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Critique du Roman : Bankgreen

Avis critique rédigé par Manu B. le mercredi 26 janvier 2011 à 17:02

Renaissance

"Il est né dans la nébuleuse grise. Au coeur brûlant des amas bleus, il jaillit, traverse les brumes sombres et immenses, trace sa ligne entre les étoiles qui piquettent le noir profond de l'univers. Les forces courbent l'espace tout entier, le ploient indéfiniment. Elles ont peut-être raison. Ici, rien ne s'ajoute au Temps ni ne s'en retranche; la matière des géantes rouges irradie le vide, l'amplifie à sa démesure..."

Sur la planète Bankgreen, les cycles se succèdent mais ne se ressemblent pas. La guerre de l'Orman est aujourd'hui au programme des Digtères et des Arfans. Mordred est l'un des derniers varaniers, chevauchant les plaines sur son fidèle varan Rod, et il va lui aussi prendre part au conflit. Sur GrandEau, le navire Nomoron abrite à son bord un peuple hétéroclite de gnomes, de Katémens et d'Emules, avec à sa tête l'Hunum tricente Silmar, assisté du rat télépathe Yphor. Il espère encore consulter l'une des Runes pour lui poser la question. Niobo est un jeune Shore, âgé seulement de quelques cycles, qui ne sait pas encore que son destin va être étroitement lié à celui de Mordred.
Sur Bankgreen, le Temps s'écoule différemment selon que l'on est varanier, Hunum, Arfan, Digtère, Shore ou Emule. Mordred connaît leur mort et pourtant, elle n'existe pas, parce que ce sont eux qui la créent. Le Temps de Bankgreen n'appartient à personne...

On ne présente plus Thierry Di Rollo, auteur de sa dixième oeuvre, son huitième roman qui paraît une nouvelle fois aux éd. Le Belial'. Injustement critiqué lors de la parution de son dernier roman, les trois reliques d'Orvil Fischer, il prouve avec sa dernière oeuvre qu'il peut avoir autant de talent dans un univers plus coloré. Bankgreen est l'une des ses créations les plus originales et les plus poétiques.

Certains la classeront dans la dark fantasy, d'autres dans le planet opera, Bankgreen s'avère en fait inclassable. L'auteur avouait même n'avoir pratiquement jamais lu de fantasy avec l'écriture de ce roman.
Le résultat est assez intéressant puisqu'il ne puise que dans son imagination pour décrire ce monde assez baroque où certaines des créatures ressemblent assez à la faune terrestre "monstruosifiée". Ainsi le varan de Mordred est exceptionnellement gros et quasi invulnérable; certaines espèces humanoïdes ont trois ou cinq doigts, sont bleus ou basanés. La séquence se déroulant en pleine mer voit aussi l'apparition de Leviathans dont l'utilité rappellera des souvenirs aux lecteurs des Scarifiés. Le parallèle avec China Miéville ne s'arrête pas là car Bankgreen fait partie des mêmes univers étranges. 
En outre, notre auteur français n'a rien à envier au style du Londonien: le prologue est un petit bijou. Dans l'ensemble, tout le texte semble travaillé au mot près, le rythme de ses phrases maîtrisé, comme une partition musicale de compositeur.

Sur le fond, l'auteur écrit sur un thème récurrent dans son oeuvre: la mort. La différence ici, c'est qu'il n'est pas associé au désespoir. Ce roman, c'est l'histoire d'un cycle qui prend fin. Comme dans tout cycle, il y a un retour à zéro. C'est-à-dire qu'il y a tout un nouvel horizon en perspective. Bankgreen est comme Thierry Di Rollo: au seuil d'un nouveau départ. Ce roman est une charnière. Et heureusement, il a lâché les chevaux.
Il lui faut maintenant colorer encore un peu plus son univers pour être adopté par le grand public.

85

Premier roman de Thierry Di Rollo dans un univers complètement différent (après le polar fantastique Le Syndrome de l'éléphant), Bankgreen devrait plaire à un public plus large. Et pour preuve: les atouts stylistiques de ce roman ne manquent pas. Il déploie des trésors d'imagination pour les personnages et le background.
L'auteur prouve qu'il peut mettre son talent au service d'un univers moins sombre qu'auparavant.
On en redemanderait volontiers!

Critique de publiée le 26 janvier 2011.

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