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Critique du Film : Scream 4
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Critique du Film : Scream 4

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 18 avril 2011 à 1625

Première règle du remake : on ne déconne pas avec l'original...

Si, à sa sortie, Scream avait été considéré comme apportant un renouveau au cinéma d'horreur, il apparaît aujourd'hui, avec le recul, qu'il n'a finalement fait que donner naissance à une sorte d'âge des ténèbres cinématographique pour ce genre de films. En effet, nonobstant la trilogie en elle-même - et encore ! - Scream n'a finalement fait qu'ouvrir la voie à des productions de très médiocres qualités qui surfaient de manière plus qu'opportunistes sur une formule gagnante peu ou prou identique ; on peut d'ailleurs aujourd'hui affirmer qu'aucun de ces "Scream-like" ne fut vraiment bon, le résultat allant du très passable (Urban Legend) au franchement risible (Mortelle Saint-Valentin), en passant par tout ou partie des combinaisons possibles entre ces deux états. Et, presque logiquement, cet effet de mode disparut presque aussi vite qu'il était apparu, dépassé par les succès de remakes (initiés dès 2004 et Massacre à la Tronçonneuse) et des films de tortures (avec l'arrivée, la même année, de Saw).

Le retour de Scream, onze ans après le troisième opus, fait donc figure d'OVNI au regard des productions actuelles. Autrefois tête de file des productions horrifiques, la saga est aujourd'hui devenue celle des has-been, de ces stars en herbe qui n'ont jamais réussi à concrétiser ces coups d'essai pour s'imposer au delà de leurs personnages respectifs. Depuis quand n'avions-nous pas vu Neve Campbell, Courteney Cox ou David Arquette sur grand écran ? Et Kevin Williamson, scénariste qui pouvait autrefois vendre un script sur son seul nom, qu'a t-il fait au cinéma depuis l'atroce Cursed ? Quand à Wes Craven - même si, dans son cas, on ne peut bien sur pas parler de star en herbe - il n'a plus rien fait de vraiment convaincant depuis ce premier Scream, se compromettant dans des productions plus ou moins malheureuses. Ainsi, avec Scream 4, ce sont les stars d'il y a dix ans qui reviennent faire leurs come-back et se frotter aux productions actuelles, désormais nettement moins mainstream.

Et, assez étrangement, il faut bien reconnaître que ça fait plaisir de revoir dans une salle obscure ces icones que sont Ghostface, Syd, Gail et Dewey ; quelque part, on a presque l'impression d'aller à une réunion d'amis qui s'étaient perdus de vue, de retrouver d'anciennes connaissances avec qui l'on souhaite partager de nouvelles choses. Ainsi, bien qu'issu d'une démarche indéniablement opportuniste, on prend un certain plaisir à retourner au cinéma voir Scream 4, et ce d'autant plus que le troisième opus (initialement censé être le dernier) nous avait quand même laissé très déçus. Fonctionnant à plein régime sur un certain effet "nostalgie", ce nouveau volet ne risquait finalement que de provoquer de la déception, voire de la frustration. Et pourtant, la surprise est d'autant meilleure que loin d'être si anecdotique, Scream 4 s'avère d'une part être le meilleur opus depuis le premier, et d'autre part parvient à trouver une place logique et cohérente dans les films et la filmographie de Wes Craven.

Et avouons que cela fait bien plaisir de retrouver ce réalisateur en bonne forme après les désastres artistiques que furent ces derniers films (notamment My Soul To Take, qui semblait sonner le glas de sa carrière). Une nouvelle fois, il joue encore avec cette mise en abime cinématographique qui caractérise la saga Scream, mais qui avait également été amorcé avec Freddy sort de la nuit. Par ces procédés très ludiques, Craven fait passer aux spectateurs sa vision du cinéma d'horreur, et l'amène à jouer avec les codes d'un genre où il fut, et où il est toujours, un artisan reconnu et respecté. Si Scream 1 était la mise en abime du Craven réalisateur, Scream 4 est celle du Craven producteur, opportuniste et malin (n'oublions pas qu'il est derrière les remakes de beaucoup de ses propres films). Scream 4 est ainsi un suite, mais aussi un remake, une parodie, mais également un thriller, et saute, au gré des diverses scènes, d'un genre à l'autre et d'une thématique à l'autre.

On retrouve donc dans ce quatrième volet ce qui a fait la force du premier, cet espèce de manière de jouer avec les références du genre pour permettre aux afficionados d'y retrouver tout ce qui peut leur plaire dans ce genre de cinéma, tout en amenant le grand public à découvrir des codes qui leur étaient jusque là inconnus. Ainsi, si Scream jouait sur les codes du slasher, et Scream 2 sur ceux de la suite, Scream 4 s'attaque au remake et au renouvellement qu'aura connu le genre en dix ans. Cette nouvelle optique, Kevin Williamson l'a orchestré d'une manière très astucieuse : en proposant une confrontation entre la génération Scream (Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette) et la génération Saw (Hayden Panettiere, Emma Roberts, Rory Culkin), tout en mettant, bien entendu, le public au centre du processus, reprenant ainsi ce qui avait si bien fonctionné dans le premier film. Scream 4, ou la recette idéale, en somme, pour manger à tous les rateliers et se garantir un succès public.

Cet état d'esprit qui gouverne le projet aurait vite pu être insupportable si, derrière la caméra, Wes Craven n'avait pas livré un travail très abouti. En poussant son sujet jusqu'au bout, il transforme son film en une espèce d'attraction horrifique, mettant en exergue ce côté désuet pour poser un regard assez cynique sur le cinéma d'horreur actuel (ce que faisait déjà le premier Scream d'ailleurs). A l'image de la séquence prégénérique, Scream 4 est au final une mise en abime d'une mise en abime d'une mise en abime, un gros bonbon acidulé en soi, qui se permet de taper sur les productions actuelles (les Saw notamment, en prennent plein la gueule) tout en évitant de poser un regard qui serait trop consensuel sur le cinéma d'horreur d'avant. Scream 4 est ainsi un film riche, bourré d'idées, certes parfois bancales, mais souvent vraiment intéressantes, un peu comme si la saga réussissait à devenir le miroir des travers du cinéma d'horreur. Quelque part, d'ailleurs, c'est en cela qu'il est le plus réussi.

Parce qu'il faut tout de même bien reconnaître que le film n'est pas dénué de défauts, au premier rang desquels on pourra pointer cette absence d'originalité dans la structure du scénario. Sur la forme, Scream 4 fonctionne comme n'importe lequel de ses prédecesseurs : un tueur masqué, des suspects potentiels, trouverez vous le(s) coupable(s) avant que le film vous le(s) révèle(nt). Ceci dit, là où Scream premier du nom reposait sur un twist final à l'époque original, la formule est aujourd'hui devenue moisie, et il ne faut pas faire fonctionner longtemps sa matière grise pour découvrir l'identité du (des) meurtrier(s). Pourtant, ici aussi, Scream 4 réussi à tirer son épingle du jeu en proposant un final intéressant, qui ne repose non plus sur une révélation d'identité - même si cet aspect ludique est présent - mais sur les motivations qui pousse le(s) tueur(s) à agir. Si Scream était intéressant par l'absence de motivation des tueurs, le quatrième volet s'appuie lui sur un mobile consistant et interessant.

Dans le même ordre d'idées, si les aspects réflexifs et parodiques du film ont très visiblement inspiré Wes Craven, celui-ci en a pourtant oublié de réaliser ce qui sert de socle à son long-métrage : un film d'horreur. Ainsi, entre ces passages dans lequels le film joue avec lui-même, avec le genre et avec le spectateur, Scream 4 s'avère être un thriller à peine moyen - souvent poussif d'ailleurs - qui n'hésite pas à réutiliser de vieilles recettes périmées. En fait, Scream 4 pet s'apparenter à un tour de montagnes russes, avec, entre deux sommets, des passages terriblement creux, parfois à la limite de l'inintéressant. Même constat au niveau des meurtres ; si la saga n'a jamais véritablement brillé par ses séquences d'assassinat (dommage pour un slasher), Scream 4 s'impose à ce niveau comme le plus pauvre de la série, alors même, paradoxalement, qu'il est clairement le plus gore de tous (aspect d'ailleurs justifié par cette montée en violence du film d'horreur au cinéma).

Et puis, à l'écran, avouons que les acteurs peinent à s'imposer. Si le trio Campbell/Cox/Arquette fonctionne à peu près bien (on les aura quand même connu nettement plus inspiré il y a dix ans), les jeunes acteurs sont presque tous fades et insipides (Emma Roberts, Rory Culkin), lorsqu'ils ne sont pas agaçants (Nico Tortorella). Dans le lot, seule Hayden Panettiere réussit vraiment à sortir du lot pour imposer un personnage pas nettement plus intéressant, mais auquel on parvient tout de même à s'attacher. A côté d'eux, les divers cameos qui apparaissent dans le film s'éclatent très visiblement (Kristen Bell et Anna Paquin sont hilarantes), ce qui pose définitivement le film dans cette atmosphère parodique. Parce qu'au final, Scream 4 est vraiment une comédie, fonctionnant à plein régime sur l'aspect référentiel, et s'appuyant sur des répliques qui, régulièrement, ont du potentiel pour devenir culte avec les années.

sortie, Scream avait été considéré apportant un renouveau au cinéma d'horreur, il apparaît aujourd'hui, avec le recul, qu'il n'a finalement fait que donner naissance à une sorte d'âge des ténèbres cinématographique pour ce genre de films. En effet, nonobstant la trilogie en elle-même - et encore ! - Scream n'a finalement fait qu'ouvrir la voie à des productions de très médiocres qualités qui surfaient de manière plus qu'opportunistes sur une formule gagnante peu ou prou identique ; on peut d'ailleurs aujourd'hui affirmer qu'aucun de ces "Scream-like" ne fut vraiment bon, le résultat allant du très passable (Urban Legend) au franchement risible (Mortelle Saint-Valentin), en passant par tout ou partie des combinaisons possibles entre ces deux états. Et, presque logiquement, cet effet de mode disparut presque aussi vite qu'il était apparu, dépassé par les succès de remakes (initiés dès 2004 et Massacre à la Tronçonneuse) et des films de tortures (avec l'arrivée, la même année, de Saw).

Le retour de Scream, onze ans après le troisième opus, fait donc figure d'OVNI au regard des productions actuelles. Autrefois tête de poupe des productions horrifiques, la saga est aujourd'hui devenue celle des has-been, de ces stars en herbe qui n'ont jamais réussi à concrétiser ces coups d'essai pour s'imposer au delà de leurs personnages respectifs. Depuis quand n'avions-nous pas vu Neve Campbell, Courteney Cox ou David Arquette sur grand écran ? Et Kevin Williamson, scénariste qui pouvait autrefois vendre un script sur son seul nom, qu'a t-il fait au cinéma depuis l'atroce Cursed ? Quand à Wes Craven - même si, dans son cas, on ne peut bien sur pas parler de star en herbe - il n'a plus rien fait de vraiment convaincant depuis ce premier Scream, se compromettant dans des productions plus ou moins malheureuses. Ainsi, avec Scream 4, ce sont les stars d'il y a dix ans qui reviennent faire leurs come-back et se frotter aux productions actuelles, désormais nettement moins mainstream.

Et, assez étrangement, il faut bien reconnaître que ça fait plaisir de  revoir dans une salle obscure ces icones que sont Ghostface, Syd, Gail  et Dewey ; quelque part, on a presque l'impression d'aller à une réunion  d'amis qui s'étaient perdus de vue, de retrouver d'anciennes  connaissances avec qui l'on souhaite partager de nouvelles choses.  Ainsi, bien qu'issu d'une démarche indéniablement opportuniste, on prend  un certain plaisir à retourner au cinéma voir Scream 4, et ce d'autant plus que le troisième opus (initialement censé être le dernier) nous avait quand même laissé très déçu.  Fonctionnant à plein régime sur un certain effet "nostalgie", ce  nouveau volet ne risquait finalement que de provoquer de la déception,  voire de la frustration. Et pourtant, la surprise est d'autant meilleure  que loin d'être si anecdotique, Scream 4 s'avère d'une part être le meilleur opus depuis le premier, et d'autre part trouver une place logique et cohérente dans les films et la filmographie de Wes Craven.



Et avouons que cela fait bien plaisir de retrouver ce réalisateur en grande forme après les désastres artistiques que furent ces derniers films (notamment My Soul To Take, qui semblait sonner le glas de sa carrière). Une nouvelle fois, il joue encore avec cette mise en abime cinématographique qui caractérise la saga Scream, mais qui avait également été amorcé avec Freddy sort de la nuit. Par ces procédés très ludiques, Craven fait passer aux spectateurs sa vision du cinéma d'horreur, et l'amène à jouer avec les codes d'un genre où il fut, et où il est toujours, un artisan reconnu et respecté. Si Scream 1 était la mise en abime du Craven réalisateur, Scream 4 est celle du Craven producteur, opportuniste et malin (n'oublions pas qu'il est derrière les remakes de beaucoup de ses propres films). Scream 4 est ainsi un suite, mais aussi un remake, une parodie, mais également un thriller, et saute, au gré des diverses scènes, d'un genre à l'autre et d'une thématique à l'autre.

On retrouve ainsi dans ce quatrième volet ce qui a fait la force du premier, cet espère de manière de jouer avec les codes du genre pour permettre aux afficionados d'y retrouver tout ce qui peut leur plaire dans ce genre de cinéma, tout en amenant le grand public à découvrir des codes qui leur étaient jusque là inconnus. Ainsi, si Scream jouait sur les codes du slasher, et Scream 2 sur ceux de la suite, Scream 4 s'attaque au remake et au renouvellement qu'aura connu le genre en dix ans. Cette confrontation, Kevin Williamson l'a orchestré d'une manière très astucieuse : en proposant une confrontation entre la génération Scream (Neve Campbell, Courteney Cox, David Arquette) et la génération Saw (Hayden Panettiere, Emma Roberts, Kerian Culkin), tout en mettant, bien entendu, le public au centre du processus, reprenant ainsi ce qui avait si bien fonctionné dans le premier film. Scream 4, où la recette idéale, en somme, pour manger à tous les rateliers et se garantir un succès public.

Cet état d'esprit qui gouverne le projet aurait vite pu être insupportable si, derrière la caméra, Wes Craven n'avait pas livré un travail très abouti. En poussant son sujet jusqu'au bout, il transforme son film en une espèce d'attraction horrifique, mettant en exergue ce côté désuet pour poser un regard assez cynique sur le cinéma d'horreur actuel (ce que faisait dé&jà le premier Scream d'ailleurs). A l'image de la séquence prégénérique, Scream 4 est au final une mise en abime d'une mise en abime d'une mise en abime, un gros bonbon acidulé en soi, qui se permet de taper sur les productions actuelles (les Saw notamment, en prennent plein la gueule) tout en évitant de poser un regard qui serait trop consensuel sur le cinéma d'horreur d'avant. Scream 4 est ainsi un film riche, bourré d'idées, certes parfois ancales, mais souvent vraiment intéressantes, un peu comme si la saga réussissait à devenir le miroir des travers du cinéma d'horreur. Quelque part, d'ailleurs, c'est en cela qu'il est le plus réussi.



 

La conclusion de

Au final, bien qu'ouvertement issu d'une démarche opportuniste, Scream 4 se trouve être une suite de qualité, et s'impose d'ailleurs comme le meilleur opus de la saga depuis le premier film. Plus réussi sur le fond que sur la forme, ce quatrième opus permet à Wes Craven de poser son regard de vétéran sur les nouvelles vagues du cinéma d'horreur, renforçant de fait l'aspect cynique et parodique de la saga au détriment de son potentiel horrifique. Scream 4 n'a donc plus grand chose d'un film d'horreur (en dépit de quelques effets gores), mais se pose comme un film intelligent, propre à questionner le public - et notamment le fan - sur ce qu'est devenu le film d'horreur. Finalement, si l'on met de côté le troisième volet, ce quatrième film clot de manière logique et ingénieuse une saga qui, mine de rien, est juste devenue "un classique du genre".

Que faut-il en retenir ?

  • Une suite cohérente, qui possède sa raison d'être,
  • Une mise en scène inspirée,
  • De très bonnes idées scénaristiques,
  • Un traitement plutôt fun,
  • Un final bien trouvé,
  • L'impression de retrouver d'anciens potes.

Que faut-il oublier ?

  • Plus du tout original,
  • Aspect thriller raté,
  • Côté horreur assez pauvre,
  • De jeunes acteurs peu charismatiques.

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