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Critique de la Série Télé : The Walking Dead

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 3 janvier 2011 à 00:59

Saison 1

Petit événement dans le monde télévisuel, l'adaptation du comic Walking Dead de Robert Kirkman et Charlie Adlard débarqua en octobre dernier avec fracas sur la chaîne américaine AMC à qui l'on doit, entre autres, Breaking Bad et Mad Men.  Avec un pilote signé Frank Darabont et un budget conséquent, la série connut immédiatement  un succès retentissant qui alla crescendo jusqu'à son ultime épisode, le sixième, où furent battus tous les records d'audience de la chaîne câblée. Malgré l'excellence de son pilote et de grandes promesses, The Walking Dead s'affirme à l'heure actuelle comme une des plus grandes déceptions qui soient. Explications.

The Walking Dead, le comic comme la série,  part du postulat que la Terre a connu l'apocalypse. Ravagée par une maladie, l'espèce humaine se consume et les morts reviennent à la vie. Face à l'effondrement de la société, de petits groupes de survivants tentent de se reconstruire tant bien que mal. Nous sommes conviés à suivre un de ceux-ci qui se forme autour de  Rick Grimes, un policier qui doit son salut à son séjour à l'hôpital qui le tient à l'écart des funestes événements. Celui-ci part bientôt à la recherche de sa famille et rejoindra bien vite d'autres hommes et femmes déterminés à survivre eux aussi. Le premier épisode intitulé Days Gone By s'avère une franche réussite. Fidèle au comic, il offre  une ambiance de fin du monde avec ses routes désertes, ses villes fantômes et les hordes de mort-vivants qui les infestent. Andrew Lincoln incarne Rick Grimes et se débrouille plutôt bien en arrivant à faire transparaître tout le désespoir du personnage à son réveil. De même, la rencontre avec Morgan Jones et son fils Duane constitue un moment fort du film avec la description d'un homme incapable de tuer sa propre femme devenue zombie. Tout au long de l'épisode transparait la volonté de donner une âme à ces morts qui marchent pour y voir l'humain défunt plutôt que le monstre. Le résultat s'avère convaincant. Mentionnons également le moment de bravoure de cet épisode lors de l'arrivée de Rick dans une Atlanta déserte. Ce sera d'ailleurs l'occasion de quelques beaux moments de gores. Car côté effets spéciaux et maquillages, et cela tout au long de la série, il n'y a rien à redire, les cadavres ramenés à la vie sont sensationnels...

Dès lors, on pense tenir une petite pépite télévisuelle... Mais AMC n'est pas HBO. Là où la seconde est bien connue pour prendre des risques, AMC va faire le contraire en s'éloignant progressivement et totalement du parcours du comic book mais aussi, et c'est le plus grave, de son esprit. En effet, la force de la série papier réside dans la représentation des personnages, de leurs liens et de la reconstruction d'un tout nouveau monde. Or, dès le second épisode Guts, on sent que quelque chose cloche. D'abord les événements du comic ne sont pas respectés et surtout, on y introduit de nouveaux personnages totalement hors de propos. On rencontre Merle Dixon, incarné par Michael Rooker, dans le rôle d'un raciste belliqueux et incontrôlable. Son frère, qui se trouve avec les autres survivants, n'apparait que comme sa copie plus "raisonnée". Ce problème de personnages caricaturaux et/ou inutiles va s'amplifier toute la saison avec le Dr Jenner du season finale ou encore  Jim. Le premier représente le scientifique torturé et le second la pauvre âme agonisante d'une morsure de zombie... C'est là un des plus gros handicaps de la série télé : en s'éloignant de l'excellente trame originelle et en essayant de créer un nouveau parcours, les scénaristes tombent successivement dans le déjà-vu - on pense à l'agonie de Jim qui renvoie furieusement et en beaucoup moins convaincant à celle du personnage de l'Armée des morts - puis dans le ridicule - l'explosion du laboratoire du CDC comme un bon vieux Resident evil des chaumières, sans aucune justification plausible.

Plombé par son histoire qui s'égare et qui en devient insupportable, The Walking Dead affiche d'autres problèmes encore plus graves. Au premier rang de ceux-ci, les acteurs s'avèrent tous plus insipides les uns que les autres. La palme revient à Sarah Wayne Callies incarnant Lori Grimes, qui devient juste horripilante dès l'épisode deux... On savait déjà qu'elle jouait mal grâce à Prison Break, mais sa constante expression d'étonnement et son non-jeu d'acteur achèvent de convaincre qu'elle s'est trompée de carrière. Mais qu'elle se rassure, Jon Bernthal dans le rôle de Shane ne fait pas mieux ou presque. Soyons honnête, il a le mérite de jouer la colère et l'abattement.  Un exploit lorsque l'on voit l'expression constamment figée qu'il affiche en permanence. Même Andrew Lincoln déçoit. On se rend vite compte que le sentiment de désespoir qu'il donne à son personnage dans le pilote est en fait le seul qu'il sera capable de transmettre dans cette première saison... Seul Steven Yeun et Jeffrey DeMunn dans les rôles respectifs de Glenn et Dale s'en sortent bien. Tout le casting constitue une succession d'erreurs plus aberrantes les unes que les autres... Le désastre pourrait s'arrêter là... Mais non. Non content de nous infliger un jeu d'acteurs médiocres et une histoire aussi trépidante que le dernier épisode de Derrick, les scénaristes ont voulu se préoccuper de la fibre "émotion" de la série... A l'arrivée, cette volonté se transforme en grand n'importe quoi dont le point d'orgue se voit constituer par les adieux fleuves à Jim dans le cinquième épisode. Le message est tellement lourd et appuyé qu'il en devient ridicule. De plus, en choisissant de ne pas abattre le triangle amoureux d'emblée, les créateurs de la série embourbent leur création dans un méli-mélo amoureux qui lasse très rapidement à cause des sempiternelles scènes entre Lori Grimes et Shane. On comprend vite l'intérêt d'avoir supprimé l'un des personnages dans le matériel d'origine.

Que reste-t-il donc à sauver ? Il restera peut-être le bon script de l'épisode quatre - Vatos - où le retournement de situation du milieu surprend avec humour le téléspectateur et contourne les poncifs du genre, et où la scène de fin nous tire quelques frissons. Ce n'est pas un hasard si c'est Kirkman lui-même qui l'a scénarisé... Une bien maigre consolation en regard du final consternant de médiocrité de la première saison...

40

Plébiscitée grâce à son sujet en vogue - apocalypse et zombies - et peu traitée à la télévision, The Walking Dead s'avère un naufrage total: acteurs calamiteux, scénario bancal, scènes ridicules, personnages caricaturaux et inutiles que deux épisodes honnêtes ne peuvent rattraper. La saison s'achève dans la médiocrité la plus totale, digne d'une série Z et qui n'a d'autre but que de prouver définitivement au téléspectateur qu'il ne s'agit pas là de l'adaptation d'une excellente série de comics. La saison 2 est prévue pour l'été prochain. Ce sera sans nous, surtout que HBO et son Game of Thrones seront passés par là...

Critique de publiée le 3 janvier 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Le pilote
  • Le script de l'épisode 4
  • Les effets spéciaux
  • Les maquillages
  • Yeun et DeMunn

Que faut-il oublier ?

  • Un casting catastrophique
  • Une histoire qui sombre dans l'ennui
  • Des scènes ridicules
  • Des personnages caricaturaux
  • Un final affligeant

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