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Critique de la Série Télé : The Walking Dead
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Critique de la Série Télé : The Walking Dead

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 27 juillet 2012 à 1038

Saison 2

Après une première saison mitigée, la seconde cuvée de la série zombiesque de AMC était particulièrement attendue au tournant. Pensez donc, une adaptation de bande dessinée à la thématique apocalyptique dirigée par un cinéaste hautement estimé : Frank Darabont, ici producteur, est le réalisateur de Les évadés et de La ligne verte. La situation avait de quoi nourrir les attentes les plus folles. La déception a été en demi-teinte au vu du résultat final, puisque certain n'ont pas manqué de souligner le manque de caractérisation des personnages, le défaut de dynamique dans l'écriture ou encore la difficulté de concilier la thématique globale avec les préoccupations individuelles des protagonistes. On aurait eu presque trop vite fait de juger ses six (seulement) premiers épisodes. Nonobstant les qualités flagrantes déjà atteintes par la production : mise en scène et photographie soignées, des maquillages dignes d'un film de Romero (la référence absolue en matière de zombie à l'écran) et une atmosphère convaincante. Comme si ses caractéristiques techniques allaient de soi.

À l'annonce du départ de Frank Darabont, les craintes se firent sentir sur le destin du show : sans cet homme avec un tel palmarès à son actif, les quelques qualités de la série n'allaient-elles pas s'en allaient avec lui ? Il convient cependant de ménager ses appréhensions, Darabont a quitté le navire à la moitié de la production, cette saison étant composée de 13 épisodes, au lieu de 6, il est intéressant de constater la rupture de ton entre ses deux parties. Non pas visuellement, mais dans l'écriture et la rythmique.

Et si l'absence du metteur en scène s'en ressent, ce n'est pas forcément pour de mauvaises raisons. Présent dans le processus de création lors de la première moitié, cette dernière est dans la même lignée que l'année précédente : découpage des plans, atmosphère, photographie, effet spéciaux... Tout ce qu'on attend d'un zombie-like. Or, le principal souci se pose maintenant dans la vision de ce que doit être une série télé. Le fil rouge qui tient l'ensemble manque d'ampleur pour inciter les téléspectateurs à suivre la série semaine après semaine : l'un des leurs a disparu, ils organisent les recherches. De ce fait, la narration s'articule sur cette gestion du temps : ils passent plus à réfléchir à l'organisation qu'à, littéralement, « partir à la recherche ». Ce qui nous vaut des palabres sans fin sur la « solution la plus judicieuse ».

De cette manière, on se rend très vite compte que le cœur de l'intrigue n'est juste qu'un prétexte pour nouer des liens avec des nouveaux personnages rencontrés dans une ferme. Il est plus que normal que les prises de décision de chacun soit donc limité : le groupe arrive dans un lieu déjà occupé, leur leader doit donc négocier avec les occupants. Ce qui est plus dommageable, c'est cette impression que les arc narratifs s'embourbent de plus en plus. Les histoires parallèles commencent à ne se résumer qu'au stade sentimental, reléguant le contexte de leur situation presque en arrière-plan.

Ainsi, il est peut-être plus judicieux de visionner cette première moitié d'une traite. Avec cette tendance à étirer l'enjeu plus que de raison, les rebondissements majeures se comptent sur les doigts d'une main. Arrivé au bout de trois épisodes, on a le sentiment de n'avoir vu que la moitié du film, ce qui peut-être frustrant lors d'un visionnage dit « en épisode » ou chaque segment est séparé par une pause d'une semaine.

Dès lors, arrivé au 8e, la focalisation se fait moins psychologique, puisque les personnages se définissent désormais par leurs actions. On pouvait déjà remarquer que la caractérisation s'était bonifiée d'une année sur l'autre. Dès le début, on ressentait des liens qui se nouaient de manière plus perceptibles, ce qui somme toute normale vu que l'année précédente nous montrait leur rencontre et qu'un laps de temps est suggéré entre les deux saisons (quelque semaines?). De cette manière, il est naturel qu'au bout, ne serait-ce de quelques jours dans un lieu confiné (on rappelle que le groupe ne doit pas se séparer), les protagonistes aient fait plus ample connaissance.

On en voit même certain dont le rôle frôlait la figuration, prendre une importance de plus en plus conséquent dans les prises de décision. Le groupe ne se résume plus à Rick Grimes qui prend le leadership, à cause de son statut de figure d'autorité (étant un agent de police avant le soulèvement des zombies), mais doit aussi compter avec les préoccupations de Glenn, considéré comme l'homme à tout faire, ou encore Dale, le confident avec sa mine de grand-père. Cet état de fait est surtout flagrant lorsque Rick organise une réunion pour décider de la suite des événements.

Dans cette seconde partie, on assiste donc à un basculement du nœud de l'intrigue. Le rythme s'accélère et les personnages s'affirment de plus en plus. Il y a même une véritable montée en puissance de la tension au sein du groupe jusqu'ici sous-jacente et qui connaît un point culminant lors du dernier épisode. Celui-ci ressemble à un vrai climax de film d'horreur étendu sur 40 minutes. Comme si, tout à coup, les scénaristes n'hésitaient plus à entrer dans le vif du sujet après avoir tourner autour du pot après une dizaine d'épisodes.

La conclusion de

Alors, l'ensemble de cette deuxième saison, en elle-même, est bien laborieuse, quelques personnages sont irritants et plusieurs clichés (comme les munitions qui semblent illimitées) ne nous sont pas épargnés. Mais la production parvient à conserver un niveau visuel qui la maintient au dessus du lot et les scénaristes semblent avoir compris le potentiel de la série.

Que faut-il en retenir ?

  • Des effets spéciaux et maquillages toujours impeccables ;
  • Une atmosphère post-apocalyptique convaincante ;
  • Une montée en puissance jouissive.

Que faut-il oublier ?

  • Certaines personnages sont énervants au possible ;
  • On retrouve toujours les sempiternelles clichés ;
  • Une tendance à tourner en rond agaçante.

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