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Critique du Film d'animation : Le Lorax
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Critique du Film d'animation : Le Lorax

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 12 avril 2012 à 1501

Pour les plus jeunes... pour les très jeunes...

Ecrivain/Illustrateur très populaire outre-atlantique, le Dr. Seuss est essentiellement connu pour ses nombreux écrits destinés aux enfants, ainsi que pour toutes les adaptations en ayant découlé, que ce soit au cinéma, à la télévision ou au théâtre. En France, il reste cependant plus confidentiel, le grand public n'en ayant souvent entendu parler qu'au travers des quelques adaptations cinématographiques qui sont arrivées chez nous, qu'il s'agisse du Grinch, du Chat Chapeauté ou de Horton, trois films n'ayant pas connu des carrières commerciales particulièrement fulgurantes. Le soucis vient du fait qu'en adaptant ce qui est à la base un écrit destiné aux plus petits, les studios ont chaque fois accouché de produits simplistes et moralisateurs qui ne savent s'adresser qu'à un public très jeune, et laissent de côté toute la partie adulte de l'audience, finalement peu concerné par les messages très moralisateurs que diffusent ces longs-métrages.

Le Lorax, dernière adaptation en date d'un écrit du Dr. Seuss, ne déroge pas à la règle et ne s'adresse qu'à un public de très jeunes enfants. Loin des scénarios à double-lecture auquel nous ont habitué les studios Pixar et (dans une moindre mesure) Dreamworks, Le Lorax est un film qui ne joue la carte "familial" que par le fait que son public cible est nécessairement accompagné d'un ou plusieurs adultes. Alors n'y allons pas par quatre chemin, à moins d'aborder ce long-métrage par l'intermédiaire de l'émerveillement de vos enfants (ce qui peut être une bonne raison d'aller voir ce film finalement), vous risquez de vous ennuyer ferme devant les aventures de Ted, du Lorax et de tous les habitants de la jolie forêt rose. Cela ne signifie pas que le film est totalement mauvais, non, simplement vous n'êtes pas dans le coeur de cible du Lorax pour apprécier sa morale à la fois simpliste et lourdingue.

En revanche, dès lors que vous n'avez pas encore passé la barre fatidique des douze ans, le film s'avère être un spectacle assez sympathique. Rien à voir avec la virtuosité de Pixar, certes, mais au final, Le Lorax est tout de même être un spectacle très regardable. Il faut dire que Chris Renaud a repris nombre d'ingrédients de son précédent film, notamment tout cet aspect "mignonnet" qui était caractérisé par les Minions dans Moi, Moche et Méchant, et qui ici prend la forme de gentils animaux anthropomorphiques (oursons, canards, poissons, etc.). Avouons le, la chose fonctionne du tonnerre sur les enfants, et parvient à amuser les adultes en dépit de gags faciles et sans grande originalité. Le Lorax est donc un long-métrage qui ressemble à une sucrerie : coloré, attrayant, sucré mais finalement quelque peu écoeurant dès lors que l'on en consomme un peu trop.

Il faut dire qu'entre les passages musicaux (pas trop mal fichus ceci dit, les compositions de John Powell étant assez réussies, même en VF), les personnages à peine esquissés, les situations convenues et la niaiserie générale du propos, le film s'avère finalement assez peu passionnant à suivre. La fidélité d'adaptation vis à vis du matériau d'origine empêche Le Lorax d'avoir une portée plus multi-générationnelle. On peut ainsi regretter que le long-métrage ne sache pas s'adresser à tous les publics tant la finalité de l'histoire racontée (passer un message écologique aux jeunes générations) est en soit une bonne idée ; dommage, donc, qu'en dehors de son coeur de cible, ce message peine à s'adresser à tous, échoue totalement sa mission de sensibilisation et se pose comme un simple divettisssement vite vu, vite oublié.

Niveau animation, les choses sont de plus loin d'être exceptionnelles. Faisant pale figure vis à vis de leurs concurrents directs (à l'instar de Moi, Moche et Méchant, du même studio), Le Lorax propose un univers coloré tellement artificiel que l'émotion peine à s'installer. Si le tout semble au départ justifié par l'histoire (qui se déroule dans une ville en plastique), les longs flashbacks mettent en exergue la faiblesse du procédé, incapable de créer un décor naturel un tant soit peu crédible. Difficile, donc, d'avoir de l'empathie pour les divers personnages tant ces derniers s'apparentent à des poupées dénuées d'âmes. Seuls les animaux de la forêts - les oursons pour être plus précis - se trouvent doté d'une palette correcte d'expression faciales (heureusement, d'ailleurs, étant donné qu'il s'agit de personnages presques muets), renforçant de fait l'aspect mignonnet du film.

A la réalisation, Chris Renaud ne parvient pas à réiterer la même qualité de travail que sur Moi, Moche et Méchant. Bien au contraire, Le Lorax, par son côté fainéant, s'avère être affreusement quelconque. Dénué de véritable personnalité, le film pourrait presque ressembler à un DTV quelconque s'il n'y avait pas derrière un budget que l'on devine confortable (sans être extraordinaire). Là encore, difficile de vibrer un tant soit peu, y compris dans la grande scène de course-poursuite finale qui, au vu du design des divers décors, aurait pu être bien plus passionnante. La somme de tout cela fait que, pour un public adulte, Le Lorax passe donc clairement à côté de ce qu'il aurait pu être, et c'est là où le bas blesse réellement, car on imagine aisément ce qu'aurait pu donner une telle histoire entre les mains d'un réalisateur plus inspiré et plus investi, entre les mains d'un Miyazaki par exemple...

La conclusion de

Pour peu que vous ayez moins de douze ans, Le Lorax est un film d'animation génial qui vous amusera tout en vous sensibilisant à quelques thématiques écologiques. Cependant, dès lors que vous avez plus de douze ans, vous êtes probablement déjà trop cynique pour apprécier ce long-métrage niais et moralisateur, relativement pauvre au niveau humour et s'appuyant sur une animation très moyenne. Pas franchement attractif pour les adultes, Le Lorax n'est donc à réserver qu'aux très jeunes, qui apprécieront sans aucun doute ce conte finalement assez mignon sur la forme.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film mignon, apte à plaire au très jeune public.

Que faut-il oublier ?

  • Niais, simpliste et moralisateur,
  • Mise en scène peu inspirée,
  • Animation moyenne.

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