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Rainbow >

Critique du Jeu de cartes : Rainbow

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 19 décembre 2010 à 19:18

La couleur tombée du ciel…

Lorsqu’un arc-en-ciel se forme avec les résidus pluvieux brillant sous l’ardeur chaleureuse des premiers rayons de soleil, un lutin malicieux se promène à chaque extrémité avec une marmite copieusement remplie de pièces d’or. Le trouverez-vous ?

Cartes colorées

Rainbow se présente sous un joli design avec une touche artistique rappelant sans en atteindre le talent, les estampes japonaises de Hokusai (1761 – 1849). Les soixante cartes numérotées de 1 à 6, en dix exemplaires chaque, remplissent correctement la boîte modeste de Rainbow. Si les illustrations (seulement six différentes) demeurent attrayantes, le matériel proposé demeure assez minimaliste.

Enchères en couleur

En jouant habilement ses cartes, il faudra marquer un maximum de points. On commence par distribuer les cartes équitablement entre tous les joueurs. Ensuite, on pose au centre de la table autant de cartes que de joueurs, ce sont les futures récompenses. En commençant par le joueur à gauche du distributeur, celui-ci abat soit une carte seule soit une combinaison, plusieurs cartes avec le même chiffre (trois 6 par exemple) ou une suite (3, 4 par exemple). Quand une combinaison est jouée, on doit  suivre celle-ci OU simplement se démunir d’une carte seule. Lorsque tout le monde a joué, on regarde la hiérarchie des cartes posées. Plus une combinaison comporte de cartes, plus elle est forte. En cas d’égalité, on départage avec les valeurs. Le joueur ayant posé la combinaison la plus forte choisit en premier une ou plusieurs cartes récompenses et ainsi de suite. Les cartes jouées par les joueurs deviennent les points pour la manche suivante. On assemble les cartes de même valeur par tas de deux qui forme un lot. La partie s’arrête quand deux joueurs n’ont plus de cartes en main.

Ça étincèle !

Rainbow se classe dans la famille appréciée des jeux de cartes asiatiques comme le Gang of four ou le Mah-jong. L’auteur Mito Sazuki (voir l’interview) s’inspire de ces références ludiques incontournables en sacrifiant la richesse des combinaisons à l’accessibilité. Rainbow garde le strict nécessaire avec trois combinaisons possibles. Cette simplicité facilite la compréhension et la maîtrise de petit jeu de cartes diablement malin. En effet, les cartes jouées pour acquérir les cartes Récompenses deviennent, elles-mêmes, l’enjeu de la manche suivante. Les joueurs se doivent d’apprécier l’investissement, presque le coût, à chaque tour. Une dépense en cartes superfétatoire hypothèque les chances de gain pour la suite de la partie. Comme on tient en main toutes ces cartes, on connaît les combinaisons potentielles qui composent notre jeu. Une réflexion stimulante accompagne le joueur sur la vingtaine de minutes que dure la partie, avec des choix cornéliens sur la pertinence de casser une combinaison forte pour remporter immédiatement un enjeu lucratif ou d’attendre une opportunité encore meilleure. Cette incertitude couplée à une fin de manche très tactique qui survient quand au moins deux joueurs n’ont plus de cartes en main, ajoute beaucoup de tension et de plaisir à un Rainbow efficace et intelligent. C’est avec l’enchaînement des parties que les joueurs découvrent ces subtilités tactiques étonnantes, le facteur aléatoire se dissipant au fur et à mesure. Un arc-en ciel très bien conçu !

Un défaut apparaît, les joueurs gauchers ont toutes les difficultés pour lire les chiffres inscrits sur les cartes. Dommage !

75

Rainbow s’apprivoise facilement et dévoile des finesses intelligentes avec l’accumulation des parties. On découvre différents aspects stratégiques qui enrichissent la mécanique accessible et fluide de ce dérivé des Gang of four ou du Mah-jong. Evidemment, on recherche le rapport avec l’arc-en-ciel et le lutin attendant au pied de celui-ci avec sa marmite remplie de pièces d’or. Mais contrairement à Nobunaga (voir la critique), l’absence de thématique ne gêne pas une pratique agréable et génère tout de même une bonne ambiance autour de la table. Une belle éclaircie après la pluie !

Critique de publiée le 19 décembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Jeu de pli asiatique
  • Accessible et fluide
  • Des finesses stratégiques
  • Illustrations réussies

Que faut-il oublier ?

  • Pas pratique pour les gauchers
  • Renouvellement limité

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