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Critique du Jeu de rôle : Cats : la mascarade
Cats : la mascarade >

Critique du Jeu de rôle : Cats : la mascarade

Avis critique rédigé par Vincent L. le mardi 18 janvier 2011 à 1551

Les chats achèteraient Qwiskas...

Petit à petit, les éditions Icare semblent se spécialiser dans l'édition de jeux de rôle amateurs, offrant à ces productions originales une "officialisation" sous forme papier, et par la même occasion une consécration aux yeux du public roliste. Ainsi, après Antheas et Labyrinth, et avant Würm, leur regard s'est tourné vers l'un des jeux les plus fun parmi ceux librement téléchargeables sur le net : Cats (sous titré "La mascarade", toute référence à un autre jeu ténébreux étant bien sur volontaire et assumé). Ce petit jeu donnait l'opportunité aux joueurs d'interpréter ceux qui sont très certainement les plus gros branleurs du règne animal : les chats ; fort d'un concept plutôt original (pourquoi, nous, humains, sommes si friands des chats alors qu'ils ne nous le rendent pas terriblement bien ?), Cats propose une version alternative de notre univers, dans lequel les maîtres du monde ne sont pas les hommes, loin de là, mais au contraire leurs compagnons félins.

Ainsi, dans Cats ! La mascarade, les humains sont des esclaves génétiques créés par les chats. Désireux d'avoir la vie la plus pépère possible, ceux-ci se sont donc servis de nous pour que nous puissions leur apporter le confort de vie qu'ils estimaient devoir mériter... Quand on y réfléchit un peu, cet univers n'est finalement pas si alternatif que cela, non ? Cats ! nous propose donc de chausser des coussinets, de ronronner et de faire sa toilette avec sa langue, mais, plus que ça (ben oui, une partie de jeu de rôle qui se limiterait à dormir et manger des croquettes serait vite pénible), de s'intégrer dans un univers un minimum construit. En effet, bien que devant cacher leur véritable nature aux être humains (la mascarade, voyons !), les chats que l'on nous propose d'interpréter peuvent être missionnés par le Conseil de Paris pour réaliser certaines missions. A nous, pauvres joueurs, de trouver le moyen de faire cela au nez et à la barbe de nos maîtres (enfin, de nos esclaves, même s'ils ne le savent pas encore).

Cats ! La mascarade est donc un jeu résolument fun. Rien à voir avec l'univers du Monde des Ténèbres qu'il parodie ouvertement (en se moquant de certains codes, la mascarade notamment), on joue à ce jeu avant toute autre chose pour s'amuser. Ainsi, par bien des aspects, on pourra rapprocher Cats ! de Nains & Jardins : incongruité des personnages interprétés, nécessité de cacher sa véritable nature au monde, atmosphère résolument tournée vers le fun et l'humour (mais sans sombrer dans le potache). Cats ! est donc un petit jeu bien sympathique, dont l'optique n'est pas de fonder une timeline ambitieuse basée sur un background fourni, mais au contraire de proposer aux tables de joueurs des parties conceptuelles, dans lesquelles les histoires jouent allègrement avec nombres de clichés liés aux scénarios de jeux de rôle classiques (pas facile de défoncer une porte verrouillée quand on est un chat...).

C'est là la principale force du jeu que d'être accessible à n'importe quel type de public. Les vieux briscards comme les néophytes, les hommes comme les femmes, tout le monde peut prendre du plaisir à jouer à Cats ! La mascarade. L'univers étant fondamentalement très simple (c'est le notre, sauf que les chats sont intelligents et télépathes, en plus d'être des branleurs), le jeu fonctionne parfaitement sur des one-shot ou de l'initiation. En campagne, en revanche, reconnaissons que Cats ! atteint nettement plus vite ses limites ; en effet, d'une part le background n'est pas suffisamment profond pour permettre un enchainement régulier des parties (mais est-ce cela qu'on lui demande ?), d'autre part gageons que si les joueurs se prêteront volontiers à jouer des boules de boile lors de sessions occasionnelles, il préfèreront très certainement se positionner sur des produits plus sérieux pour de longues campagnes.

Au niveau des mécaniques de jeu, Vincent Mathieu (le concepteur du jeu) a opté pour un système simple et accessible. Les règles sont donc aisément compréhensibles (compétence + 1d10 contre une difficulté établie par le maître de jeu), faciles à prendre en main, et sont très adaptées pour vivre jusqu'au bout le délire félin proposé par la partie. Ainsi, la feuille de personnage comporte de petites coquetteries assez plaisantes (on n'a pas de la "force" on a des "griffes", on n'a pas non plus de "constitution" mais des "poils"), et la création de personnage permet même de choisir sa race de chat, avec leurs caractères, défauts et qualités. A noter la possibilité, pour varier les parties, de jouer autre chose que des chats, à savoir des bastets ou des humains éveillés. Certes, les amateurs de mécaniques huilées pourront peut-être pester contre un système très léger, mais là encore, ce n'est pas dans l'esprit du jeu de proposer quelque chose qui soit contraire à une prise en main aisée.

Enfin, le tout est "emballé" dans un petit livre parfaitement adapté. Edité en format royal (c'est à dire légèrement plus grand que du A5), le jeu est écrit de manière simple, fluide et limpide, et se lit avec énormément de plaisir (avant même d'avoir commencé toute partie) ; d'un excellent rapport qualité/prix (25€), Cats ! La mascarade propose un livre complet, qui se suffit à lui même : univers, système de jeu, scénario d'introduction (Il faut sauver le chaton Ryan, malheureusement pas inédit), tout ce qu'il faut pour jouer se trouve à l'intérieur. On pourra cependant lui repprocher un côté très cheap au niveau de l'esthétisme générale (couverture peu attrayante, illustrations quantitativement faibles, maquette simpliste) qui fait que l'on croirait presque une simple impression de la version amateur, sur laquelle aucun travail n'aurait été fait ; cela n'est pas tout à fait vrai, les deux versions comportant un certain nombre de différences, il n'empêche que c'est le sentiment que l'on a à la lecture du jeu.

La conclusion de

Cats ! La mascarade est au final un petit jeu très drôle, qui a le mérite de ne pas se prendre au sérieux, et de proposer aux rolistes une alternative très amusante aux guerriers, pilotes ou autres investigateurs. Accesible à tout type de public - et par extension idéal pour de l'initiation au jeu de rôle - il promet de belles parties bien fun, aptes à distraire très efficacement entre deux séances d'un jeu plus sérieux. Et vous, ça vous dit de pouvoir vous lécher les fesses (voire plus) ?

Que faut-il en retenir ?

  • Très fun à jouer et à faire jouer,
  • Un univers qui joue avec les références,
  • Accessible à beaucoup de publics,
  • Système de jeu simple,
  • Agréable à lire,
  • Un livre complet qui se suffit à lui-même.

Que faut-il oublier ?

  • Visuellement un peu cheap,
  • Peu adapté au jeu en campagne,
  • Pas de scénario d'introduction inédit.

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