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Critique de la Bande Dessinée : Les Naufragés
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Critique de la Bande Dessinée : Les Naufragés

Avis critique rédigé par Richard B. le samedi 30 octobre 2010 à 2007

Un album mineur

Du côté de la galaxie de Rosebund, sur la planète militaire Okkar, les Quatropes (créatures humanoïdes à quatre jambes) sont asservis par les bipèdes. Cependant, le temps de la révolution pourrait bien être arrivé. Zeland, un jeune Quatropes, est en effet doté de pouvoirs incommensurables. Son père voit donc en toute logique son fils devenir l’élu destiné à conduire son peuple vers la liberté. Afin de connaître l’ennemi et ses failles, Zeland va servir comme mécanicien sur un navire spatial sur lequel huit spationautes, tous  héritiers de grandes familles, doivent accomplir une mission expérimentale de deux mois.

Il est souvent de bon ton d’aimer Jodorowsky tant ce dernier a réussi à marquer l’univers de la bande dessinée et du cinéma de sa personnalité. Pour autant faut-il crier au génie dès que son nom apparait sur une œuvre? Quitte à décevoir les fans les plus assidus de l’auteur, ce premier tome d’Ogregod m’a paru bien trop convenu et stéréotypé pour sortir du lot. Si l’histoire de Jodorowsky, inspirée librement de « Deux ans de vacances » de Jules Verne,  se laisse lire sans trop d’ennui, elle ne passionne pas pour autant. En premier lieu, les méchants « humains » se trouvent être une trop grosse caricature de l’Allemagne Nazi, de même que son leader, pour se permettre de créer une quelconque tension. Comment éprouver de la crainte et voir un ennemi redoutable quand celui-ci fait plus figure de Clown maladroit qu’autre chose ? On se demande même comment ce dernier et son armée ont pu déjà vaincre et asservir toutes les autres planètes. Puis, en second lieu, le héros manque beaucoup de charisme (le traitement graphique n’y est pas pour rien) et on ne ressent aucune empathie envers le Zeland (ainsi que vers son peuple). Cela vient surement du fait que l’on nous balance très vite dans l’intrigue sans trop nous présenter ce qu’ils ont pu vivre auparavant.

Visuellement, là encore, je ne suis pas très convaincu. Janjetov ne manque pas de talent, il suffit de voir les superbes décors ou les incroyables engins pour s’en persuader, mais c’est plutôt dans son choix du traitement des personnages que je n’ai pas accroché. D'un côté, nous avons Zeland et son père qui sont traités par montage photo – on imagine très bien que Janjetov a passé son crayonné noir et ses couleurs par-dessus des photographies  – et de l’autre, il y a les personnages traités soit de manière épurée, soit sous forme de caricature, soit dans un trait réaliste. Bref, le mélange ne passe pas et on ne sait pas trop comment prendre l’ensemble. Au final, il peut se créer une forme de rejet face à ce parti-pris artistique.

La conclusion de

Ogregod T1, les naufragés est une déception. Si la couverture peut éveiller notre curiosité, si la trame du récit, traitée d’une autre façon, aurait pu être intéressante (même si classique), son traitement entraine qu’au final on reste assez hermétique envers cet album, surtout que le parti-pris visuel, lui non plus, ne convainc pas pleinement.

Que faut-il en retenir ?

  • Des jolis décors.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire trop caricatural,
  • des personnages non-charismatiques.

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