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La Loi des mages - tome 1 >

Critique du Roman : La Loi des mages - tome 1

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 23 octobre 2011 à 19:57

Des mages dans la Taïga

"Monsieur le lieutenant-colonel daigna à réfléchir.
Une mouche imbécile, totalement hébétée par les premiers jours de l'automne nordique, se conduisant comme une pute bon marché, ivre de s'être cuitée sans bourse délier: elle s'envolait, se posait sur des papiers en tirant sur ses pattes, vrombissait d'une manière déchirante, rampait dans tous les sens en essayant de goûter aux dernières joies de sa courte vie de mouche..."


Drouts et Rachka viennent d'être libérés de prison. Accusés et jugés pour leurs activités de mages, ils ont purgé leurs peines et été envoyés dans un petit village pour réhabilitation. Ils ont le droit de ne plus exercer leur art qu'ils doivent avoir définitivement abandonné pendant les années passées à l'ombre. Toute récidive se solderait certainement par la mort. Mais Rashka la Dame de Carreau et Drouts le Valet de Pique attirent à eux les problèmes et ils vont devoir fournir de gros efforts pour ne pas retomber dans leurs soi disant travers. Leur rencontre avec leurs hôtes ne va pas leur faciliter la tâche. Bientôt, Drouts devient l'objet de convoitise d'un marchand peu scrupuleux et il n'a d'autre choix que de trouver un moyen de fuir...

Henri Lion Oldie est le pseudonyme de deux auteurs ukrainiens. Ils ont déjà écrit une quarantaine de romans et encore très peu ont été traduits en France. La Loi des mages (Маг в Законе) est le premier d'une trilogie et décrit une fantasy très atypique dans l'espace du genre dominé par les auteurs anglo-saxons Il est paru aux éd. Mnémos.

Difficile de donner un jugement définitif de ce roman qui n'est, en fin de compte, que le premier volet d'une trilogie. Il laisse perplexe à plus d'un titre, d'une originalité sans pareille.

Sur la forme, les amateurs de style en auront pour leur argent. Le texte se déroule selon un style qu'on pourrait qualifier (faute de mieux pour le décrire) de poésie en prose. Certes, il émane une froideur du style épuré, quasi clinique, dès les premières lignes, qui exprime une impression de distance face au texte. Cela se dissipe cependant à intervalles réguliers pour laisser le champ à de jolies envolées stylistiques, la plupart correspondant à des passages quasi oniriques. Passe-t-on d'un auteur à un autre ? En tout cas, le mélange fonctionne bien.
La narration peut également surprendre. La deuxième personne du singulier adoptée pour Rashka et Drouts, en opposition à la troisième personne pour les autres personnages pose un problème d'identification. On force implicitement le lecteur à s'identifier à Rashka ou à Drouts. Il n'y a pas de place pour les autres. C'est eux contre nous.

Sur le fond, et c'est la que le bât blesse, on a l'impression qu'il ne s'y passe pas grand chose. A part un évènement à la fin de chaque partie, il y a beaucoup de réflexions, de scènes introspectives, de considérations qui n'ont pour le lecteur aucun intérêt s'il n'a aucune connaissance ou accointance d'esprit avec les peuples de l'Europe de l'est. Ils semblent ici n'avoir aucune des préoccupations (centres d'intérêts ? Tournure d'esprit ?) communes à celles des occidentaux (donc nous). Difficile dès lors d'y trouver des repères et de s'identifier d'une quelconque manière (le choix est d'emblée restreint, en plus) aux héros. Les codes y sont aussi exotiques que ceux d'Asie ou d'Afrique, peut-être. Cet ouvrage exige donc des efforts de la part du lecteur, pour peu qu'il accepte les règles de cette littérature venue d'ailleurs.

Si l'on part de ce constat et que l'on accepte de se plonger dans un monde étranger, on y trouve de grandes sources de dépaysement et de découvertes. La suite peut réserver de grandes et bonnes surprises car l'aventure ne fait que commencer.

75

On pourra voir dans La Loi des mages un chef d'oeuvre de poésie, un formidable tableau parabolique d'une Russie bucolique et d'un peuple de Roms voyageant par monts et par vaux. On pourra également trouver que ce roman traîne en longueur et que les personnages et l'intrigue sont tellement éloignés de notre quotidien que l'histoire en devient nébuleuse et vaguement compréhensible. Il se situe peut-être à la croisée de ces deux chemins où chacun saura y trouver son intérêt. C'est à n'en pas douter un étrange objet littéraire, loin des productions habituelles qu'il faut découvrir pour lire autre chose et autrement.

Critique de publiée le 23 octobre 2011.

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