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L'Impératrice de Mijak >

Critique du Roman : L'Impératrice de Mijak

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 4 janvier 2011 à 15:33

Première génération

"Malgré ses deux lampes à suif, la cuisine était dans l'obscurité, et son atmosphère lourde de la puanteur de beurre de chèvre rance et de viande de bouc gâtée. Des araignées décoraient les coins de toiles maladives, amassant des nuées de mouches et de suce-sang..."

Dans un village des terres désolées du nord, la jeune fille de douze ans était née dans une famille pauvre. Un père violent et une mère totalement soumise ne laissaient planer aucun doute sur son avenir si les marchands n'étaient pas passés ce jour là. Sa beauté cachée sous la crasse n'avait aucune valeur pour sa famille. Elle en avait en revanche pour le marchand Abajai. Pour la première fois, quelqu'un s'intéressait à elle, la rendait humaine et précieuse. Mais enorgueillie par l'égard du marchand à son encontre, la gamine, nommée Fulie, n'avait pas compris qu'elle était devenue une esclave. Grave méprise car quand, arrivée dans la ville d'Et-Raklion, la capricieuse se rend compte qu'elle n'a qu'une valeur marchande, elle s'enfuit, se scarifie le visage et se dirige vers la caserne de soldats pour trouver une autre utilité à son existence...

Karen Miller a publié son premier roman en 2005 (Le Mage du Prince, 2008). Ont suivi une dizaine de romans, dont cinq ont déjà été traduits en France (Le Retour du sorcier, la suite du Mage du Prince).
L'Impératrice de Mijak est le premier volet d'une trilogie dont les deux premiers sont publiés sous nos latitudes par les éditions Fleuve Noir (à venir ces prochains jours La Reine et le Guerrier) avant la parution prochaine de The Hammer of god.
Difficile de trouver personnage principal plus antipathique.

Le schéma global manque quand même un peu d’originalité…
Dans la première partie, c'est un peu l'histoire d'une pauvre petite fille qui est née au mauvais endroit au mauvais moment. Elle vit dans la crasse, sous le joug de parents terribles: le père est un des Thénardier et la mère une chose insignifiante. Elle n'a donc personne sur qui compter pour espérer avoir seulement un avenir dans ce monde.
Et puis elle se fait remarquer par les deux marchands d'esclaves et la petite Cosette réussit à s'extirper de ce carcan familial. Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est qu'elle avait été achetée en tant qu'esclave et se prenait déjà pour ce qu'elle n'était pas en snobant déjà les autres esclaves. La réalité a tôt fait de lui remettre les pieds sur terre mais la petite peste s'enfuit de nouveau de cette prison (dorée, quand même) avant de revêtir les stigmates de son appartenance à la caste des esclaves.
De fil en aiguille, vous l'aurez compris, l'arrogante gamine va faire son petit bonhomme de chemin et aller très très haut dans la hiérarchie, bafouant les codes de l'honneur, de justice et de loyauté.

Fulie est une ambitieuse. Mais son orgueil la place encore au-dessus des autres à cause de son rapport au dieu des scorpions qui semble l'avoir choisie pour un dessein qu'elle comprend très bien. Son ascension fulgurante ne la rend que plus capricieuse, intransigeante, méprisante, sans pitié pour ce qui se place en travers de son chemin.
Etonnant de choisir un tel personnage comme héroïne. A côté, les hommes sont des lavettes qui n'ont rien de seigneurs ou de chefs de guerre.
Sans vouloir dévoiler la fin, on ne peut qu'apprécier la dernière partie.

ceci étant dit, à part les personnages, l'univers de Karen Miller est intéressant sur plusieurs plans.
Il offre d'abord un background assez riche, une histoire détaillée du domaine de Mijak. Ensuite, l'interaction entre pouvoir militaire et religieux qui tend à équilibrer les choses permet de moduler les rapports entre les différents protagonistes. Enfin, les actes du dieu sont tangibles. Il punit vraiment les hommes.

70

Premier volet d'une trilogie (d'une série?), L'Impératrice de Mijak cumule à la fois idées originales et schémas typiques de la fantasy.
On ne pourra cependant pas reprocher à Karen Miller de tirer à la ligne tant le roman est plein de rebondissements.

Mais qu'est-ce que le personnage de Fulie est insupportable !

Critique de publiée le 4 janvier 2011.

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