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Les gladiateurs de la mort >

Critique du Film (Direct to Vidéo) : Les gladiateurs de la mort

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 29 janvier 2012 à 13:03

Une série B stupide, mais divertissante...

Essentiellement connu pour avoir réalisé les effets visuels de quelques titres un poil honteux (Rollerball, La Ligue des gentlemen extraordinaires, les Transporteur), Jonah Loop est passé derrière la caméra en 2011 pour mettre en scène son premier long-métrage : Les gladiateurs de la mort. Petite production destinée au marché du DTV, le film s'est malgré tout démarqué de ses concurrents en parvenant à réunir un casting composé de visage connus, avec le prolifique Samuel L. Jackson en guise de tête d'affiche. Et si la manoeuvre promotionnelle habituelle consiste à faire tourner un acteur dans quelques scènes pour ensuite le vendre comme "comédien principal" (on pense au récent Braqueurs, où Bruce Willis, malgré une participation d'une dizaine de minutes, était vendu comme l'acteur principal du film), il apparaît pourtant que le comédien occupe véritablement l'un des deux rôles principaux.

Mais la présence de Samuel L. Jackson peut-elle réussir à elle seule à convaincre sur la qualité d'un film ? Sans hésitation, non, car si le comédien n'a plus rien à prouver quant à son talent, son charisme et sa capacité à porter un film sur ses épaules, ses choix de longs-métrages demontrent parfois d'une simple volonté de s'amuser. Et il ne faut que quelques minutes de visionnage des Gladiateurs de la mort pour confirmer cela lorsque, passé une introduction au combien poussive, nous assistons aux premières séquence mettant en scène son personnage de bad guy. Clairement, l'acteur est venu se faire plaisir, et, assez ouvertement, il nous ressert une prestation que l'on aura déjà vu de nombreuses fois. Les dix premières minutes du film font ainsi craindre le pire, entre un comédien principal à la limite du cabotinable et un manque de budget sautant aux yeux. Heureusement, par la suite, les choses vont légèrement s'améliorer.

En effet, Les gladiateurs de la mort s'avère être un DTV correct, parvenant à se démarquer de ses concurrent grâce à une véritable volonté de bien faire de la part son réalisateur. Ainsi, en dépit d'un budget que l'on devine aisément trop serré vis à vis du sujet traité, Jonah Loop livre un travail de mise en scène consciencieux : l'image est un minimum travaillée, le film est correctement rythmé, et, en dépit de très nombreux effets de style ringards (Matrix, c'était il y a treize ans, il est temps de passer à autre chose !), les nombreux combats sont mis en scène avec un certain punch. Ce DTV s'avère donc aussi honnête que divertissant, Jonah Loop sachant parfaitement s'adresser à son public cible (les Mâles adeptes de séries B bien burnées) en alternant entre baston, décapitations et comédiennes aussi mignonnes que peu vêtues.

Les comédiens, d'ailleurs, livrent tous des prestations correctes, loin de l'amateurisme que l'on peut trouver dans ce genre de productions DTV ; il faut bien avouer que Jonah Loop a su s'entourer d'acteurs connaissant un minimum leur travail, et capables de compenser les comportements caricaturaux de leurs personnages. Dans le rôle principal, Kellan Lutz, belle gueule découverte dans la saga Twilight sur laquelle on n'aurait pas misé une cacahuète, livre une prestation correcte et s'avère convaincant dans son rôle de gladiateur bas du plafond. Autour de lui, on retrouve nombre de visages connus : Daniel Dae Kim, James Remar, Derek Mears ou Nina Dobrev. Aucun ne livre la prestation de sa carrière, mais tous parviennent à rendre un minimum crédibles leur personnages. Quant à Samuel L. Jackson, en dépit de son cabotinage, il s'avère finalement assez amusant en grand méchant aussi veule que pleutre.

Evidemment, il ne faut pas chercher grand chose d'autre dans le film. Si vous souhaitiez un film qui ait la portée d'un Rollerball, d'un Prix du Danger ou d'un Battle Royale, vous risquez d'être sacrément déçus (ceci dit, reconnaissons quand même que Les Gladiateurs du Futur est plus réussi que le navrant remake de Rollerball, et pas beaucoup moins glorieux que le récent Ultimate Game) ! L'histoire s'appuie en effet sur tous les poncifs du genre sans pour autant se parer d'un discours un minimum pertinent. De fait, le scénario de Tony Giglio manque sérieusement d'enjeux dramatiques, la véritable mauvaise idée étant d'avoir clairement explicité le fait que le héros ne pourrait affronter son bourreau qu'au bout du dixième combat. Dès le début du film, on sait donc que les neuf autres affrontements ne seront que des fioritures qui, sans forcément être désagréables à regarder, n'apporteront rien (et finiront, de toute façon, par être rapidement évacués au bout d'un moment)..

Si Tony Giglio a tenté de relever son scénario en y ajoutant un twist final, l'effet tombe malheureusement à plat et n'obtient absolument pas les effets escomptés. Non pas que ce twist soit complètement stupide (bien qu'il puisse tout de même prêter à ricaner...), mais il n'apporte rien à l'histoire, ne remet rien en perspective, et, finalement, ne sert à rien du tout (sinon, peut être, sauver le héros) ; et s'il pouvait amener malgré tout quelques thématiques sympathiques (notamment sur la santé mentale de plus ne plus défaillante du personnage principal, ou sur la manière dont les internautes abordent ce spectacle qui leur est diffusé), celles-ci sont de toute façon balayée d'un revers de la main par un réalisateur qui n'en a clairement pas grand chose à faire. Les gladiateurs de la mort se termine donc comme il a commencé, de manière extrêmement banale et sans aucune subtilité.

40

Moins mauvais que ce que l'on pouvait craindre de prime abord, Arena : Les gladiateur de la mort s'avère finalement être un divertissement correct qui devrait réussir à contenter les amateurs de séries B bourrines. Au delà de cela, il faut tout de même se rendre compte que le film ne sort jamais de son statut de production direct-to-video, souffrant clairement d'un déficit en originalité (tant au niveau de l'histoire, convenue, qu'à celui de la réalisation, souvent ringarde) ainsi que d'une véritable carence en terme d'enjeux dramatiques.

Critique de publiée le 29 janvier 2012.

Que faut-il en retenir ?

  • Un film correctement rythmé,
  • Un casting sympathique,
  • Un faible budget bien exploité,
  • Une mise en scène consciencieuse.

Que faut-il oublier ?

  • Convenu et sans originalité,
  • Une histoire minimaliste,
  • Un scénario qui manque d'enjeux,
  • Un twist final sans aucun intérêt,
  • Beaucoup d'effets de style ringards.

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