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Critique du Recueil de nouvelles : Looking for Jake
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Critique du Recueil de nouvelles : Looking for Jake

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 17 octobre 2010 à 1413

Looking for Jake (import)

China Miéville est l'auteur phare de la vague appelée "new weird". Celui qui a révolutionné la fantasy (au sens anglo-saxon du terme) est aussi le créateur d'un univers à mi-chemin de la SF et de la fantasy. Nouvelle Crobuson est son terrain d'expérimentation. Il a écrit trois romans qui décrivent la ville (Perdido Street Station) et ses alentours, allant même jusqu'aux confins du monde connu (Les Scarifiés et Le Concile de fer), où les lois de la physique ne sont plus les mêmes.

Au delà de cet univers, le plus Londonien des auteurs de fantasy est aussi attaché à sa ville et veut le faire savoir. C'est dans les nouvelles qu'il s'y exprime le mieux, même si elles souffrent d'une qualité inégale.

Looking for Jake entame de plus belle des manières le recueil avec cette histoire de Londres mystérieusement désert où le narrateur recherche Jake, qui a disparu comme beaucoup d'autres, alors que plus personne n'ose s'aventurer dans les rues. Le malaise est profond, l'atmosphère ténu, l'environnement baignant dans un drôle de clair obscur.
Coécrit avec Emma Bircham et Max Schaefer, the ball room est une nouvelle typiquement Kingienne. Racontée par un des veilleurs de nuit d'un magasin, c'est l'histoire d'évènements survenus dans la garderie d'enfants et spécialement la piscine à balles. La nouvelle la plus effrayante du recueil.
Reports of certain events in London, traduite dans le Bifrost n°53 (Compte-rendu de certains évènements survenus à Londres) est incontestablement la nouvelle la plus originale. China Miéville se met lui-même en situation de narrateur; il raconte ses mésaventures lorsqu'il reçoit un courrier qui n'aurait pas dû lui être adressé. Un thème assez Ballardien.

Dans la nouvelle suivante, familiar, il pousse le concept de Reconstruit à son paroxysme. Le familier d'un sorcier incorpore les éléments extérieurs pour survivre. Intéressant mais ennuyeux. Dans Details, Lovecraft s'invite à Londres. Un petit garçon doit apporter tous les jours la pitance à une dame complètement folle qui vit reclus dans sa maison. S'il glisse chaque fois son plat dans l'entrebâillement de la porte qui ne s'ouvre jamais en grand pour découvrir le visage de la femme, le gamin doit attendre qu'elle ait finit son repas. Il l'écoute à travers la porte déblatérer un discours incohérent. Un texte qui comblera les fans de Cthulhu.
La suivante, go between, raconte la paranoïa croissante d'un homme à qui on - mais qui ? - adresse des messages qu'il trouve dans des endroits aussi incongrus que le pain qu'il achète. Très Dickien, le texte illustre magnifiquement le concept de l'absurdité et de la folie.

Different skies ouvre sur d'autres horizons. Un vieil homme achète un carreau qu'il incorpore à la mosaïque de l'une des ses fenêtres. Il s'avère au bout de quelques temps que derrière le carreau se trouve un monde différent, en ruine et peuplé de créatures décharnées. La nouvelle an end to hunger s'intéresse à une idée plus moderne: internet. Un hacker s'acharne contre une multinationale au travers de son site internet.
C'est dans Jack que l'on retrouve enfin un texte lié à Nouvelle-Crobuzon. Jack est un bienfaiteur de Bas-Lag, un voleur réputé. Pour finir, le recueil s'achève avec the tain, une novella de 75 pages où l'on retrouve ici aussi l'idée d'une ville dans la ville. Un jour, tous les miroirs de la ville deviennent des portes vers un autre Londres inversé et tous les reflets des gens prennent vie. Ce texte pourrait avoir inspiré Lombres, dans une large mesure, mais un anti-Londres plus sombre, plus sanglant.

La conclusion de

Si China Miéville est talentueux sur le format long (The city and the city en est la meilleure illustration), il prouve aussi que le format court de la nouvelle lui convient aussi bien. Looking for Jake est un recueil de nouvelles qui regorge de jolis textes, certains hérités de H. P Lovecraft et d'autres de James Graham Ballard. Deux références pour le moins prestigieuses.

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