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Critique du Jeu de société : Zombie in my pocket
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Critique du Jeu de société : Zombie in my pocket

Avis critique rédigé par Benoît F. le samedi 5 février 2011 à 0416

DES MORTS-VIVANTS DANS TON PANTALON!

La genèse de Zombie in my Pocket souligne l’intérêt porté par des éditeurs envers des auteurs ayant mis à disposition, et gratuitement, leur création sur le net. En effet, ce petit jeu de Jeremiah Lee connut un succès d’estime via le site américain BoardGameGeek.com. A l’époque, Zombie in my Pocket se pratiquait comme un plaisir solitaire et après conception, celui-ci logeait parfaitement dans une poche de blouson tendance. Mais voilà qu’un éditeur anglais passa par là, désireux de produire un jeu possédant des qualités évidentes. C’est donc en l’an de grâce 2010 que Cambridge Games Factory présenta sa version commerciale de Zombie in my Pocket.

 

La version téléchargeable

Entre temps, le thème n’a pas changé. Totalement orienté série Z aux accents potaches, le background est digne d’un film interprété par l’inégalable Bruce Campbell. En effet, les plus sombres rumeurs circulent au sujet d’une statuette maudite capable de faire se lever les morts. Cet objet maléfique se trouverait dans un pavillon de banlieue chic. La mission de votre petit groupe de survivants sera de trouver la statuette puis de l’enterrer dans le cimetière familial situé à gauche après le potager. Le temps vous est compté, les morts errent dans les rues et ne demandent qu’une seule chose : dévorer vos jolis petits orteils récemment manucurés !

 

La version éditeur

 

IN THE POCKET ?

Cambridge Games Factory est un petit éditeur et çà se voit. Rien de péjoratif dans ce constat, simplement que le matériel est à la hauteur des moyens de son éditeur. Sous ses aspects un peu « cheap », Zombie in my Pocket se présente dans une boîte en plastique transparent laissant apparaître le titre et l’illustration de présentation au recto d’un support en carton. Au verso de celui-ci, Cambridge Games Factory a eu la bonne idée d’imprimer le « Doom track » et d’autres aides de jeu tout aussi précieuses. Un unique pion, tout de noir et de plastique vêtu,  servira au déplacement du groupe.

 

De nombreuses cartes Évènement, Combat et Objet sont fournies. Leur aspect graphique, un tantinet criard, aura du mal à convaincre et demeure en total décalage avec le design soigné des 16 tuiles de sol symbolisant l’intérieur et l’extérieur de la maison. On notera la présence d’une carte Leader du groupe qui, une fois placée sur son support, fera office de marqueur confié au joueur actif.

 

La carte Leader du groupe et quelques cartes Evènement

D’autre part, huit dés relativement imposant pour la taille de la boîte serviront de marqueurs de points de vie. On aurait préféré un autre moyen de comptage en adéquation avec le concept « in the pocket ». Effectivement, cette version de Zombie in my Pocket aura du mal à se loger dans votre poche à moins que vous soyez un fan de la garde-robe de Demis Roussos. Les quatre jetons Fuel permettant d’alimenter la tronçonneuse posent le même problème : de la taille d’un jeton de poker, leurs dimensions auraient pu être revues à la baisse histoire de prendre place dans votre jean moulant des années 80.

Néanmoins, l’ensemble du matériel est d’une qualité correcte et les règles, en anglais dans le texte, se liront aisément écartant tout souci d’interprétation.

 

LE CIMETIERE AU FOND DU JARDIN

Le jeu se pratique de un à huit joueurs. Le but en est très simple : enterrer la statuette maudite au fond du jardin avant que le temps imparti soit écoulé. Mais une petite subtilité vient s’immiscer dans le décompte final donnant tout son sel au jeu de Jeremiah Lee : chaque survivant reçoit 3 points de victoire à la fin de la partie et celui, parmi les rescapés, qui possède le plus de points de vie remporte un point supplémentaire. Les joueurs morts en cours de jeu ne marquent pas de points. Si tous les participants se font rattraper par le temps qui défile sur le « Doom track », le joueur qui meurt le dernier reçoit un point de victoire et les autres aucun.

L’originalité du jeu réside dans le fait qu’un seul joueur prend les décisions pour le groupe. Bien heureusement, ce rôle change à chaque tour. Ce leader charismatique doté d’une intelligence pure peut choisir une action parmi les suivantes : se mettre à couvert afin de se refaire une santé ; explorer en déplaçant le pion Groupe vers une tuile adjacente piochée au hasard dans la pile adéquate (extérieure ou intérieure) ; accomplir l’action de la pièce dans laquelle votre équipe se trouve.

 

A chaque fois que le groupe se déplace, une carte Évènement est piochée et ses effets appliqués. Dès que la pile est épuisée, cette dernière est reconstituée puis le marqueur situé sur le « Doom track » avance d’une heure.

Concernant la résolution des combats, on a affaire à un système simple et ingénieux reposant sur le choix de chacun : la fuite ou l’affrontement. Bien entendu le choix se fait en posant la carte Combat face cachée pour une révélation simultanée.

 

La carte Statuette et les deux cartes Combat confiées à chaque joueur


QUAND COOPERATION RIME AVEC TRAHISON

Voilà un petit jeu sympathique qui souffle un vent de fraîcheur sur un thème balayé depuis fort longtemps par nombre d’auteurs de jeux en tout genre. Zombie in my Pocket n’est pas véritablement un jeu de coopération au sens propre du thème. En effet, celui-ci repose sur un système obligeant les joueurs à se mettre des bâtons dans roues de diverses manières tout en essayant de mener, ensemble, cette mission divine à son terme. La voix du chef de groupe sonnera comme la providence et tout ce petit monde devra suivre ses directives. Ici, tout est démocratie d’apparence mais, au final, c’est le chef qui décide de la répartition des dégâts et de celui qui portera la statuette, synonyme de la malédiction pour l’heureux élu. C’est alors que des situations cocasses se mettent en œuvre à l’image des comédies horrifiques dans lesquelles chacun veut s’en sortir tout en marchant sur la tête des autres. Le système de combat est résolument le coeur de toute cette interaction: le choix des cartes vous permettra de plonger vos adversaires dans la mouise ou de combattre fièrement à leurs côtés tout en regardant les autres s'enfuir: vos talents de bluffeur pourront être très utiles dans ce genre de situation.

Bien entendu, plus il y aura de joueurs, plus le jeu prendra sa véritable dimension.  L’ambiance sera au rendez-vous à partir de trois joueurs et augmentera d’intensité proportionnellement au nombre de participants. Mais rien ne vous empêchera de jouir des plaisirs de ce petit jeu en solitaire ou bien en duo, entre un épisode de « Plus moche la mort » et une énième rediffusion de « Derrick contre les trafiquants de saucisses au curry ». Le plaisir sera simplement différent mais loin d’être désagréable.

 

Mais c’est sans compter sur la difficulté du jeu qui s’avérera être un obstacle face aux tentatives désespérées des joueurs. Et oui, Zombie in my Pocket est un jeu ardu dont vous ne sortirez pas indemnes. Cette difficulté est uniquement modulée par le hasard intervenant lors du tirage des tuiles de sol. Par conséquent, aucune partie ne ressemblera à une autre et personne n’hésitera à remettre le couvert, le temps de jeu étant finalement très court.

De plus, les règles sont relativement simples à appréhender et le thème est abordé de manière décalé. Tout est donc fait pour rendre le jeu accessible au plus grand nombre et la maîtrise de la langue de Benny Hill n’est en aucun cas un obstacle même si une version française faciliterait de meilleure façon l’intégration de ce charmant petit jeu dans le paysage ludique francophone.

La conclusion de

Remercions l’éditeur anglais de nous avoir livré une version aboutie et améliorée de Zombie in my Pocket (voir l’interview de Jeremiah Lee en cliquant ici). Cette édition multi-joueurs est une petite merveille génératrice d’ambiance et de coups bas. Un véritable bonheur à partager ! Dommage que l’aspect graphique n’ait pas suivi le même chemin et que le packaging ne corresponde pas vraiment au concept initial du jeu : il vous faudra un peu plus qu’une poche pour transporter cette petite perle ludique. Pour couronner le tout, Zombie in my Pocket bénéficie d’une application iphone. Préférez tout de même l’original !

Que faut-il en retenir ?

  • La simplicité des règles
  • Une ambiance assurée
  • Une approche originale du thème
  • Des parties courtes au goût de reviens-y

Que faut-il oublier ?

  • Le design des cartes Evènement
  • Un packaging perfectible
  • Moins intéressant en dessous de 4 joueurs

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