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Critique de la Bande Dessinée : Tirs amis
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Critique de la Bande Dessinée : Tirs amis

Avis critique rédigé par Nicolas W. le mercredi 8 décembre 2010 à 2313

Crimes de guerre

Critique du Tome 1 : Sur le Terrain

Critique du Tome 2 : Le Corps d'un journaliste

Critique du Tome 3 : Travaux publics

"Je me suis dit que c'était plus sûr d'être envoyé dans une opération de "maintien de la paix" en Afrique ou autre, que d'affronter deux fois par jour les douches de Durfee. Et l'idée d'une guette totale ici, dans ce pays ? Même avec ces cinglés des milices qui recrutaient tous ceux qu'ils pouvaient, c'était simplement impossible. Quelqu'un les arrêterait avant qu'ils n'aillent trop loin."

Travaux publics constituait le troisième tome de la surprenante série DMZ. On y découvrait avec Matty Roth les dessous d'une entreprise de reconstruction peu recommandable ainsi que les terroristes qui la combattaient. Remis de cette douloureuse expérience, le journaliste doit couvrir le procès du caporal Stevens de l'armée américaine ainsi que quelques autres soldats impliqués dans une tragique "bavure" : le Massacre du Jour 204. Confronté directement au caporal mais aussi aux victimes de ce drame, Roth tente une fois de plus de faire éclater la vérité sur cet événement funeste...

Pour ce volume, Brian Wood s'attaque aux crimes de guerre ainsi qu'à leur jugement. Forcément imprégné par l'actualité de la guerre en Irak, l'américain nous fait découvrir les deux facettes du drame. D'abord, celui des soldats coupables du massacre par l'intermédiaire du caporal Stevens. Pourtant, en lieu et place d'un monstre, on découvre un homme brisé et pathétique. Pas vraiment ce que l'on imaginerait de prime abord... De même, son supérieur, Nunez, s'avère aussi belliciste que convaincu de son bon droit, allant même jusqu'à croire ses propres mensonges. Et puis, il reste les victimes, les habitants de la DMZ qui réclament justice... Au travers de Tirs amis, Wood démontre que le délicat sujet du crime de guerre ne se résume pas à un coupable désigné qu'on doit exécuter. Les deux militaires présentés, aussi éloignés l'un de l'autre soient-ils, s'avèrent de brillantes réussites. Au travers d'eux, le scénariste se livre à un réquisitoire contre l'armée qui forme et entraîne des jeunes voués à perdre les pédales une fois confrontés à la réalité de la guerre. C'est aussi envers une chaîne de commandement perverse et calculatrice que se dirige le brûlot de Brian Wood. Bien évidemment, les victimes se révèlent manipulées par les autorités... De ce fait, la parodie représentée par le procès de guerre n'apparaît que plus amère...

Encore une fois, on constate que l'auteur est extrêmement doué pour faire évoluer ses personnages mais aussi en créer d'autres tout aussi intéressants l'espace d'un arc scénaristique. Il possède aussi cette capacité à analyser un problème complexe avec une lucidité et une empathie remarquable. Le point fort de ce tome revient naturellement au caporal Stevens, figure tragique qui n'est pas sans rappeler Amina dans Travaux publics. Non content de cela, l'auteur nous offre une excellente intrigue de fond dans Tirs amis dont la fin marque durablement le lecteur. Pour la partie dessin, Riccardo Burchielli accomplit un travail remarquable dont les planches en noir et blanc du massacre sous une pluie battante s'avèrent sublimes. Seul bémol, le changement - l'espace d'un chapitre/numéro - de dessinateur au profit de Kristian Donaldson dont le travail a plus de mal à convaincre.

"De nouvelles blessures vont-elles vraiment remplacer les anciennes ? Mais quelles blessures ? Celles d'une poignée de soldats exécutés après un verdit de "culpabilité"? Ou celles d'une ville sombrant dans le chaos si on les déclare "non coupables" ?"

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Nouvelle réussite pour Brian Wood, Tirs amis affirme la tendance de l'américain à disserter sur des sujets brûlants. Grâce à des personnages savamment construits et à une acuité politique remarquable, ce nouveau volet de DMZ maintient le niveau d'excellence d'une des séries phares de Vertigo.

Que faut-il en retenir ?

  • Le thème du tome
  • Les personnages introduits
  • L'évolution des protagonistes
  • Le dessin de Burchielli
  • L'intrigue principale
  •  

Que faut-il oublier ?

  • Le changement de dessinateur

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