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Critique du Film : Battle Los Angeles
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Critique du Film : Battle Los Angeles

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 17 mars 2011 à 1305

Du potentiel fichu à la poubelle...

Le point de départ de World Invasion : Battle Los Angeles n'était a priori pas très attractif. Basé sur un pitch vu des centaines de fois dans des productions de qualités très diverses (la Terre est envahie par des extra-terrestre bien décidés à coloniser la planète en exterminant tous ses habitants, que d'originalité !), le film n'était potentiellement intéressant que par son concept formel. Ainsi, à l'instar de Signes, qui se basait sur la variante "l'invasion vue de la ferme", ce nouveau long-métrage propose au spectateur d'assister aux évènements en suivant le point de vue de marines, lâchés dans les rues de l'une des plus grandes mégapoles du monde pour y évacuer des civils. En se mettant au niveau du trouffion de base (c'est à dire sans avoir de vision d'ensemble de l'invasion proprement dite), Battle Los Angeles se positionnait donc comme un film de guerre pur et dur, caméra à l'épaule embarquée, pour amener le spectateur au plus près de la frénésie des combats.

Inspiré par nombre de films à succès (de Il faut sauver le soldat Ryan à La chute du faucon noir, en passant par Bloody Sunday), Battle Los Angeles suit donc un parti pris de réalisme qui lui donne des airs d'originalité, et ce alors même que son scénario est ultra-convenu. En effet, aussi bizarre que cela puisse paraître, il aura fallu attendre 2011 pour que ce point de vue - pourtant basique - soit adopté dans ce genre très balisé qu'est le film d'invasion extra-terrestre. Ainsi, sur le principe, le film est plus proche d'un Starship Troopers que d'un Independence Day, donnant finalement au tout un packaging aux allures plus réalistes. Bien évidemment, on sentait, derrière, que les producteurs souhaitaient surfer sur le succès de District 9 (dont la réalisation était assez similaire), ainsi que sur les succès des récents blockbusters hollywoodiens (notamment Transformers), mais finalement, le paquet cadeau était tout de même assez attractif pour pouvoir vendre le film.

Et sur la forme, il n'y a finalement pas grand-chose à dire. Pour la première fois aux commandes d'un gros blockbuster, Jonathan Liebesman confirme ici son statut de faiseur efficace. Si sa mise en scène est dépourvue de personnalité, il s'avère malgré tout, au fil des longs-métrages, être un copieur particulièrement doué. Ici en mode "Paul Greengrass" (caméra à l'épaule, images frénétiques, montage ultra-rapide), il réussit à réaliser des scènes d'actions claires, lisibles et rythmées, qui donnent au tout un aspect "guerilla urbaine" particulièrement réjouissant. Là où tant d'autre se sont lamentablement plantés au petit jeu de la mise en scène style "documentaire de guerre" (Stallone dans son Expendables, Forster dans Quantum of Solace, ou plus récemment Salle dans Largo Winch II), Liebesman livre un travail abouti et plaisant. A ce niveau, Battle Los Angeles s'avère être un spectacle tout à fait honnête, conforme à ce qui est vendu dans les diverses bandes-annonces.

Le tout est néanmoins amoindrit par deux grosses erreurs de scénarios qui plombent le travail de Liebesman. Le premier est d'avoir fait un retour en arrière de vingt-quatre heures pour présenter les divers personnages ; alors que le film commence dans le feu de l'action, le rythme s'en trouve coupé par cet insert maladroit, d'autant moins judicieux que les protagonistes sont tous plus inintéressants les uns que les autres. Le second est d'avoir placé le climax du film une demi-heure avant la fin ; ainsi, alors que l'on pense que le film se terminera avec la mission d'évacuation (dans une séquence très réussie), le script fait finalement continuer l'histoire pour transformer ce groupe de militaires en sauveur de l'humanité. Le tout est d'autant plus dommage qu'il était conceptuellement intéressant de ne pas suivre des personnages ayant une importance cruciale dans le déroulé des évènements, et que ce dernier tiers semble interminable tant la tension est fortement retombée après la scène de l'autoroute.

Ces deux erreurs sont d'autant plus dommages qu'elles mettent finalement en valeur tous les défauts du scénarios. Ainsi, si, dès le départ, on a l'impression que l'armée US est commandée par un état-major constitué de gogols (j'envoie des bateaux là où vont tomber les météorites, je ne me pose pas plus de questions que ça face à une pluie de météores biomécaniques, je ne mobilise pas mes troupes en amont des catastrophes), on se laisse tout de même prendre au jeu par le rythme du film, suffisamment conséquent pour empêcher le spectateur de trop réfléchir. Dès lors que commence l'interminable dernier tiers de Battle Los Angeles, on se retrouve à devoir subir tous les pires poncifs du genre : dialogues ridicules (en même temps, ils sont débités par des marines), aspect patriotique exacerbé, sens du devoir et noblesse du sacrifice mis en avant. Torché à la va-vite (il y a même un faux raccord jour/nuit énorme !), le final amoindrit ainsi fortement l'efficacité des deux premiers tiers.

Enfin, gageons que le long-métrage aurait pu se situer un cran au dessus si les personnages avaient été un peu plus travaillés que ça. Tel quel, il est impossible de s'attacher à ces soldats décérébrés uniquement reconnaissable grâce à quelques accessoires distinctifs (lunettes, moustaches, ...), et l'on aurait bien du mal a éprouver une quelconque émotion lorsque ces derniers passent de vie à trépas. En fait, seul le talent de quelques acteurs permettent de rendre certains des protagonistes sympathiques. Aaron Eckhart, héros du film, porte presque à lui tout seul le long-métrage sur ses épaules ; aux commandes d'un personnage inintéressant, il apporte son expérience et son charisme, parvenant à le rendre sympathique aux yeux des spectateurs. A ses côtés, si Michelle Rodriguez nous ressort encore une fois la même horripilante partition, on retiendra surtout Ramon Rodriguez et Adetokumboh M'Cormack, qui parviennent à un peu sortir leur épingle du jeu, suffisamment, en tout cas, pour qu'on se souvienne d'eux.

La conclusion de

Sans être un long-métrage exceptionnel, Battle Los Angeles aurait pu être une série B sympathique et efficace. D'ailleurs, pendant ses deux premiers-tiers, c'est exactement ce qu'est ce film, boosté par la réalisation efficace d'un Jonathan Liebesman en mode "Paul Greengrass", et soutenu par le jeu efficace du charismatique d'Aaron Eckhart. Et puis, dans son dernier tiers, le rythme du film s'écroule peu à peu, alors que le scénario commence à fortement loucher vers du ID4-like, et que les défauts du films sont mis en exergue par un final terriblement longuet. Au final, on a donc l'impression d'être passé à côté de quelque chose de diablement plus sympathique que cet amas de niaiserie, qui plus est plombé par des valeurs militaro-patriotiques aussi lourdes que très agaçantes.

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation efficace de Jonathan Liebesman,
  • Aaron Eckart, qui porte le film sur ses épaules,
  • Une partie centrale somme toute assez réussie.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire banale,
  • Scénario incohérent,
  • Personnages inintéressants,
  • Dialogues ridicules,
  • Dernier tiers interminable,
  • Extra-terrestres assez pauvres,
  • Aspects patriotisme/sacrifice.

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