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Critique du roman : Idlewild #1 [2011], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 6 avril 2011 à 11h01

L'école de tous les dangers

"Je suis vivant.
Evident, d'accord. Mais important. Je n'aurais pas dû survivre. Le choc - quelle qu'en soit l'origine - aurait facilement pu me tuer. Comme si la foudre m'avait traversé de part en part. Mon cerveau tournait en boucle, encore et encore: vivant, vivant, vivant; il a bien fallu l'admettre. J'ai ouvert un oeil, puis l'autre, avant de reprendre lentement conscience - si on peut appeler ça comme ça..."


Halloween. Drôle de nom. C'est la première chose dont il se souvient. La deuxième, c'est qu'on a essayé de le tuer. La troisième, c'est que Lazare est mort.
Privé de mémoire, dans ce manoir sombre et lugubre, Halloween va de surprise en surprise, de monstre en monstre. Il finit même sur un champ de bataille où Jasmine, son alliée, meurt la poitrine perforée. Il comprend alors que cet environnement n'a rien de réel et le monde dans lequel il progresse est un paysage conçu de toutes pièces. Le résultat d'un enseignement bien particulier: il est à l'école Idlewild qui dispense ses cours via une Réalité Virtuelle.
Ils sont dix dans sa promotion et Halloween a l'impression que la disparition de Lazare n'a rien d'accidentel. Se pourrait-il qu'il soit en danger ici ?...

Nick Sagan est le fils du célèbre Carl Sagan, astronome et astrophysicien (qui a même été récompensé d'un Prix Hugo, en plus du Pullitzer). Nick est la voix de "Hello from the children of planet Earth", enregistrée sur le Voyager Golden Record et qui tourne en boucle sur les sondes Voyagers. Il est aussi scénariste, écrivain de pièces et... de science fiction. Idlewild est le premier épisode d'une trilogie qui combine réalité virtuelle, post-apocalyptique et fantastique. Dans le désordre. Un matrix-like qui est publié aux éd. J'ai Lu coll. Nouveau millénaire.

Matrix a inspiré beaucoup de monde et a suscité de nombreuses vocations. Même si Matrix s'était emparé d'idées de quantité d'auteurs de science fiction des années 80. Idlewild est dans la même mouvance. Les personnages, dont Halloween, évoluent aussi dans la RVI (la Réalité Virtuelle Immersive). Là où l'auteur s'approprie le concept et singularise son histoire, c'est que tous les acteurs savent qu'ils font partie de ce monde virtuel. Ils peuvent même personnaliser leur environnement. Ils savent aussi que la RVI fait partie d'un programme d'enseignement à la pointe du progrès dont le site est Idlewild, ancien lieu autorisé où les noirs américains avaient le droit de passer quelques jours de vacances. Un lieu hautement symbolique dont le passé n'est pas vraiment le point principal du roman.

En fait, le roman se scinde en deux trames qu'on suit parallèlement. Dans la première, Halloween est en quête de sa mémoire en même temps qu'il essaie de résoudre le mystère entourant la disparition de son camarade de classe Lazare. Dans l'autre, on nous décrit des évènements qui se sont passés une vingtaine d'années avant. On imagine très bien que ces deux fils vont se rejoindre en fin de compte. Peut-être aurait-il été judicieux d'en supprimer le deuxième pour que la révélation finale soit plus percutante.
Il faut passer les premières pages, où l'on nous décrit des personnages plutôt jeunes, ayant des passe-temps et des préoccupations de post-adolescents, et aborder l'enquête, pour vraiment apprécier l'histoire. Les évènements s'enchaînent à travers une écriture très fluide - quasiment du langage parlé - et visuelle, ce qui nous transporte totalement au coeur de l'intrigue qui soudain devient plus complexe. Nick Sagan nous propose un scénario très malin grâce à des rebondissements très Dickiens. Une intrigue suffisamment étoffée pour qu'on se demande un moment à quel niveau de réalité on est. La fin, bien qu'on en ait subodoré les tenants et aboutissants une cinquantaine de pages auparavant, est réussie.

La conclusion de à propos du Roman : Idlewild #1 [2011]

Manu B.
75

Idlewild, bien que surfant sur un thème connu, est un roman qui plaira beaucoup aux amateurs de réalités virtuelles, notamment grâce aux rebondissements d'un scénario bien ficelé.
On attend avec impatience la suite Edenborn, à paraître prochainement.

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