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Critique du Jeu de cartes : Infinite city
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Critique du Jeu de cartes : Infinite city

Avis critique rédigé par Amaury L. le lundi 11 juillet 2011 à 0900

La ville du Chaos.

Dans un futur où chaque parcelle de terrain s’achète des fortunes, un projet extraordinaire voit le jour, la construction d’une cité infinie sur une des dernières régions inoccupées de la planète. Tous les cabinets d’architectes convolent vers cet ultime défi avec la ferme intention de devenir le bâtisseur le plus estimé de cette mégalopole orientée vers les technologies de pointe. Serez-vous à la hauteur ?

Une infrastructure hautement attrayante.

Infinite city se présente à nos regards en offrant une illustration de couverture propice à l’évasion dans un univers urbain futuriste et tentaculaire. Cette qualité graphique se poursuit au travers de cent vingt tuiles Bâtiments cartonnées épaisses et parfaitement découpées. Le jeu offre vingt et un bâtiments différents comme le Temple, le Mausolée, l’Ambassade… Chaque édifice comporte un texte (de quelques mots) en anglais qui active un effet et impacte le déroulement de la partie. On termine par quatre vingt dix Pions en bois répartis en six couleurs et une règle en anglais. Cette beauté glacée, le soin apporté satisferont les épris de joli matériel.

Quelques tuiles du jeu (21 différentes).

Dans le futur, tout est simple…

Infinite city propose de contrôler cette ville en se constituant des réseaux prometteurs. Une connexion continue d’au moins trois bâtiments (tous adjacents par un côté, pas par un coin) rapporte autant de points que la chaîne comporte d’édifices. A son tour, un joueur choisit une tuile de sa main, la pose sur la table accolée à une déjà présente. On s’approprie la tuile en plaçant un pion de sa couleur. On applique l’effet inscrit sur la tuile immédiatement. Le jeu se déroule ainsi jusqu’à ce qu’une des conditions de fin de partie se présente, plus de pion dans la réserve d’un joueur (quinze au départ) ou cinq tuiles Power station jouées. On comptabilise les points avec ses zones sous contrôle (un point par tuile connectée), la valeur faciale de certains bâtiments, en obtenant la majorité des tuiles de couleur grise. L’architecte du futur avec le plus de points devient l’artisan majeur de Infinite city.

Les squares du futur...

Un Carcassonne futuriste…

Infinite city s’apparente au renommé Carcassonne, récompensé par le prestigieux Spiel des Jahres en 2001, sans en atteindre l’élégance et l’originalité. Axé sur des mécanismes épurés, (pose d’une tuile, application de son effet, pioche d’une nouvelle pour reconstituer sa main), le jeu tourne de manière satisfaisante si le nombre de participants n’excède pas quatre joueurs. Toutefois, on n’éprouve pas un grand frisson à sa pratique. En effet, Infinite city se complaît dans un chaos difficilement maîtrisable, le contrôle provenant des tuiles adéquates piochées (ou non) aléatoirement, les Power station qui protègent jusqu’à quatre tuiles des effets adverses, par exemple.

Ville en cours d'urbanisation intensive...

Dans l’absolu, Infinite city se rapproche aussi des jeux de cartes à collectionner avec la gestion des multiples pouvoirs présents sur les cartes (tuiles dans Infinite city) de son « deck ». Malheureusement, malgré des effets simples, l’anglais présent sur chaque tuile ralentit conséquemment le rythme d’une partie et le jeu sombre dans une médiocrité catastrophique dans ses plus hautes configurations (cinq ou six joueurs), avec une emprise exagérément importante d’une anarchie ludique. On subit fréquemment les effets des tuiles adverses sans sourciller et sans possibilité de se défendre, une froide indifférence s’installant alors chez la majorité des participants. Pourtant, le moteur mécanique principal n’est complètement grippé avec, si on dépasse le cap de quelques parties, une connaissance approfondie et une domestication améliorée des différents effets des tuiles. Alors, il devient presque envisageable de prévoir quelques coups en avance (par rapport aux tuiles tenues en main uniquement), et d’envisager un semblant de stratégie à très court terme, uniquement à moins de quatre joueurs.

Autres tuiles du jeu.

Infinite city s’appuie sur des éléments mécaniques élimés et ne délivre aucune subtilité rafraîchissante qui le distinguerait du flot ininterrompu de nouveaux jeux. Malheureusement, le ramage ne se rapporte pas à son plumage.

Attention, à ne pas tout dévaster...

La conclusion de

Infinite city bénéficie d’une thématique convenue mais d’un matériel d’excellente qualité visuelle et graphique. Avec la simplicité de ses mécanismes, un mélange épuré de Carcassonne (la connexion de tuiles) et de jeux de cartes à collectionner (les effets sur les tuiles), on pouvait espérer un jeu agréable. Il atteint partiellement son objectif dans les configurations entre deux et quatre participants, au-delà, il sombre dans un chaos catastrophique et repoussant. Pourtant, Infinite city ne retient l’attention des joueurs que le temps de quelques parties, en cause un déroulement difficilement contrôlable, un hasard important (pioche des tuiles), et la faiblesse de son renouvellement. Un intérêt limité !

Que faut-il en retenir ?

  • Agréable à 2 ou 3 joueurs.
  • Tuiles épaisses et joliment illustrées.
  • Mécanismes simples.

Que faut-il oublier ?

  • Texte en anglais présent sur toutes les cartes.
  • Très chaotique.
  • Catastrophique à 5 ou 6 joueurs (trop long et trop incontrôlable).
  • Intérêt vite épuisé.

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