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Critique de la Bande Dessinée : La Ferme des Animaux
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Critique de la Bande Dessinée : La Ferme des Animaux

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 5 décembre 2010 à 1643

La révolution des Fables

Critique du Tome 1 : Légendes en Exil

"Tu ferais mieux d'en prendre ton parti, Rose, car tu n'y couperas pas. Deux fois par an, je monte voir la communauté des Fables résidant à la Ferme. Ce ne sont pas des vacances, mais du travail. Et tu vas me donner un coup de main. Que ça te plaise ou non, je te garantis que tu vas trimer."

La Ferme des Animaux prend place juste après Légendes en exil. Alors que le mystère de la disparition de Rose Rouge est résolu, celle-ci part à la Ferme avec sa sœur, Blanche-Neige, pour accomplir des travaux d'intérêt général. Cette Ferme regroupe toutes les Fables qui n'ont pas l'apparence humaine, soit par choix, soit par l'impossibilité pour eux de s'offrir un trompe-l'œil magique. Pourtant, lors de leur trajet, Blanche et Rose s'interrogent sur l'absence de communication récente entre les deux communautés. Elles ne se doutent pas encore qu'une révolution se trame...

Bill Willingham nous avait précédemment convaincus en plantant un univers au potentiel énorme et aux personnages forts - le grand méchant loup en tête -, mais dans ce second tome, il explore non seulement certains non-dits du précédent volume mais déploie un formidable talent pour jongler entre le comique et le dramatique. C'est tout d'abord l'escapade à la Ferme qui réserve de bonnes surprises avec la découverte des autres petits cochons ou encore du tigre Shere Khan. C'est toujours un bonheur que de redécouvrir ces héros de notre jeunesse sous un jour adulte et aux antipodes de ce que l'on nous a toujours servi. Mais c'est définitivement le contexte de ces retrouvailles qui achève de convaincre le lecteur. Willingham nous convie à une révolution, rien de moins. Menée par Boucle d'Or, on ne peut s'empêcher de sourire devant la transposition d'un acte si adulte et moderne sur des personnages de contes. C'est avec un plaisir non dissimulé qu'on se plonge dans ce groupuscule aux accents bolchéviques. Réunions secrètes, complots et emprisonnement des ennemis du peuple, tout y passe. Pour autant, le récit ne s'aborde pas sous un angle purement comique. Comme dans le volume précédent, ce putsch s'envisage très sérieusement par l'auteur. Ce n'est que le décalage entre personnages et situations qui engendre l'effet comique. Ainsi, le bémol du précédent volume concernant la banalité de l'enquête policière n'est plus de mise. Cette fois, on s'étonne et on s'amuse. Plus surprenant, les dernières pages nous prennent aux tripes, nous émeuvent. Bill Willingham n'a pas l'intention de tomber dans la happy-end et n'hésite pas à tuer ses personnages. Avec Fables, nul n'est sûr de survivre, d'autant que la peine de mort s'avère bien présente.

La Ferme des Animaux offre aussi une réflexion sur ces différences pointées du doigt entre Fables animaux et Fables humains. On se rend compte que la richesse permet à certains de vivre dans le monde des hommes et les autres ne peuvent qu'en rêver. Finalement, et même si l'auteur ne fait jamais de ce thème un fer de lance de son récit en préférant nous divertir et travailler ses personnages, cela prouve que rien n'est gratuit. On dénichera aussi une certaine nostalgie des Fables exilées qui veulent prendre les armes pour reprendre leur pays. Comme tous les opprimés. Du coup, les protagonistes du récit nous apparaissent plus proches... Bien entendu, les autres héros de Légendes en exil passent un peu au second plan. On pense à Bigby Wolf ou à Barbe Bleue... Mais ce n'est que pour mieux se concentrer dessus par la suite. Côté dessin, Mark Buckingham remplace Lan Medina. Bien que ce dernier lui reste supérieur, Buckingham accomplit un travail de qualité tout à fait dans le ton de la série. Mentionnons également les couvertures de James Jean, tout simplement superbes.

"Je le fais parce que c'est un acte politique fort. Il symbolise le fait que nous sommes tous égaux. Il n'existe pas d'espèce supérieure. Ours, humain ou hérisson, il n'y a pas de différence... Même dans les aspects les plus intimes de notre vie... Sinon nous sommes tous des oppresseurs."

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Avec ce second tome aussi réjouissant que maitrisé, La Ferme des Animaux confirme tout le potentiel que laissait entrevoir Légendes en exil. Original et audacieux, Fables a tout de la série culte en devenir. Et ce n'est pas le troisième volume intitulé Romance qui viendra nous contredire...

Que faut-il en retenir ?

  • La révolution transposée sur le conte
  • Le destin sans compromis des protagonistes
  • Les personnages toujours plus fouillés
  • Le dessin de Buckingham
  • Les couvertures de James Jean

Que faut-il oublier ?

  • Quelques personnages passent au second plan

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