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Critique du Roman : Voyageurs
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Critique du Roman : Voyageurs

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 3 janvier 2011 à 0858

Voyageurs

"Ingénieur Goron:
D'après ce que m'ont appris les deux survivants, nous devons mettre au point une nouvelle méthode d'attaque contre Cowl. Les premiers du groupe ont emporté un générateur de déplacement à fusion pour crever l'interespace et fournir une source d'énergie. Ceci devrait permettre aux voyageurs ultérieures d'arriver au même endroit - l'imprécision du voyage temporel augmentant de manière proportionnelle à la distance chronologique à une source d'alimentation..."


Polly est une pute. Polly est une junkie. En plus, Polly n'a vraiment pas de bol parce qu'elle vient d'entrer dans une sale histoire bien malgré elle. Ou plutôt dans l'Histoire, qu'elle parcourt en sens inverse.
Mandée par une ancienne connaissance, Nandru, un ex agent de l'ONU pour retirer un objet à un endroit précis, Polly se retrouve à la fois traquée par un tueur génétiquement programmé nommé Tack (pas vraiment le frère de Tick), greffée d'une peau d'écailles sur le bras et des années dans le passé. Après un ou deux sauts temporels, elle sème le tueur qui est de nouveau reprogrammé par un Voyageur. De son côté, Tack comprend alors qu'il vient de poser le pied dans la guerre que se livrent des post-humains d'un futur éloigné. Or leur terrain de jeu n'est pas dans leur futur mais dans une période qui s'étend de de quelques siècles à des centaines de millions d'années dans leur passé...

Voyageurs est le deuxième roman traduit en France de Neal Asher, aux éditions Fleuve Noir coll. Rendez-Vous Ailleurs et récemment réédité aux éditions Pocket. C'est le seul roman qui a lieu en dehors des séries de l'auteur britannique (Polity, Agent Cormac et Spatterjay). Comme ses aînés (on pense notamment à Stephen Baxter et ses vaisseaux du temps), il fait une incursion dans l'un des thèmes immortalisés par H. G. Wells et Poul Anderson: le voyage dans le temps. Evidemment, sa personnalisation inclus une version plus impressionnante des Morlocks: la bête-tor est beaucoup plus terrifiante.

Quand on parle de voyage dans le temps, la référence qui vient à l'esprit est La Patrouille du Temps.
Ici, l'idée originelle est la même: le Voyageur Saphothere (Manse Everard) lutte contre les représentants de l'Umbrathane (les Exaltationnistes), des renégats du futur décidés à changer le passé. Du moins, c'est ce qu'on nous laisse croire au début du roman; l'explication viendra plus tard.
Mais autant Poul Anderson flirtait avec la poésie (on se souviendra du chagrin d'Othon le Goth dans La Rançon du temps) autant Neal Asher ne fait pas dans la dentelle avec d'une part sa bête-tor, une espèce de Gritche avec beaucoup de gueules et d'innombrables dents, et de l'autre Cowl, la tête pensante qui maîtrise la bête.
C'est à l'image de son roman: ça tue, ça tranche, ça dévore dans tous les sens. Il ne fait pas dans la finesse. Cependant, la sobriété du style rend son roman d'une grande efficacité, il imprime un rythme qui faisait défaut aux oeuvres de son aîné.

La conclusion de

Même si le fond est assez obscur (les explications scientifiques sont assez basses dans la courbe de probabilités), Voyageurs est un roman qui enchantera les amateurs de thrillers SF rythmés. Neal Asher ne s'embarrasse pas de fioritures et ne ménage pas ses personnages. Du bon divertissement.

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