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Critique du Roman : Terres changeantes

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 8 mars 2011 à 20:44

Terres changeantes

"Les  chaînes des sept prisonniers reliaient leurs menottes aux pitons plantés dans la pierre suintante des murs. Une unique lampe à pétrole brûlait d'une flamme maigrelette au fond d'une petite niche, à droite de la baie qui seule perçait ces murs épais, auxquels étaient accrochées çà et là d'autres menottes, inutilisées, attachées à d'autres chaînes..."

A l'intérieur des terres du Château Hors-du-Temps, la physique ne suit plus les règles normales. Des ondes mortelles parcourent ses parcelles depuis que Tooaloa, le Dieu Très Ancien, ne peut plus contrôler son côté sombre et destructeur. A l'extérieur, les sorciers se succèdent pour pénétrer dans la zone et tenter de maîtriser le dieu fou pour en tirer une grande puissance magique. Arlata l'elfe et Wealand sont deux d'entre eux. A l'intérieur, Semirama a été ressuscitée d'entre les morts pour parler à Tooaloa; Baran, sorcier apprenti de Jelerak, a scellé le miroir, l'artefact de téléportation de son maître. A l'extérieur, un grand chevalier blond à bottes vertes chevauche un grand destrier d'acier se présente aux frontières des terres changeantes. Dilvish est venu pour tuer Jelerek...

Suite des aventures du premier volet (Dilvish le damné) réunies dans l'intégrale aux éd. Denoël, Terres changeantes narre la conclusion finale entre le célèbre guerrier et le sorcier. Le roman a été retraduit, ce qui explique les différences avec la version de 1986, pour celles et ceux qui l'auraient lue.

Après la multitude des landes parcourues lors des aventures relatées dans le recueil de nouvelles, l'histoire se déroule cette fois-ci dans un unique endroit. Or cet endroit est assez dépaysant puisque des changements de topologie apparaissent assez fréquemment du seul fait des ondes envoyées par le fameux Tooaloa. Si bien que pour atteindre le château, il faut pouvoir éviter les accidents d'un terrain qui, parfois, bouge ou se transforme. C'est à cette occasion que l'on peut (re)découvrir les belles envolées lyriques dont est capable Roger Zelazny, dans de magnifiques descriptions. 
A l'arrivée dans le château où l'hommage aux textes de Lovecraft est rendu. Il y fait référence aux Dieux Très Anciens (rapport à Cthulhu, le plus célèbre, mais bien d'autres aussi) alors que la confrontation entre Dilvish et Jelerak est imminente. L'environnement devient cataclysmique, des batailles font rage. Les sorciers ont fort à faire face au danger omniprésent et aux conditions dantesques.
On a le droit aussi à de jolies analogies. Roger Zelazny imagine que le magicien Holrun peut hacker un objet magique grâce à un cheval de Troie (la parabole numérique ne s'arrête pas là) !

75

Après les nouvelles de Dilvish le damné, Terres changeantes se révèle plus cohérent, plus mature et maîtrisé. Certains passages sont l'oeuvre d'un grand Zelazny. Il manque un scénario un peu plus consistant et des personnages plus charismatiques pour en faire une grande oeuvre.

Critique de publiée le 8 mars 2011.

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