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Trouble school >

Critique du Jeu de cartes : Trouble school

Avis critique rédigé par Amaury L. le mardi 3 avril 2012 à 10:56

Une école hantée par les problèmes...

L'internat, c'est cool ! Sauf qu'un fantôme sort des murs pour effrayer les jeunes filles qui circulent seules la nuit tombée. D'autres jouent aux petites sorcières pour attirer l'attention. Le moins que l'on puisse écrire sur cette école, c'est qu'elle créé beaucoup de problèmes aux étudiantes qui la fréquentent...

Pas de problème sur le matériel.

Trouble school contient soixante cartes joliment illustrées si on apprécie les dessins « style » manga. On retrouve trois couleurs où chaque carte est numérotée de 1 à 18, plus six « Big trouble » de 19 à 20. La boîte tient dans la main et s'accompagne d'une règle simple en anglais ou en japonais.

Cette école présente bien et la tentation d'entamer une partie est grande.

Pas de problème de règles, une école bien tenue.

Le but du jeu est de récolter le moins de points. A la fin de la partie, toutes les cartes récupérées sont classées par numéro. Chaque chiffre différent occasionne la perte d'un point. Par exemple, un joueur est en possession de vingt cartes, mais uniquement de huit numéros distincts, il perd huit points seulement.

Tous les participants piochent trois cartes et le premier joueur, choisi aléatoirement, pose une carte quelconque au centre de la table. Ensuite, le joueur suivant doit poser une carte de la même couleur, ou une carte Big trouble (fonctionne comme un joker), ou prendre toutes les cartes de la pile s'il ne peut ou ne veut pas jouer de cartes.

La partie s'arrête dès que la pioche est épuisée. Il existe quelques variantes (partie en 30 points, distribuer toutes les cartes...)

De gros problèmes dans la pratique.

Trouble school est un jeu de cartes très (trop ?) simple dont la parenté avec le Uno demeure incontestable. Mito Sazuki a personnalisé sa création en épurant à l'extrême les mécanismes de Trouble school (aucun effet provoqué par des cartes spéciales et la suppression de la possibilité de jouer le même chiffre comme dans le Uno). Il suffit de poser une carte de même couleur que celle dernièrement posée, cette accessibilité autorise la pratique de ce jeu de cartes auprès d'un très large public, même des enfants ne sachant pas lire peuvent participer sans aucun problème.

Trouble school se déroule sans anicroche et ne gêne personne grâce à l'absence de complexité. Les parties s’enchaînent facilement et chacun s'abandonne sans déplaisir. Toutefois, on remarque la prépondérance du hasard qui détermine le vainqueur, les perdants. Auprès de nombreux joueurs, Trouble school manque de diversité et de maîtrise. Une lassitude et un désintérêt légitimes s'emparent insidieusement des participants qui s'interrogent sur ce minimalisme mécanique. Même si la variante où toutes les cartes sont distribuées compense partiellement le contrôle inexistant sur le déroulement général, Trouble school souffre de sa trop grande simplicité ce qui provoque une sensation de linéarité désagréable. Cette carence empêche Trouble school de convaincre complètement et celui-ci ne soutient pas la comparaison avec des jeux comme Pig 10 (lire la critique ici) ou 1 2 truie (lire la critique ici). De la part de cet auteur talentueux auquel on doit des jeux de qualité (Magical school, Rainbow, Solar system), c'est une déception.

50

Trouble school s'adresse principalement à un public avec une connaissance ludique très limitée. Dans ce cadre, le jeu n'est pas inintéressant grâce à sa simplicité et la durée courte des parties. Par contre, avec des personnes plus exigeantes, le jeu s'effondre tant son minimalisme mécanique semble répétitif et totalement aléatoire. On ne contrôle pas grand chose et on se laisse guider par Dame Fortune pour éventuellement gagner. Mito Sazuki a sorti des jeux autrement plus pertinents que cette école à problèmes dont le niveau qualitatif et ludique semble d'une faiblesse lourdement handicapante.

Critique de publiée le 3 avril 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Simple et très rapide.
  • Jolies illustrations.
  • Pour tous.

Que faut-il oublier ?

  • Trop simple.
  • Très hasardeux.
  • Très linéaire.

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