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Critique du Roman : Rouge gueule de bois
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Critique du Roman : Rouge gueule de bois

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 15 mai 2011 à 1813

Le road movie en folie

"Il s'éveilla d'un rêve d'échecs, de mitraille et de désolation. Un temps il s'espéra ailleurs, loin du blanc exaspérant du plafond de sa chambre à coucher. Puis il entendit, depuis le bureau, le crépitement de l'IBM, et sut qu'il était malade..."

1965. Une journée comme une autre. Depuis quelques temps, Fredric Brown se lève avec la gueule de bois. Trop d'alcool. Et puis l'inspiration l'a fuit. Il n'est plus que l'ombre de l'écrivain qu'il était.
Sa rencontre avec Roger Vadim va changer son existence à jamais. De ce premier contact naît une envie, un plan machiavélique, la certitude d'un crime parfait, qui pousse Fredric à partir pour le Nouveau Mexique. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévues et il doit à partir de cet instant improviser pour remettre l'histoire dans les rails de son scénario au départ millimétré...

Léo Henry est d'abord nouvelliste et scénariste de BD. Ses premières parutions sont des recueils de nouvelles et Rouge gueule de bois est son premier roman, publié aux éd. La Volte. Et le sujet a de quoi attiser la curiosité. C'est l'histoire d'un road movie à la Thelma et Louise dont les personnages principaux sont l'auteur de science fiction Fredric Brown et le réalisateur Roger Vadim.

Si les deux personnalités – en prenant soin d’être exact dans les biographies - sont au centre du roman, le sujet autour duquel tourne l'histoire est bel et bien la boisson. Fortement alcoolisée, de préférence. On trouvera à cette occasion de nombreux liquides pour égailler des soirées, notamment dans l'index en fin de livre (où se trouvent aussi un nombre impressionnant de références, au numéro de page près, plus tout un tas d'informations dans 80 pages d'annexe, au bas mot).

C'est dans l'esprit de ce qu'a écrit l'auteur américain lui-même (L'univers en folie) qu'est construite cette histoire, mais on peut y lire d'autres influences. On peut inévitablement y voir aussi le nonsense de Douglas Adams, les répliques et les situations absurdes dans lesquelles se retrouve le couple d'alcooliques non anonymes.
Le style "visuel" de Léo Henry relève d'autres références, cinématographiques. En tête de celles-ci, c'est Quentin Tarantino qui vient d'abord à l'esprit (Kill Bill entre autres). Puis c'est Robert Rodriguez (Une Nuit en Enfer et le récent Machete) dans le genre déjanté et deuxième degré.
Cependant, le dénouement en forme de scénario typique de L'Histoire sans fin déçoit un peu. Comme si l'écrivain français ne savait plus comment finir l'escapade de l'auteur auquel il rend hommage.

La conclusion de

Et si Barbarella, Fredric Brown, Roger Vadim et Luz se rencontraient ?
Rouge gueule de bois est le roman qui rend possible cette réunion contre nature dans un road movie éthylique complètement barré. Un bon moment de lecture et un hommage appuyé à l'auteur de Martiens, go home!.

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