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Critique du Film d'animation : Royaume de Ga'Hoole - la légende des gardiens
Royaume de Ga'Hoole - la légende des gardiens >

Critique du Film d'animation : Royaume de Ga'Hoole - la légende des gardiens

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 5 décembre 2010 à 1631

Des combats très chouettes (humour de répétition)...

Après les zombies, les spartiates et les gardiens, Zack Snyder s'est imposé aux yeux du public comme un cinéaste geek, dont la plus grande force se situe dans l'amour affiché qu'il porte aux oeuvres qu'il adapte, et qu'il tente de retranscrire le plus fidèlement possible sur le média cinématographique. C'est pourtant également sur ce même point que l'on pourrait également lui repprocher sa principale faiblesse, et ainsi trouver à redire sur son travail ; en effet, si sa capacité à retranscrire une oeuvre sur grand écran peut s'apparenter à une véritable réussite, elle ne permet pourtant pas de faire de lui autre chose qu'un technicien très talentueux. On aimerait donc que Snyder se détache de sa culture geek pour mettre en scène un scénario original, et ainsi nous permettre de voir ce qu'il peut exactement avoir dans le ventre une fois libéré d'une oeuvre référencielle. Mais ce n'est pas son quatrième long-métrage qui permettra de pouvoir enfin savoir ça.

En effet, après un remake et les deux adapations de comics, Zack Snyder s'est attelé à la transcription cinématographique d'un roman jeunesse : Les Gardiens de Ga'Hoole de Kathryn Lasky met en scène des chouettes aux comportements anthropomorphiques impliqués dans une guerre destinée à imposer la supériorité raciale d'un groupe de volatiles sur le reste du monde. N'étant pas à l'origine du projet, Snyder n'a été rattaché au film que bien plus tard, alors que les animateurs des studios Animal Logic (à qui l'on doit déjà Happy feet) avaient énormément travaillés sur les divers décors et autres techniques d'animation. Il apparaît pourtant assez rapidement que Snyder n'a pas été, dans cette histoire, qu'un simple homme de paille uniquement destiné à coller un nom prestigieux sur une affiche ; il suffit de voir, notamment, la mise en scène des nombreux combats, ainsi que l'utilisation des ralentis, pour être certain que le réalisateur s'est entièrement approprié le projet.

C'est d'ailleurs a priori cette appropriation par un réalisateur issu du cinéma live qui transcende véritablement le rendu visuel du film. Ainsi, au delà de l'incroyable performance des techniciens d'Animal Logic, avoir un metteur en scène se préoccupant des aspects "photographiques", des rendus lumineux et, par extension, de tout l'aspect photo-réaliste, permet au Royaume de Ga'Hoole d'atteindre un nouveau palier dans le mimétisme de la réalité. Jamais, auparavant, un studio n'avait réussi à atteindre ce stade de qualité technique et, pour la première fois, le géant Pixar s'est trouvé techniquement surpassé par l'un de ses concurrents. D'une manière générale, Le royaume de Ga'Hoole est une véritable claque visuelle, un bonheur des yeux durant une heure et quarante minutes ne dénotant d'aucune fausse note, que ce soit dans les moments les plus communs (les passages dans l'arbre) comme dans les passages les plus remarquables (l'orage, la bataille finale).

Techniquement, la réussite visuelle est d'autant plus flagrante que les qualités du film quant à l'animation sont simplement exceptionnelles. Les caractéristiques physiques des chouettes, notamment l'effet donné à leur plumage pendant les séquences de vol, ainsi que le rendu donné aux divers paysages (les plus féériques comme les plus terrifiants), font parti des ingrédients qui tendent à donner au Royaume de Ga'Hoole un aspect réaliste particulièrement réussi. Là-dessus sont greffés nombres d'ingrédients relevant de l'anthropomorphisme, tels les expressions faciales des chouettes ou les armements et accessoires utilisés pour se battre. Ajoutons à cela un casting vocal très classieux (Geoffrey Rush, Sam Neill ou Helen Mirren, entre de nombreux autres), et Le Royaume de Ga'hoole peut se vanter d'être une réussite technique - et technologique - indéniable, très bien mise en valeur par une mise en scène efficace, bien que sans génie, qui donne au film un rythme soutenu.

Maintenant, à côté de ce plaisir visuel indéniable, force est de constater que Le royaume de Ga'Hoole laisse complètement indifférent. L'histoire racontée, sans être inintéressante, manque tout de même cruellement d'ambition et d'originalité ; pour résumer synthétiquement, nous sommes ici en présence d'un Harry Potter-like, avec des chouettes dans le rôle des apprentis-sorciers (et Harry Potter, ce n'est pas non plus de toute première fraicheur niveau originalité). Le scénario, très convenu, peine ainsi à faire naître un semblant d'intérêt chez quiconque sera un tant soit peu habitué à ce style de spectacle. De plus, bizarrement, certains éléments de l'histoire sont complètement passés sous silence malgré leur importance, à l'image de ce fameux matériaux magique qui permet de paralyser et d'affaiblir les chouettes (et qui sert pourtant de pivot à tout le scénario). D'ailleurs, d'un point de vue plus général, on ne sait même pas dans quel type de monde s'inscrit l'histoire.

Ce constat est d'autant plus plombant qu'aucun élément structurel ne vient compenser cette carence : les personnages font preuve d'une grande fadeur, les dialogues sont très insipides, les rares touches d'humour tombent lamentablement à plat. De plus, en voulant ouvertement viser un public familial et rester accessible aux spectateurs les plus jeunes, Zack Snyder et ses deux scénaristes passent ouvertement à côté de thématiques intéressantes, et notamment cette volonté de conquète liée à la supériorité raciale qui motive les méchants. Le fait que le film ne s'adresse à aucun public particulier est d'autant plus visiblement dans les scènes de batailles, où chaque mort semble victime d'une fausse-coupe parfois maladroite ; étant donné la nature même du scénario, il aurait peut-être été plus pertinent de viser un public plus adultes, et ainsi risquer un PG-13, pour pouvoir obtenir quelque chose de plus abouti. Tel quel, Le Royaume de Ga'Hoole souffre d'une vrai platitude.

La conclusion de

Les Gardiens de Ga'Hoole est une véritable claque visuelle, doté d'une esthétique sublime parfaitement mise en valeur par une technique sans faille. Transcendé par la mise en scène de Zack Snyder, le film est le premier à réussir à faire mieux que le géant Pixar sur un plan purement formel, et ainsi aller encore plus loin dans le photo-réalisme. Il est donc dommage, au final, que le fond ne soit pas à la hauteur de la forme, et que le long-métrage soit doté d'un scénario archi-bateau, prévisible en tout point et plutôt creux pris dans sa globalité. Harry Potter avec des chouettes, avouons que ce n'était pas l'idée du siècle...

Que faut-il en retenir ?

  • Une esthétique superbe,
  • Techniquement très abouti,
  • Une mise en scène efficace,
  • Fait preuve d'un rythme soutenu,
  • Un casting vocal classieux.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario très convenu,
  • Des personnages peu attachants,
  • Un vrai manque en émotions,
  • Tente de cibler tous les publics.

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