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Critique du jeu de cartes : Nobunaga [2010], par Amaury L.

Avis critique rédigé par Amaury L. le dimanche 19 décembre 2010 à 08h20

A la guerre, on compte ses cartes…

Japon, 16ème siècle, après l’assassinat du shogun Yoshiteru Ashikaga en 1565, le puissant daimyo Oda Nobunaga le remplace par une marionnette à sa botte, le frère de Yoshiteru, Yoshiaki Ashikaga. Celui-ci avec l’aide des moines bouddhistes manipulant les arts magiques, de daimyos jalousant la force militaire de Nobunaga, tente de se débarrasser de l’étreinte étouffante de son daimyo. Y parviendra-t-il ?

Un daimyo qui a des cartes…

Nobunaga contient uniquement des cartes représentant les différentes maisons engagées dans la bataille. Six belligérants se présentent en dix exemplaires chaque. On trouve la maison des Usegi, des Mouri, des Takeda, des Asai, du daimyo Ashikaga Bakufu et le temple Hongan. Toutes les cartes possèdent deux chiffres dans le coin supérieur gauche qui indiquent les points de prestige gagnés au cours d’une bataille victorieuse. On termine par deux cartes recto / verso Nobunaga ou joueur actif et une règle en japonais. La traduction en anglais est disponible sur Internet heureusement. Les illustrations soignées de Mila Aizawa (voir interview) procurent un charme exotique indéniable.

La bataille des cartes…

Recevoir du prestige en remportant des batailles, voici l’objectif des chefs militaires à la solde de Nobunaga que vous êtes.

Le jeu dure deux campagnes.

A chaque tour, les joueurs choisissent une carte parmi celles dévoilées (nombre de joueurs plus un). La carte restante est attribuée à Nobunaga. Quand celui-ci reçoit dépendant du nombre de joueurs un total suffisant, il déclenche une campagne militaire. En commençant par le joueur actif, on livre combat contre une maison présente auprès de Nobunaga. Tous les joueurs montrent leurs cartes de cette maison, ceux qui en possèdent le plus reçoivent une récompense (indiquée par la carte). On fait ainsi pour toutes les maisons présentes. La campagne se termine quand plus aucune maison n’est présente. Nobunaga reçoit aussi des récompenses s’il se trouve parmi les meilleurs. La partie se termine lors de la seconde campagne. Le joueur avec le plus de points l’emporte sauf si Nobunaga possède davantage de prestige, alors tout le monde perd.

Ça ne fait pas un carton…

Nobunaga repose sur une mécanique de pioche très abstraite qui n’aide pas les joueurs à s’immerger dans la thématique pourtant attirante. On se contente de récupérer des cartes de différentes maisons avec l’espoir de faire partie des joueurs majoritaires lors du décompte provoqué par le déclenchement d’une campagne. Le combat se résume à seulement posséder plus de cartes que les autres, cela reste léger en regard du texte d’introduction savoureusement belliqueux. Certes, avec l’enchaînement des parties, on remarque les subtilités ingénieuses du jeu avec un dilemme constant, quelle carte Maison choisir, laquelle doit être attribuée à Nobunaga ?

Nobunaga demeure froid, même avec de la pratique et ne séduit pas un public familial qui reste insensible, voire imperméable, aux mécanismes proposées. Pourtant, une finesse stratégique s’instaure avec une meilleure maîtrise de Nobunaga. On essaie de repérer les cartes Maison choisies par ces adversaires afin de connaître leur force et leur faiblesse. A tout moment, la possibilité de devenir Premier Joueur élargit les choix lors de la pioche de carte mais amenuise le contrôle sur celle attribuée à Nobunaga. Une justesse dans la prise de ces décisions accroît vos chances de bien figurer lors des campagnes. Mito Sazuki (voir interview) délivre un jeu intelligent qui génère toutefois une ambiance minimaliste, au regard de la thématique prometteuse. Malgré des qualités évidentes, Nobunaga malheureusement ne fait pas l’unanimité autour de lui, loin de là.

La conclusion de à propos du Jeu de cartes : Nobunaga [2010]

Amaury L.
63

Nobunaga malgré de réelles qualités intrinsèques n’acquiert que modestement les louanges des participants. Les mécaniques proposées n’engendrent pas l’ambiance souhaitée dans un jeu d’affrontement, qui « dégénère » en jeu de majorité. On espérait plus de « vie », plus de chaleur, ce qui n’est pas absolument pas le cas. Nobunaga repose sur un ensemble froid, aussi bien mécaniquement que thématiquement. Toutefois, les amateurs de jeux de cartes intelligents trouveront quelques motifs de satisfaction. Un shogun « enraillé » !

Que faut-il en retenir ?

  • Fluide et simple.
  • Subtil stratégiquement.

Que faut-il oublier ?

  • Brrr, que c’est froid.
  • Pas en accord avec le thème.
  • Rebutant pour beaucoup.

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