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Critique du Roman : Utopiales 2011
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Critique du Roman : Utopiales 2011

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 14 novembre 2011 à 2140

Histoires parallèles

"La mer est calme ce soir. Qui a écrit ça? Probablement un quelconque rimailleur d'Oxbridge. J'ai dû lire ça des dizaines de fois, mais je n'ai retenu ni le titre ni l'auteur. Si vous voulez vraiment une solide éducation littéraire, arrangez-vous pour naître ailleurs qu'à Walton-on-the-Hill..."

C'est la troisième fois (quatrième si l'on comptabilise Appel d'air) que les éditions ActuSF rendent hommage au festival des Utopiales. Après Utopiales 2009, Utopiales 2010, voici donc ô surprise Utopiales 2011.
Ce recueil rassemble les nouvelles de James Morrow (Le radeau du Titanic), Roland C. Wagner (Le train de la réalité (fragment)), Norbert Merjagnan (L'invention du hasard), Tim Powers (Lignes parallèles), Eric Holstein (K**l me, I'm famous), Lucius Shepard (Salvador) et David Calvo (Pragmata). Une partition de nationalités et de style qui montre que l'on peut côtoyer une grande palette de talents sur le salon.
Avec sept nouvelles dont cinq inédites, on se rapproche doucement de l'anthologie proposée par les éd. Mnémos pour les Imaginales.

Commençons par ce qui fâche (relativement peu mais quand même). Comme on parle d'anthologie et du thème "Histoire" (celui du festival), on regrette en fermant la dernière page l'absence de ce fil conducteur. Même si cela laisse une grande liberté d'imagination autour de ce thème, on constate cependant qu'il n'y a que les deux premiers textes qui touchent de près ou de loin la thématique citée.
Cela n'altère en rien la qualité des textes mais l'ensemble manque un poil de cohérence. C'est dit, passons aux nouvelles.

En science-fiction, l'Histoire n'a de raison d'être que si elle a divergé dans notre passé (c'est grosso modo la définition de l'uchronie). Si James Morrow démarre son histoire avec une réécriture du naufrage du Titanic, Roland C. Wagner retourne sur les terres de Rêves de Gloire. L'intérêt du premier réside dans sa façon de construire une société utopiste et pacifiste alors que le reste du monde entre dans les sombres années de la guerre 1914-1918. L'auteur français revient quant à lui à Montrouge puis Alger avec un héros atypique, le batteur d'un groupe obscur destiné à traverser les évènements du roman. La nouvelle trouve son originalité dans la forme alors que le narrateur s'exprime dans un français approximatif.

La suite est donc plus hétérogène. Norbert Merjagnan explore une nouvelle parcelle de son futur où la technologie permet de jouer avec les lois de la nature. En l'occurrence ici, elle permet de changer de corps. Plus engagé que dans ses romans, l'auteur s'imprègne de notre présent pour dessiner un futur assez fou.
On ne dira jamais assez que Tim Powers est meilleur sur le format court. Son texte le prouve une nouvelle fois avec une jolie histoire de revenante. Eric Holstein et les vampires, c'est un duo qui marche. Après Petits arrangements avec l'éternité et enculés! (Nouvelle parue dans Bifrost n°60), il plante ici un cadre musical avec des créatures plus subtiles encore.

La nouvelle de Lucius Shepard est certainement la meilleure de l'anthologie. Il régalera ceux qui ont aimé La vie en temps de guerre, univers où il revient plus ou moins avec ce texte décrivant ce soldat futuriste nourri aux capsules de stéroïdes. Enfin, il a aussi fallu quelque chose à David Calvo pour écrire sa nouvelle, un nouveau délire littéraire sur la procrastination... et la fumette.

La conclusion de

Utopiales 2011 n'est pas vraiment une anthologie mais un recueil de nouvelles. Il rassemble quelques jolies perles des auteurs présents sur le festival.
C'est à n'en pas douter un beau souvenir pour celles et ceux qui ont pu rencontrer James Morrow, Roland C. Wagner, Norbert Merjagnan, Tim Powers, Eric Holstein, Lucius Shepard et David Calvo. Avec la dédicace, veinards !

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