75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°6 : Vador nous consulte sans Adblock alors pourquoi pas vous ?
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Kemomimi panic >

Critique du Jeu de cartes : Kemomimi panic

Avis critique rédigé par Amaury L. le lundi 27 juin 2011 à 00:07

Les loups-garous se mettent à poil…

Depuis quelques années, les jolies femmes mutent et arborent des appendices animaliers surprenants comme des oreilles de lapin, des queues de léopard et autres bizarreries génétiques. Sujettes quotidiennement aux moqueries des hommes et des femmes « normaux », elles se sont réfugiées dans une ville surnommée « Beast Town », une tentative de construire une vie autrement que sous les quolibets. Malheureusement, il faut de l’or et des voleurs leur dérobent impunément à chaque nouvelle lune une partie de leur trésor. Mais qui ose agir ainsi ? A vous de le découvrir…

La boîte de jeu.

Panique chez les fortes poitrines !

Kemomimi Panic marque son appartenance à l’éditeur japonais, Arclight games, spécialisé dans la féminisation charmeuse des illustrations agrémentant ses produits. On retrouve cette caractéristique controversée qui déclenche des réactions partagées chez les joueurs. Toutefois, seuls quelques dessins sont légèrement provocants et l’ensemble demeure assez sage. Le jeu comporte uniquement des cartes. Vingt huit personnages de la ville de « Beast town » sont représentés et possèdent un pouvoir applicable une fois par partie. Sinon, les cartes Rôle se décomposent en neuf civils, une informatrice et deux voleuses. Tout est en japonais mais l’éditeur livre sur son site des règles en anglais et une traduction des effets des cartes (cliquez ici).

La matériel de Beast Town.

Pas de panique dans les règles !

Une ou deux voleuses (à huit joueurs) se sont glissées dans la population de « Beast Town ». Les civiles se doivent de la (les) démasquer et les escamoteuses de détrousser toutes les potentielles victimes. Après la distribution secrète des rôles, le jeu alterne une phase Jour où l’on débat des hypothèses avancées par chaque participant et une Phase Nuit (pleine lune ou croissant de lune) avec un vol de bijoux (chaque joueur en possède un en début de partie). Pendant la journée, tout le monde participe aux échanges, puis le leader (change en début de journée dans le sens horaire) porte une accusation contre une personne. On vote à main levée. Si une majorité se dégage (pas d’égalité), le suspect perd son bijou ou s’il ne l’a plus est éliminé de la partie. Sinon, il est proclamé innocent (égalité dans les voix ou moins).

La nuit, tous les joueurs ferment les yeux et la voleuse entre en action en dérobant (par le biais d’une carte Cible) le bijou d’un joueur ou l’élimine si déjà perdu ou volé.

La partie se termine quand le (les) voleuses ont été démasquées, les civiles gagnent OU lorsqu’il ne reste plus que deux personnes « vivantes ». Si une voleuse est présente, elle remporte le jeu.

Que voulez-vous, j'ai une queue...

Une panique très « mimi »…

Kemomimi panic est un jeu qui s’inspire du classique Les loups garous de Thiercelieux, un hit en terme de vente depuis de nombreuses années. Donc, on incarne un personnage avec un rôle à tenir et un objectif à atteindre selon ce dernier. En cela, Kemomimi panic garde une base classique.

Contrairement aux Loups garous de Thiecelieux, nul besoin d’avoir en ses rangs une personne qui endosse le rôle du maître de jeu ou du conteur. Les règles autorisent de cumuler aisément les deux « fonctions », celle de joueur et de meneur. Le désavantage constaté demeure l’univers proposé par l’auteur, des femmes avec des attributs d’animaux qui se font spoliées leurs bijoux par des « méchantes » voleuses. Même avec une expérience de « rôliste » (joueur de jeu de rôle), parvenir à immerger ses comparses dans le monde de « Beast Town » requiert une imagination et un bagout fertiles tandis qu’improviser et broder une trame scénaristique en prenant comme amorce un village attaqué par des loups garous affamés ne constitue pas un obstacle compliqué.

Qui veut apprendre ?

Le « roleplay » pourtant se déclenche facilement grâce à quelques astuces subtiles concoctées par Masayuki Kudou (auteur de Tanto cuore) avec l’obligation dès le début de la partie qu’un participant révèle partiellement son identité secrète au Détective Shamlock, incarné par un joueur. Le premier débat s’entame sur l’information recueillie par ce dernier qui selon ses desseins ajustera ses révélations. Il existe aussi les cartes Personnages qui possèdent un pouvoir souvent applicable une seule fois, elles favorisent intelligemment les discussions, les argumentations, les défenses et les suspicions (pourquoi a-t-il agi aussi rapidement, pourquoi défend-il son camarade…). Kemomimi panic entraîne la bonne humeur et les rires mais à aucun moment des références directes à l’univers proposé n’interviennent. Dommage.

Malgré un système d’élimination typique dans cette famille ludique, on ne ressent pas réellement de frustration grâce à des parties dynamiques et expédiées en une vingtaine de minutes. De plus, chaque participant bénéficie d’une « vie » (le bijou) bonus avant d’être définitivement écarté du jeu, ce qui lui garantit une présence active sur quasiment la totalité de l’enquête. Tournant étonnamment dès quatre joueurs, Kemomimi panic s’avère une agréable surprise même si des jeux comme The resistance (lire cette critique ou celle-ci) ou Escape from the aliens in outer space (lire la critique) semblent supérieurs  ludiquement. Vous reprendrez bien une petite oreille de caribou ?

70

Kemomimi panic est un cousin assez proche des Loups garous de Thiercelieux. L’univers offert ne transcende pas les enquêteurs aux longues oreilles qui participeront. Toutefois, l’ensemble fonctionne agréablement et déclenche les conciliabules et les débats facilement. Il ne se démarque pas franchement de ses concurrents mais reste une alternative intéressante même si on reste en terrain connu. Par contre, dès quatre joueurs, Kemomimi panic offre de jolis moments de partage et de communication autour d’une table. Pas de panique, y’a pas de loups garous dans la boîte !

Critique de publiée le 27 juin 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Les discussions s'enclenchent facilement.
  • Se joue bien dès quatre joueurs.
  • Parties rapides.
  • Élimination pas frustrante

Que faut-il oublier ?

  • Limité à 8 joueurs.
  • L'univers pas très intéressant.
  • Reste assez classique.

Acheter Kemomimi panic en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Kemomimi panic sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Suis nous sur facebook !