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Critique du Roman : Les Nuits Vénéneuses
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Critique du Roman : Les Nuits Vénéneuses

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 19 mars 2012 à 2224

En route vers les Brolhs du Sud

"La route, spirale ascensionnelle de bitume, monte depuis des lieues et des lieues. Sitôt dissipées les dernières écharpes de brume s'enroulant dans la lumière des phares, vient la neige qui tombe en flocons épais. Tout autour, les montagnes sont des silhouettes grises dont on ne distingue jamais le sommet. Même ces silhouettes de géants décapités finissent par s'effacer dans la blancheur ou dans la noirceur: difficile à dire dans ce paysage sans contraste..."

Estrec a tout laissé dans l'En-Bas. Il est maintenant retranché dans une des ailes abandonnées du palais du roi Orbarin Oraprim. Il est...disons qu'il est éparpillé un peu partout dans sa geôle. Un oeil ici, un bras là, il s'est délité dans la matière minérale et Malgata se morfond de ne plus trouver une trace tangible de son ancien amant. Pour lui elle va pourtant devoir reprendre la route, ou plutôt le bateau avec un marin dont la peau du visage est parcourue par des tentacules-sangsues. Elle doit aller sur l'île d'Eschamat où des atrocités ont été commises par un monstre, une horreur increvable sortie tout droit des enfers. Pendant ce temps, une étrange troupe composée d'Ostre l'ourselet et chasseur, le Maître-féeur Quiebroch, ambassadeur des comtes d'Ando et le fraselé Mesvolu se dirige vers les Brolhs du sud à bord d'une des voitures les plus rapides du royaume. C'est ce qu'on dit mais rien n'est moins sûr. Sur le même chemin mais dans l'autre sens, Jobelet le poète fou vient de s'échapper d'une prison où il était enfermé depuis des lustres. Il vient aussi de retrouver la raison, ceci expliquant cela. Il risque de croiser le chemin de Grenotte et Gourgou, et certainement de Gamboisine, leur tutrice, s'il traverse Saillette. Mais seulement s'ils sont toujours là à ce moment-là...

Suite de Féerie pour les Ténèbres, Les Nuits Vénéneuses a été remanié pour la réédition aux éd. Le Belial', l'intégrale  volume 1. Précédé par la nouvelle chat écorché ne craint plus l'eau froide, le roman a également été renommé le sacre des orties. C'est l'occasion de lire de nouvelles aventures de Malgata, Mesvolu, de Grenotte et Gourgou.

Avec Féerie pour les Ténèbres, Jérôme Noirez s’est échauffé en manipulant le concept qui consiste à pervertir la fantasy. Dans Les Nuits Vénéneuses, c'est pire. Il pousse un peu plus loin l'idée. Et rien ne dit qu'il n'ira pas plus loin dans Le Carnaval des abîmes.
Impossible de classifier ce roman. L'auteur a tout fait pour éviter la chose. D'une certaine manière, ce roman est au carrefour de Terres perdues, Le Cycle des Princes d'Ambre, Les Scarifiés et Jabberwocky. Stephen King pour l'ambiance vraiment étrange de son cycle, Roger Zelazny pour les monstres rencontrés sur le chemin noir, China Miéville pour les Recréés et les marins, et les Monty Python pour l'humour parfois très subtil. C'est assez bizarre comme mélange mais caractérise assez bien cet univers déjanté.

Curieusement et alors que le livre en est pourtant bien doté, l'humour y est souvent supplanté par l'horreur. L'épisode se déroulant sur l'île d'Eschamat est assez révélateur de cette atmosphère où le rire côtoie la peur. Relativisons tout de même mais c'est peut-être dans ce livre que l'auteur commence à peaufiner sa conception de monstre, qu'il développera avec brio plus tard dans ses oeuvres (lisez Le Diapason des mots et des misères).
Le premier des monstres est d'ailleurs Estrec, ancien humain et nouvelle entité fruit de la fusion de la chair et de la terre, de la roche. Il y a aussi le fraselé Mesvolu, un être multimembré aux griffes acérées, un gritch moderne. Enfin, il y a les Brolhs où la nuit sortent  des poulets mutants, des bestes aussi idiotes qu'effrayantes.
Au passage, l'écrivain égratigne l'Eglise et son inquisition passée (Peut-être un autre monstre de son point de vue ?).

La conclusion de

Avec cette suite, Jérôme Noirez continue sa folle aventure dans ce monde hybride où les féeurs rencontrent assez peu amicalement les monstres. L'immersion est plus longue là où l'horreur est la plus insupportable.
On dépasse complètement le concept de fantasy disons... traditionnelle. A découvrir.

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