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Critique de la Bande Dessinée : Le Corps d'un journaliste
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Critique de la Bande Dessinée : Le Corps d'un journaliste

Avis critique rédigé par Nicolas W. le jeudi 11 novembre 2010 à 2312

Une nouvelle tribu

Critique du premier tome en suivant ce lien.

"La milice de Tompkins Square aime nous envoyer des tirs de mortiers de temps en temps. Des chamailleries de territoires qui datent d'avant mon arrivée. A chaque fois, on se plonge dans le noir pour saper leur perception de profondeur. La plupart de leurs tirs ratent. La plupart."

A la fin de Sur le Terrain, nous avons laissé Matthew Roth au cœur de la DMZ de Manhattan. Après avoir récupéré sa carte de presse, Matthew doit faire face à un nouveau défi. Enlevé par des membres de l'armée des états libres, il n'a d'autre choix que de devenir l'intermédiaire entre les rebelles et l'armée américaine. Pris entre le marteau et l'enclume, le reporter n'a cependant qu'un but, protéger ses nouveaux amis, les habitants de la DMZ.

Après une intéressante préface de Randall Blythe, nous retrouvons le scénariste Brian Wood pour ce second tome des aventures de Matthew sur l'île de Manhattan. Maintenant que Sur le Terrain a posé le décor et les principaux protagonistes, Wood développe un premier arc scénaristique en plaçant le jeune journaliste au cœur d'un jeu politique des plus délicats. Quelques surprises nous attendent dans cette histoire mais également quelques instants marquants, comme le bombardement qui ouvre ce numéro. L'auteur prouve à nouveau qu'il sait représenter la guerre et y plonger entièrement le lecteur. Plus que jamais, les causes du conflit nous sont clairement explicitées et le pouvoir de la presse réaffirmé. Brian Wood continue à critiquer virulemment la politique belliciste des Etats-Unis actuels et fait preuve d'une audace certaine en mettant en scène des éléments qui renvoient forcément au conflit irakien en cours (enlèvement de journaliste, attentat à la voiture piégée...). On apprécie aussi la réflexion sur les arts - lecture, musique, peinture - lorsqu'ils se libèrent de l'intérêt financier. Forcément plus purs et plus authentiques.

Ce qui ressort également, c'est la dimension humaine et individuelle de cette série dramatique. Au travers du numéro intitulé "Zee", Wood revient sur le passé du personnage et offre une histoire poignante et magnifique. Il décrit l'horreur des habitants piégés sur l'île mais aussi ce personnel médical dont Zee fait partie et qui subit de plein fouet les conséquences des attentats puis des combats. On redécouvre un personnage profondément humain et extrêmement attachant. Certainement la grosse réussite de l'album. Pour terminer, on a droit à un numéro un peu différent qui regroupe un descriptif par Matthew Roth, sous forme d'un guide comprenant des articles à propos de divers lieux, personnages et possibilités offertes par la DMZ. Comme pour "Zee", c'est l'occasion de s'intéresser aux petites gens, tous ces individus qui n'ont pas le droit à la parole d'habitude. Atypique dans sa forme, il n'en reste pas moins une réussite et une vibrante déclaration d'amour de Brian Wood à cette ville si particulière et cosmopolite. Au dessin, rien à ajouter si ce n'est que Riccardo Burchielli reste toujours aussi convaincant pour les cinq premiers numéros. Kristian Donaldson prend le relai pour "Zee" avec un trait légèrement moins sombre et moins accrocheur mais rien de déshonorant. Le dernier épisode est dessiné par Brian Wood himself qui se révèle véritablement doué sur ce plan également.

"Cet endroit est incroyable. La guerre nous redéfinit. Kelly dit que c'est la naissance d'un autre peuple, d'une nouvelle tribu. Pas des américains, ni même des New-Yorkais. Autre chose. Je sais que je serai là pour voir ça. Et je vous raconterai tout, le temps venu."

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Second tome et seconde réussite pour DMZ. Profondément humain et ne jouant pas la carte de la prise de position envers tel ou tel protagoniste, Le Corps d'un journaliste s'intéresse à la destinée de ces oubliés de la guerre qui ne désirent rien d'autre que survivre. Soyons certains que si les volumes suivants gardent le même niveau, DMZ a tout d'une série culte.

Que faut-il en retenir ?

  • L'intrigue principale de l'enlèvement
  • Les multiples personnages secondaires
  • Une tribune pour le petit peuple
  • Pas de prise de position
  • Un récit profondément humain

Que faut-il oublier ?

  • Une chute assez prévisible

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