75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Jeu de société : L'aventure c'est dur
L'aventure c'est dur >

Critique du Jeu de société : L'aventure c'est dur

Avis critique rédigé par Amaury L. le lundi 18 avril 2011 à 0040

Allez au boulot, y’a un dragon à buter !

Sacredieu, encore vingt bornes à s’taper pour sortir de cette ****** d’forêt ! Qu’est-ce qui veut ce gob’ de pacotille avec sa machette ? Me dépouiller, mais y rigole le nabot, j’vais t’y foutre un coup de gourdin sur le coin du museau, y va comprendre sa douleur… Bon, maintenant passons aux choses sérieuses, ou qu’y s’cache ce satané dragon ?

Il court, il court l'aventurier...

Une boîte qui ne cartonne pas…

Le conditionnement proposé par l’éditeur Le joueur n’est pas ultime. En effet, une fois les cartes enlevées de la cellophane, on a bien du mal à faire rentrer l’ensemble dans le boîtage souple en un seul tenant. Les premières manipulations des cartes laissent dubitatif en raison de leur texture particulière. D’ailleurs, lors des premières parties, les cartes ne glissent pas très bien. Ce défaut s’estompe heureusement après quelques utilisations. En dehors des règles du jeu en six langues dont le français, L’aventure c’est dur ! contient uniquement cent dix cartes divisées en monstres, terrain, évènement, attaque et le terrible dragon à vaincre. La qualité des illustrations reste variable avec quelques-unes réussies et beaucoup simplement quelconques, en distillant toutefois une touche humoristique agréable.

Le matériel du petit aventurier qui va terrasser le méchant dragon...

Des règles que même un troll capte sans problème.

Il faudra parcourir au moins cent bornes afin de rejoindre la tanière du dragon à occire et lui donner le coup de grâce pour devenir le plus grand aventurier du royaume.

A son tour, le joueur pioche deux cartes et en pose entre zéro et deux de sa main. Il joue ce qu’il veut, des terrains (forêt, plaine, marais, pont, montagne) pour avancer entre cinq et vingt kilomètres, un évènement et appliquer son effet (piocher des cartes supplémentaires, forcer un joueur à se reposer pendant un tour…) ou un monstre chez un adversaire seulement si le terrain correspond. Par exemple, dans les marais, vivent les guenaudes. Quand un aventurier reçoit la visite d’une bestiole, il doit absolument la défaire avant de poursuivre son périple. Il combat l’indésirable avec des cartes Attaque (infligeant entre deux et quinze points de blessure). Lorsque les points de vie de la bestiole tombent à zéro, le héros acquiert le droit de continuer son chemin.

Si cent kilomètres sont parcourus, il faut taper sur le dragon et l’estourbir en lui assénant le coup fatal (celui qui fait chuter ses points de vie à zéro). Evidemment, tous les joueurs ayant parcouru les kilomètres demandés participent à la curée.

Qui veut aller loin, ménage ses terrains...

L’aventure c’est pas dur et on se marre bien !

L’aventure c’est dur ! est le premier jeu édité de Ludovic Chapellière et il bénéficie d’un matériel adapté au ton farfelu délivré par les diverses illustrations. L’ensemble s’inspire d’un classique connu, le 1000 bornes auquel l’auteur apporte quelques variations minimes. Les monstres remplacent les coups fourrés complétés par quelques cartes Evènement et les terrains se substituent aux bornes kilométriques. L’objectif essentiel souhaité par l’auteur et l’éditeur se limite à offrir un exutoire ludique sans grande prétention. Ici, les mécanismes léchés ou tout est parfaitement huilé et millimétré semblent proscrits. D’ailleurs, on remarque immédiatement des déséquilibres énormes entre certaines cartes qui avantagent ou handicapent sérieusement votre chasse au dragon. Par exemple, Excalibur, une carte Attaque de valeur 15 (elle inflige directement quinze dégâts à un monstre) donne la victoire à son détenteur presque systématiquement, ce qui génère, même pour un jeu léger, une pointe légitime de frustration. On constate aussi une proportion trop importante des terrains (une carte sur deux) ce qui, parfois, oblige un joueur à ne rien faire pendant plusieurs tours, si par hasard, un monstre bloque sa progression. De même, la rareté des monstres et leur écart de puissance ne favorisent pas un équilibre. Certains joueurs atteindront la tanière du dragon sans rencontrer la moindre embûche.

Je suis paumé... bah prends un GPS !

L’importance de la pioche guide le moindre de vos agissements. Les cartes tirées impactent vos actions futures. Toutefois, laisser entre les mains de joyeux drilles prêts à en découdre, L’aventure c’est dur ! offre de grandes manœuvres où l’entourloupe de son prochain devient une véritable source de bonheur. Expliqué en moins d’une minute, ce jeu se prête admirablement bien pour séduire un public adepte de simplicité et de convivialité. Les crasses fleurissent comme des gobelins au coin des bois. On s’amuse à pourrir ses adversaires sans réellement se soucier des répercussions. Evidemment, les configurations à partir de trois joueurs intensifient le plaisir reçu même si un ralentissement préjudiciable apparaît à six participants. Avec une ou deux parties au compteur, on ne dépasse pas les vingt minutes, une durée parfaitement adéquate au format proposé. Avec des adolescents, L’aventure c’est dur ! assure un maximum. On regrette cependant l’absence d’un travail plus abouti afin de préserver un équilibre salutaire. Une chasse pas lénifiante !

L'Ogre, j'y fais sa fête !

La conclusion de

L’aventure c’est dur ! boxe dans une catégorie appréciée, les petits jeux rigolos aux règles simples. S’inspirant du classique 1000 bornes, il offre la possibilité de se bastonner et de s’entourlouper en une vingtaine de minutes. Très aléatoire et reposant uniquement sur une pioche fermée, l’ensemble génère toutefois une ambiance conviviale où il fait bon frotter les oreilles des brigands sévissant dans les plaines entourant le repaire du dragon. Cependant, on regrette la disproportion des effets de certaines cartes qui déséquilibrent l’ensemble et finissent par lui porter préjudice (la carte Excalibur par exemple). Heureusement, l’objectif prioritaire, donner du plaisir, est atteint et risque de séduire un public large et nombreux. Un dragon avec un joli souffle !

Que faut-il en retenir ?

  • Plutôt marrant.
  • Parties courtes.
  • Règles simples.
  • Convivial.

Que faut-il oublier ?

  • 1000 bornes revisité.
  • Assez déséquilibré.

Acheter L'aventure c'est dur en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de L'aventure c'est dur sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+