5 ans, la dernière image suggérait une ouverture possible. De telle sorte que la saison suivante s'apparentait à une transition bancale puisque Sera Gamble, en prenant le relais de Krypke au poste de responsable, se retrouvait avec une mythologie trop lourde sur ses épaules.

Ainsi, la 7e saison montre une légère amélioration, les scénaristes se focalisent désormais sur de nouveaux éléments, telle que le combat entre les Winchester et les Leviathans, des créatures venus du Purgatoire. Cela leur permet de ne plus souffrir autant qu'avant de la lourde continuité avec le travail de Krypke : les références aux cinq premières années se font plus rares sans que cela ne soit gênant. 

Mais le revers de la médaille concerne le manque d'ampleur concernant le plan de ses créatures. Ceux-ci ont beau nous être décrits comme des menaces plus redoutables que les Anges ou les Démons, ils perdent toute crédibilité à l'écran en raison du cabotinage de leurs interprètes. Si Benito Martinez (alias Aceveda dans The Shield) s'en sort bien en faisant le minimum syndical, on ne peut pas en dire autant de ses acolytes ou même de son supérieur, incarné par James Patrick Stuart, figés dans des rictus se voulant démoniaques. C'est bien simple, ils se révèlent tous anti-charismatiques au possible, voire énervants. Rajoutez à cela l'utilisation d'effets spéciaux parfois limites quand ils dévoilent leurs pouvoirs et il est aisé de comprendre l'hésitation des scénaristes à les mettre en scène.

On peut mettre la faute sur la volonté de conserver le ton entre l'horreur et la cool attitude qui a, pourtant, fait le charme de la production depuis ses débuts. Or, depuis quelques temps, la veine humoristique a tendance à empiéter sur la tension du récit. Pour cette raison désormais, le combat que doit livrer les Winchester affiche un encéphalogramme plat. L'autre conséquence de cette tendance se retrouve dans la part de ce fil rouge sur la saison dans son ensemble. En effet, depuis deux ans, les épisodes dit « indépendants » ont commencé à gagner de plus en plus de terrain au détriment du story-arc censé approfondir l'univers de la série. Il en résulte que cette partie (Les Winchester contre les Léviathans) se retrouve avec la portion congrue de la commande annuelle des 23 épisodes. 

En même temps, nous pouvons remarquer que le plan global ces ennemis s'avère nettement moins ambitieux que leurs prédécesseurs. Celui-ci ne s'apparente à un mélange entre Body Snatchers (bon, avouons-le, c'est déjà le cas avec les précédents Démons et Anges) et de The Stuff de Larry Cohen. De cette manière, les quelques épisodes à leur sujet sont-ils nettement suffisants même si cela reste frustrant au regard de la menace qu'ils sont censés évoquer.

Ce n'est donc pas désagréable en soit, on remarque d'ailleurs que Supernatural perd ses faux-airs de série dérivée qui lui pend au nez depuis un ou deux ans. En effet, la saison passée, les événements importants de la mythologies se voyaient résumer à travers de brefs dialogues (par exemple, l'Ange Castiel débarquant pour leur donner leur mission), comme si ses mêmes événements avaient été vu autre part et qu'il ne fallait plus perdre de temps à les montrer. Le problème est qu'on aurait bien voulu voir ses fameuses scènes qui semblent primordiales puisqu'il est question des enjeux principaux : les combats qui ont lieu au Paradis, par exemple. Or, les événements en question ne sont visibles nulle part, Supernatural n'appartient à aucune franchise et n'a aucun spin-off, à part la version animée. Les comptes-rendus de Castiel n'ont ainsi que des faux-airs de scènes de jointure entre deux séries (le fameux « précédemment dans... ») sauf que, dans notre cas, l'une des deux n'existe pas. Dès lors, ce nouveau story-arc sur les Leviathans permet à Supernatural de reprendre son indépendance.

C'est aussi à ce moment-là que certains aspects de la production sont perceptibles. Depuis la 5e saison, notre série avec les Winchester manque de plus en plus de tonus avec cette prédisposition pour les tunnels de dialogue. Serait-ce les conséquences d'un budget de plus en plus revu à la baisse ? Cette 7e cuvée ne déroge pas à la tendance. C'est d'ailleurs pour cette raison que la psychologie du duo devient vite redondante. Alors que leurs disputes les rendaient attachants au début, il devient de plus en plus énervant de les voir se chamailler sur les mêmes sujets. 

Toutefois, tout n'est pas négatif dans le bilan de cette année. Il y a cette tentative pour faire table rase de la mythologie précédente et de repartir sur de nouvelles bases. De plus en plus de personnages récurrents sont mis de côté pour laisser la place à d'autres. Hélas, la greffe ne prend pas et l'absence de certains se fait cruellement ressentir. En particulier celle de Castiel qui met les scénaristes dans une impasse.

La conclusion de

De cette manière, l'équipe de scénaristes parvient à offrir une saison solide, mais qui manque cruellement d'ampleur. C'est bien simple, on se croirait revenu à la première saison, quand la mythologie se résumait à la recherche de leur père et que les 22 épisodes n'étaient en majeure partie composés que de « monster of the week ». Notre frustration s'explique alors à ce retour à cette routine alors que la série a su se révéler plus ambitieuse.

Que faut-il en retenir ?

  • Un effort pour lancer une nouvelle mythologie ;
  • Des évolutions intéressantes dans les personnages secondaires ;

Que faut-il oublier ?

  • Une psychologie redondante ;
  • Des nouveaux personnages qui ne parviennent pas à s'imposer ;
  • Un aspect horrifique de plus en plus en retrait.

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