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Critique du Roman : Déluge
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Critique du Roman : Déluge

Avis critique rédigé par Manu B. le jeudi 6 janvier 2011 à 1331

Première Fondation

"Toutes les ornières, toutes les crevasses de la chaussée étaient pleines d'eau. A chaque embardée, Lily, qui était confinée dans un double fond sous le châssis du camion, en prenait plein la figure, et cette saleté qui puait le pétrole s'insinuait sous l'adhésif collé sur ses yeux et sa bouche. Il pleuvait à verse sur Barcelone, et le martèlement de la pluie sur la carrosserie s'ajoutait au rugissement du moteur et aux bruits de fusillade plus lointains..."

Les hostilités commencèrent en 2012. Aux terriens s'opposèrent les éléments naturels, dont la pluie formait le plus gros de la troupe, tandis que l'arrière-garde venait des océans et la montée de leurs niveaux. Ils n'ont depuis pas cessé de s'élever.
2016, c'est la fin du calvaire de quatre otages qui étaient, pour les plus anciens, retenus prisonniers depuis près de cinq ans. Lily Brooke, capitaine américain de l'armée de l'air, Piers Michaelmas, officier de l'armée anglaise, Gary Boyle, scientifique de la NASA et Helen Gray, une simple touriste américaine peuvent enfin revoir le ciel de Barcelone après tout ce temps. Mais ce qu'ils voient n'est pas aussi réjouissant que ce à quoi ils s'attendaient. Il pleut. Il pleut des torrents et cette pluie n'a pas l'air de s'arrêter. De retour à Londres, ils n'ont pas le temps de se poser et de revoir leurs proches qu'une tempête conjuguée à une montée des eaux salines de la Manche remontent le long de la Tamise, menaçant du même coup de submerger les berges de la capitale anglaise...

Après l'américain Kim Stanley Robinson (Les Quarante signes de la pluie, 50° au dessous de zéro et 60 jours et après), c'est au tour du britannique Stephen Baxter de nous faire peur en nous plongeant dans ce futur où la terre nous fait boire la tasse.
Publié aux éditions Presses de la Cité, Déluge est le premier volet de ce futur désastreux à cause du dérèglement climatique. Du moins, c'est l'hypothèse de départ. Thandie Jones nous montrera que c'est beaucoup plus que ça.

Les montées des eaux, les tempêtes, les tornades, les afflux de réfugiés climatiques, on a tous lu ou vu ça, que ce soit dans les livres d'anticipation (la trilogie de Kim Stanley Robinson est un exemple) ou dans les films catastrophes (2012, Ah ah ah, Le Jour d'après ou autres blockbusters qui n'ont d'autre but que de divertir).
Après, la difficulté est d'être un tant soit peu crédible, pour se démarquer du schéma commun.
Stephen Baxter choisit de surfer sur une hypothèse reposant sur des articles de scientifiques parues dans New scientist et Science, celle des eaux fossiles/juvéniles. D'énormes quantités d'eau piégées et prêtes à se déverser dans l'atmosphère. Comme toujours, l'auteur est audacieux, et ses idées ambitieuses. C'est ce qui rend ses romans si passionnants.

Ici, en revanche, en comparaison avec ses autres œuvres, Déluge appartient plutôt aux romans spectaculaires où le divertissement est d'abord au rendez-vous
Comme pour Evolution où il réinventait de manière fantaisiste l'histoire du précambrien jusqu'au quaternaire, il se fonde sur des bases hypothétiques (et à vérifier). Cela ne l’empêche pas, dans le développement, d’essayer de faire preuve d'une grande rigueur scientifique pour décrire le long naufrage de l'humanité.
A partir de là, le voyage en vaut certainement la peine, grâce notamment à ses personnages (comparables dans une certaine mesure aux Cent Premiers de Trilogie de Mars de Kim Stanley Robinson) qui d'une façon ou d'une autre se trouvent au centre de l'action. On pourra aussi faire un parallèle lointain avec le cycle de Fondation décrivant la tentative de reconstruction d'une civilisation lorsque le chaos s'abat sur l'humanité. Ce sera plus clair dans la suite Arche (la Seconde Fondation).
Les images cataclysmiques sont saisissantes de réalisme (pour peu que vous connaissiez un tant soit peu les villes de Londres et de New York, les seules où est décrit le processus d'inondation en détails).

La conclusion de

Si scientifiquement Stephen Baxter a écrit des romans de bien plus haute volée que Déluge (il faudra lire Arche pour retrouver cela), ce roman comblera les attentes des amateurs d'histoires de désastres naturels, sans les mièvreries et les incohérences d'un Roland Emmerich.

2012, c'est du grand spectacle; Déluge c'est peut-être demain.

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