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Critique du Roman : Rue Farfadet
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Critique du Roman : Rue Farfadet

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 30 octobre 2010 à 1338

Enquête à Panam

"Martin. C'était son nom.
Martin le nain.
Il vivait en banlieue, à Saltrouville, dans une zone pavillonnaire de second ordre. Sa rue était un triste chapelet de maisons bâties sur le même moule, un cube posé sur un carré de pelouse. C'est simple, on se serait cru dans le catalogue des Maisons Bigre. Lui habitait page 23, le modèle "Harmonie", une mocheté dont il était, tenez-vous bien, le pro-pri-é-taire! Un aboutissement, en quelque sorte..."


A Panam, Sylvo Sylvain est l'un des uniques elfes de bois. Cela lui attire l'attention curieuse des passants; son teint olivâtre, son chapeau melon et le charme légendaire des elfes font le reste. Contraint à la solitude à cause de sa nature singulière, il est rapidement apparu évident qu'il devrait travailler en solo. Pas tout à fait cependant, puisqu'il joue en duo avec un pillywiggin, une espèce de petit feu follet arraché à une autre dimension et qui n'aspire à aucune publicité autour de son être. Ils sont donc détectives privés, Sylvo étant la partie émergée de l'équipe. Les enquêtes se limitent généralement aux adultères, ce qui leur permet de vivoter depuis trente ans à ce rythme. Le cas sur lequel ils travaillent aujourd'hui est un nain - marié - tout ce qu'il y a de banal qui aurait une aventure avec une humaine. En planque en bas de l'hôtel qui abrite le nain infidèle, Sylvo est témoin de l'un des attentats qui font trembler tout Panam depuis quelques mois. Au mauvais moment au mauvais endroit, il se retrouve malgré lui coincé dans les rouages d'un complot qui implique jusqu'aux plus grosses légumes de la ville...

Après Paul Beorn (La perle et l'enfant, Le hussard amoureux), Christine Cardot (Le Roi d'Ebène) et Sam Nell (Chevaucheur d'ouragan), les éditions Mnémos font une fois de plus confiance à un auteur débutant sur le format long en la personne de Raphael Albert. Rue Farfadet est son premier roman. C'est un polar qui a pour cadre un Paris du XIXe où tous les acteurs du Seigneur des anneaux vivent en plus ou moins bonne intelligence. Un premier roman décalé et aux références multiples à découvrir.

Et si la fantasy rencontrait le steampunk ?
C'est le postulat de départ de ce roman. Fantasy et steampunk. Raphael Albert, à la manière de Christophe Lambert qui invente des concepts a priori inconcevables, mélange les genres et les idées. La preuve que les aficionados des classifications vont s'arracher les cheveux dans les périodes à venir. Qu'importe, après tout, si le voyage est réjouissant.
C'est ici le cas avec cet elfe qui attire la sympathie du lecteur, à cause de son isolement et à cause de son passé dramatique. Son incompatibilité avec le reste des citoyens de Panam/Paris, son ami quasi invisible que ne connaissent qu'une poignée de gens de son entourage, son chapeau melon, son métier de détective... ça ne vous rappelle personne ? Tem, bien sûr ! Sylvo a des airs du célèbre personnage de Roland C. Wagner, des Futurs mystères de Paris.
Si Rue Farfadet n'a pas la profondeur (entre autres, le concept de psychosphère) de l'oeuvre de l'auteur de La balle du néant, il compense par son environnement original et amusant (en particulier la transformation des noms des lieux et des medias). D'autres références s'y cachent, saurez-vous les retrouver ?

Si le roman est bien écrit, on regrette cependant que l'enquête soit légèrement sommaire. Un ou deux rebondissements n'auraient pas été exagérés.
Peut-être l'auteur nous réservera une bonne surprise dans son prochain roman car on ne doute pas qu'il y a aura d'autres extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé. N'est-ce pas ?

La conclusion de

Etrange que ce roman aux limites des genres. Il fallait oser mettre des nains, des orques et des elfes dans le Paris du XIXe ! Mais le lecteur avisé ne se formalisera pas longtemps de cette apparente incompatibilité pour consacrer sa pleine attention à l'enquête de cet elfe des bois urbain. Avec la manière, en plus.

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