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Critique du Roman : Léviathan
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Critique du Roman : Léviathan

Avis critique rédigé par Nicolas W. le vendredi 3 décembre 2010 à 2346

Machines ou Animaux ?

"Alek revient à son bureau avec le sourire et fit avancer la cavalerie. La bataille atteignait son point culminant : les mécanopodes autrichiens avaient achevé leur bombardement, il était temps pour les chevaux de plomb d'éliminer les Français, en grave infériorité numérique. Il avait mis toute la soirée à monter cette attaque en s'inspirant d'un manuel de tactique impérial dérobé dans le bureau de son père."

1914. L'archiduc d'Autriche François-Ferdinand et son épouse visite officiellement le royaume de Serbie. Empoisonnés lors du dîner, leurs morts donnent le point de départ de la plus grande guerre que le monde ait connue. Le fils de l'archiduc, Aleksandar, se voit contraint de fuir avec le comte Volger à bord d'un mécanopode Stürmganger - une sorte de bipode de combat - pour rejoindre un territoire neutre, la Suisse. De son côté, Deryn Sharp, fille de militaire, tente d'intégrer l'Air Service britannique. Malgré un incident de parcours, elle monte à bord d'une énorme création Darwiniste, le Léviathan. L'immense aéronef biologique voyage vers Constantinople pour mener à bien une mission secrète. Les deux adolescents ne se doutent pas encore que le destin va les réunir.

Scott Westerfeld fait partie de ces auteurs américains plus connus pour leur œuvre jeunesse qu'adulte. Si nous avons eu droit au dyptique Succession ou à L'I.A. et son double, c'est surtout dans la collection Pocket Jeunesse qu'il s'est fait remarqué avec les séries Uglies et Midnighters. Plus récemment, l''écrivain a débuté une trilogie steampunk prenant pour cadre la première guerre mondiale en redéfinissant les protagonistes en deux groupes, les clankers et les darwinistes. Léviathan constitue le premier volume d'une trilogie qui commence de fort belle manière.

Le récit de Léviathan prend place lors de l'éclatement de la première guerre mondiale. Pourtant, on comprend rapidement qu'il ne s'agit pas d'un banal livre d'histoire. L'archiduc n'a pas été tué par un étudiant Serbe mais a été empoisonné, il a un fils et surtout il fait partie des Clankers. Très vite, on apprend que l'Europe se scinde en deux courants de pensée : d'un côté ces Clankers, des nations qui ne jurent que par la mécanique et construisent à tour de bras des zeppelins, des aéroplanes et surtout des mécanopodes; de l'autre les Darwinistes, dont la découverte de l'ADN - ou "fils de vies" - a permis de manipuler les espèces et de fabriquer sur mesure des créatures capables de  remplacer les machines. Parmi les nations darwinistes, on compte la France, la Russie, la Grande-Bretagne ou encore la Serbie. Naturellement, les Clankers sont les empires allemand, austro-hongrois et ottoman. C'est ce cadre très particulier qui scotche le lecteur grâce aux créatures et machines imaginées par l'auteur. Scott Westerfeld se fait plaisir et nous avec. Entre les bipodes de guerre allemands et les aéronefs biologiques anglais, on découvre des créations fascinantes. Le morceau de choix s'avère bien entendu être le Léviathan. Immense organisme ressemblant à une baleine et dont les cavités servent de quartiers à l'équipage tout en abritant un véritable écosystème avec ses chauve-souris à fléchettes, ses faucons ou encore ses ruches. On comprend mieux le choix d'un nom mythologique pour le nommer. L'autre atout de cette histoire, c'est l'exactitude des faits historiques. Outre les modifications uchroniques, on retrouve le déroulement des premiers événements de la Grande Guerre ainsi que de nombreux faits historiques sur la vie de François-Ferdinand. De même, on croise des personnages célèbres tels que la petite-fille de Darwin ou encore lord Churchill. Le contexte de Léviathan s'affirme comme une totale réussite et explique de façon aussi simple qu'intelligente l'escalade de l'été 1914.

Côté personnages, les deux acteurs principaux que sont Deryn et Aleksandar constituent respectivement l'archétype de l'individu issu d'un milieu populaire et qui souhaite réaliser l'impossible et celui  du jeune aristocrate qui doit prouver ses capacités. Rien de vraiment original mais ils dégagent un capital sympathie assez important pour s'attacher le lecteur. Pour une œuvre de divertissement jeunesse, c'est déjà beaucoup. Les personnages secondaires remplissent parfaitement leur rôle, la palme revenant au Comte Volger et au Dr Barlow. De plus, on reste dans le cadre d'un récit initiatique au déroulement certes assez prévisible mais diablement efficace et entraînant qui fait de Léviathan un véritable "page-turner". Pour ne rien gâcher, une série de dessins s'immisce au sein des différents chapitres et permet de se représenter les principales créations sorties de l'imaginaire de Westerfeld. L'illustrateur Keith Thompson accomplit un travail impeccable dont la carte de cette Europe fantasmée s'avère le point d'orgue.

"Une gigantesque bête volante émergeait des nuages derrière elle. Sa peau argentée miroitait au soleil. La créature était colossale - plus imposante que la cathédrale Saint-Paul, plus longue que le dreadnought Orion qu'elle avait vu sur la Tamise la semaine précédente. De forme cylindrique, elle ressemblait à un zeppelin mais ses flancs hérissés de cils palpitaient doucement, et une nuée de chauve-souris et d'oiseaux symbiotiques l'environnait."

La conclusion de

Excellente surprise, Leviathan affirme le talent indéniable de Scott Westerfeld. De par son cadre uchronique véritablement réussi, de son aventure menée tambour battant et de ses personnages attachants, ce premier volume ouvre la trilogie steampunk de l'américain de manière fort enthousiasmante. En attendant la sortie du second tome (annoncé pour Septembre 2011), Béhémoth, jeunes et moins jeunes, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

Que faut-il en retenir ?

  • Un cadre réussi
  • Les références historiques
  • Des personnages attachants
  • Une histoire entraînante
  • Les illustrations de Keith Thompson

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire prévisible
  • Des personnages simplistes

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