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Critique de la Bande Dessinée : Les Rois Perdus
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Critique de la Bande Dessinée : Les Rois Perdus

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 30 janvier 2011 à 0012

Vers une guerre totale ?

"Bonsoir. Nos agents ont récemment découvert la présence, dans les catacombes du 6ème arrondissement, d'une organisation criminelle versée dans l'occultisme. Une reconnaissance des lieux a montré qu'elle opère depuis une chambre accessible par deux points d'entrée, au nord et au sud-sud-ouest. Ce soir nous mettrons fin à ses activités."

Milady Graphics continue sa publication de la série Rex Mundi en France avec ce troisième volume, intitulé Les Rois Perdus. Après Le Fleuve Souterrain (critiqué ici), nous retrouvons les aventures du Dr Saulnier dans une France et un monde uchroniques où les monarchies n'ont jamais disparu. Ainsi, la France vit sous un régime de monarchie démocratique où le pouvoir du Roi s'équilibre par celui accordé à deux assemblées politiques : la chambre des épées et la chambre des robes. Mais depuis quelque temps, le duc de Lorraine a changé la donne en s'imposant par divers coups d'éclat. De son côté, le Dr Saulnier enquête sur la mort de son ami, le père Marin, et sur la série de meurtres qui a suivi. Son investigation l'a mené en plein cœur de l'Inquisition et du pouvoir. Alors même que les énigmes se multiplient, le duc de Lorraine - vers qui pèsent tous les soupçons - tente d'annexer les royaumes des Marches d'Espagne et de faire entrer la France en guerre avec Cordoue, provoquant un nouveau choc entre l'Islam et le catholicisme, au risque d'enflammer le monde entier. Saulnier peut-il encore l'arrêter ?

On avait déjà salué auparavant la richesse du background de la série d'Arvid Nelson. Ce nouveau tome ne fait pas exception. Cette fois, on s'enfonce davantage dans les intrigues politiques du royaume de France. C'est l'occasion pour l'auteur d'approfondir un des protagonistes relativement sous-exploité auparavant : le duc de Lorraine. Celui-ci s'affirme comme un personnage machiavélique et bien mystérieux. Son charisme indéniable et ses machinations permettent au lecteur de ne jamais décrocher au fil des pages. Quant au Dr Saulnier, il poursuit son enquête qui prend une tournure de plus en plus captivante. Nelson connaît bien son histoire de France et celle des croisades. En les mêlant avec des moments-clés de la Bible, il accouche d'une intrigue finement calibrée dont les rebondissements n'annoncent que de nouvelles interrogations. Visiblement, l'américain sait précisément où il nous emmène et il le fait avec talent. De ce fait, Les Rois Perdus revient avec bonheur sur les divers mythes et légendes, catholiques ou païens, en reprenant autant des épopées celtiques - Perceval et le Graal - que des passages bibliques - Les Noces de Cana - pour poser les bases d'une histoire alternative dans l'uchronie elle-même. De même, il continue à revisiter l'Europe et propose un nouveau regard sur la cohabitation fragile entre musulmans et catholiques sur ce qui aurait dû être l'Espagne. Fidèle à lui-même, Arvid Nelson approfondit son univers et le lecteur en redemande. On rappellera d'ailleurs à quel point les pages de journaux incluses dans la série s'avèrent d'une extrême utilité pour consolider à la fois l'intrigue principale et le background.

Une nouvelle fois, Rex Mundi étonne agréablement par sa qualité d'écriture, même si l'on espère toujours voir se développer certains personnages comme la fille du duc de Lorraine. Pourtant, ce troisième tome accuse un défaut majeur : le dessin. Jusque-là, c'était l'américain Eric Johnson qui assurait la partie graphique de l'œuvre avec beaucoup de sérieux. A compter du numéro quinze, le dessinateur quitte la série et la qualité s'en ressent durement. Dans un premier temps, pour deux numéros, c'est Jim Di Bartolo qui reprend la partie graphique du comic. Malheureusement, son trait dur et finalement peu esthétique prend à contrepied l'ambiance de la série. La rupture avec l'ancien style s'avère trop brutale et déstabilise le lecteur. Cependant, pour les deux derniers chapitres de ce troisième volume, c'est Juan Ferreyra qui s'y colle. Plus doux et plus proche du style de Johnson, il améliore quelque peu la situation sans toutefois revenir à la qualité initiale. Disons-le clairement, le départ de Johnson affecte fortement le niveau graphique de Rex Mundi. Ce qui est d'autant plus dommage que le scénario, lui, reste tout à fait à la hauteur.

"Des siècles durant, votre peuple et le mien ont souffert de la séparation par des frontières arbitraires. Le seigneur Lorraine dit vrai. Voilà mille ans que la marche d'Espagne est votre première ligne de défense contre l'Islam. Mais les temps ont changé. L'union fait la force."

Remerciement à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Handicapé par le départ de son dessinateur, Les Rois Perdus continue néanmoins avec brio l'intrigue des précédents volumes. Toujours plus captivant, Rex Mundi s'impose comme une valeur sûre. Il ne reste plus qu'à espérer voir la série reprise par un meilleur artiste à l'avenir.

Que faut-il en retenir ?

  • L'intrigue captivante
  • Le monde uchronique
  • Le journal de la liberté
  • Le duc de Lorraine
  • La relecture de l'histoire biblique

Que faut-il oublier ?

  • Le départ du dessinateur Eric Johnson
  • Le dessin de Jim Di Bartolo

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