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Critique du Film : Le Dernier des Templiers
Le Dernier des Templiers >

Critique du Film : Le Dernier des Templiers

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 7 février 2011 à 2021

Une série B bien crétine...

Au fil des années, la filmographie de Nicolas Cage s'avère être complètement unique dans l'univers hollywoodien. Alors que ce dernier enchaine sans aucun complexe nanars et grosses bouses (il compte à son actif parmis les pires long-métrages hollywoodiens de ces dernières années : Ghost Rider, Next, Prédictions, Bangkok Dangerous, The Wicker Man, Benjamin Gates 2, L'Apprenti Sorcier, tout ça en moins de cinq ans !), il garde malgré tout l'affection du public, qui continue malgré tout à aller voir ses films dans les salles obscures. Peut-être est-ce parce que, de temps en temps, il apparaît dans de vrais bons films (Kick-Ass, Bad Lieutenant, The Weather Man, Lord of War), livrant des prestations convaincantes dans des long-métrages aboutis, peut-être est-ce, plus simplement, parce que cet acteur bénéficie de la sympathie du public, ses diverses prestations paraissant toujours plus motivées par une espèce de délire personnel plutôt que par la soif de l'argent.

Le dernier des Templier s'inscrit parfaitement dans cette optique, comme si Cage s'était un jour dit, devant son bol de Chocapic, «ce serait vraiment trop cool si je jouais un chevalier...», et qu'il avait choisi le premier scénario avec des grosses épées qui trainait sur son bureau. On se voit d'ailleurs constamment tout au long du film qu'il s'est fait plaisir à jouer ce personnage monolithique, que l'on croirait presque écrit pour un Steven Seagal ; à ses côtés, Ron Perlman, dans le rôle du sidekick mystérieux, semble être sur la même longueur d'onde. Les deux comédiens savent ainsi que le scénario est pourri, que leurs personnages sont inintéressants, que le film va surement être raté, mais ils s'amusent comme des petits fous à tuer des loups monstrueux, à faire leur misère à des prêtres zombies, à affronter un démon tout droit sorti des enfers et à se vanner assez régulièrement. Résultat, bien que le film soit complètement crétin, les deux comédiens parviennent à en sortir à peu près clean.

Ceci étant dit, reconnaissons que cette bonne volonté n'améliore tout de même pas la qualité intrinsèque du film. En effet, Le dernier des templiers n'est quand même qu'une série B friquée - quarante millions de dollars de budget, même si ça ne se voit pas toujours à l'écran - à l'histoire complètement débile. Contrairement à ce que laisse entendre son titre français, il n'y est pas question du dernier des templiers, ni même de templiers en règle générale (Nicolas Cage et Ron Perlman n'interprètent que des mercenaires participant à des croisades fictives), mais de sorcellerie, de démon et de créatures magiques ; l'histoire, simple mais pourtant complètement incohérente (sauf si l'on se dit que le méchant est un débile congénital bien sur), ne s'appuie sur rien de concret et n'est qu'un alibi pour enchainer quelques péripéties, aussi pauvres en nombre qu'en inventivité, et mettre en scène des personnages aussi bourrins qu'inintéressants.

Il y avait pourtant moyen de faire quelque chose d'à peu près abouti avec le script développé pour l'occasion ; d'ailleurs, dans sa première scène, Le dernier des templiers laisse espérer un film un peu plus profond qu'il n'y paraît, mettant en scène le pouvoir de vie et de mort dont disposaient les inquisiteurs, ainsi que toutes les dérives liées à la sorcellerie. Mais à partir du moment où l'on voit que les sorcières existent réellement, et qu'elles sont loin d'être des enfants de coeur, tout le suspens futur s'en trouve totalement désamorcé. Ainsi, bien que le scénario tente de jouer sur l'ambivalence du personnage de la sorcière (est-elle méchante, ou n'est-ce qu'une innocence ?), rien ne fonctionne réellement, le spectateur comprenant rapidement la nature des tenants et aboutissants de l'histoire racontée. Par extension, on pourra mettre sur le compte du ratage scénaristique des personnages caricaturaux, des dialogues très pauvres et une absence d'enjeu qui fait cruellement défaut.

Visuellement, de plus, le film souffre d'un aspect cheap qui lui donne l'apparence d'un nanar fauché (ce qu'il n'est pas). Les effets spéciaux vont du complètement minable (les batailles de début, avec des plans rapprochés mettant les héros aux prises avec trois figurants) au numérique vraiment laid (les plans larges des batailles de début, les loups monstrueux) ; le plus dommage, c'est que même les effets réussis sont gachés, soit par un design mal fichu (le monstre de fin, techniquement irréprochable, fait penser à un Gremlins grandeur nature) ou par des comportements complètement ridicules (les moines-zombies culturistes). Et ne parlons pas des décors minimalistes (la forêt soit disant maudite, qui se résume à trois arbres et du brouillard) ou des costumes peu convaincants qui habillent les acteurs. Non, visuellement, à part quelques petites choses éparses (l'abbaye, le passage du pont), Le dernier des templiers craint sérieusement.

Alors finalement, qu'est ce qui sauve le film de la nullité la plus totale ? Et bien reconnaissons que derrière la caméra, Dominic Sena sait y faire avec les nanars pour leur donner un peu de punch. A sa décharge, reconnaissons que sa filmographie ne compte quand même aucun bon long-métrage (au mieux, le sympathique Opération Espadon, mais à côté, il y a quand même 60 secondes chrono et Whiteout), et qu'il commence à sérieusement être étiqueté comme médiocre yes-man. Dans Le dernier des templiers, sa mise en scène est bien souvent très pauvre, que ce soit dans la copie ridicule (les scènes de bataille de début, qui sont une sorte de Seigneur des anneaux du pauvre) ou dans sa volonté de faire dans l'imagerie crade (qui demeure quand même très propre). Malgré tout, le gars sait tenir une caméra, et parvient insuffler à ses films suffisamment de rythme pour que l'on ne s'y ennuie pas. C'est déjà ça...

La conclusion de

Banal thriller fantastique moyen-âgeux, Le dernier des templiers ne se démarque d'une production DTV que grâce à la présence, en haut de l'affiche, du bankable Nicolas Cage. Ceci mis à part, le long-métrage s'avère être une série B (voire Z...) aussi médiocre que complètement crétine, qui ne tire son épingle du jeu que grâce au rythme insufflé par la réalisation de Dominic Sena (qui, avec les années, peut désormais s'apparenter à un spécialiste es "mise en scène de scénarios pourris"). Au final, donc, pas grand chose à retenir de ce film, souvent inintéressant, parfois ridicule, mais trop friqué pour être vraiment excusable.

Que faut-il en retenir ?

  • Réalisation rythmée,
  • Des comédiens qui se font plaisir.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire débile,
  • Un scénario mal écrit,
  • Des péripéties souvent prévisibles,
  • Une mise en scène très pauvre,
  • Des effets spéciaux assez cheap,
  • Une interprétation monolithique.

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