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Water Lily >

Critique du Jeu de société : Water Lily

Avis critique rédigé par Amaury L. le jeudi 30 septembre 2010 à 21:57

Princes des étangs, sautez !

Au royaume enchanté de la Princesse Lily, de grands mariages royaux s’annoncent. Trois jeunes et ravissantes grenouilles de haute noblesse aspirent à prendre époux. Les chevaliers Grenouilles concourent pour faire partie des trois élus. Une course où l’intelligence ainsi que la mémoire départagera les nombreux prétendants. L’étang, témoin de ces joutes batraciennes, s’emplit des milliers coassements générés par les partisans de chaque seigneur.


Pas de lézard dans le matériel…

Water Lily propose un matériel sobre dans la quantité et attirant par sa qualité esthétique. La boîte, le couvercle et le fond, font partie intégrante du plateau de jeu, comme pour Niagara pour ceux qui connaissent. Tous les composants assemblés, on obtient un effet visuellement réussi. Complété par vingt pions Chevaliers Grenouilles en bois (quatre par couleur), cinq jetons Couleur, un sac et des règles en six langues, Water Lily devrait séduire petits et grands.

Voici l’étang de la princesse Lily… (Photo éditeur)



Des règles claires comme l’eau de roche…

Le but du jeu est de devenir le chevalier qui marque le plus de points lors de l’arrêt de la partie. On dispose les pions Chevaliers dans un ordre prédéterminé par les cases Radeau du plateau Nénuphar. Chaque joueur reçoit secrètement une couleur tirée aléatoirement parmi les cinq jetons Couleur. A son tour, le joueur déplace n’importe quel pion Chevalier d’un nombre de cases égal ou inférieur à la hauteur à laquelle il se situe, toujours en avant et en diagonale.

Quand un pion Chevalier glisse sous le plateau Etang, il peut marquer entre zéro et quatre points. Le jeu stoppe quand une couleur a entièrement disparu sous le plateau Etang. En cas d’égalité, le pion le plus haut placé départage les joueurs.

Exemple : Tous les pions blancs sont sous le plateau Etang, la partie se termine. On compte les points. Blanc obtient, 6 points ; Bleu, 4 points ; Jaune, 6 points ; Vert, 7 points ; Rose, 7 points. Rose possède un pion sur le chiffre 4, il devance ainsi le Vert.


Petits sauts de grenouilles…


Water Lily ne manque pas d’ingéniosité grâce à l’inventivité d’un créateur réputé dans de divers domaines (artiste-peintre, illustrateur, créateur de jeux), Dominique Ehrhard. L’homme délivre depuis le début des années 90 régulièrement des nouvelles offrandes ludiques. On lui doit par exemple Condottiere, Marrakech (voir la critique sur le site), Sylla ou le Fantôme des McGregor

Water Lily se distingue par plusieurs mécanismes connus adroitement entremêlés. On ne navigue pas en terrain original et le jeu souffre d’un conventionnalisme dans sa globalité. Le principe de déplacement s’inspire de nombreux jeux comme le magnifique Lotus (jeu de Dominique Tellier sorti en 1998 chez Ravensburger). Toutefois, il répond à la thématique proposée, des grenouilles mâles bondissantes tentant de rejoindre leurs amoureuses. L’impossibilité de revenir sur ses pas impose une dynamique bienvenue et on ne s’attarde pas plus d’une dizaine de minutes par partie. La couleur secrète apporte quelques incertitudes en début de partie. Malgré tout, il reste difficile de tromper au-delà de quelques tours ses adversaires. Des déplacements « presque » obligatoires apparaissent si on souhaite marquer des points et concourir à la victoire. Ce qui retient l’attention des joueurs reste l’arrivée, plusieurs rampes dissimulées sous un cache. On tente de mémoriser les colonnes qui se remplissent, afin d’arriver en quatrième position, et ainsi d’inscrire un maximum de points. On observe les agissements de ces adversaires, de deviner leur couleur et les empêcher un placement avantageux sur les rampes d’arrivée.

Les pions Couleur déterminent quelle couleur vous jouerez…


Si Water Lily se joue sans déplaisir, il ne provoque pas de grands frissons ludiques. Avec le graphisme affiché très enfantin, le jeu manque partiellement sa cible, les enfants de quatre à sept ans. En effet, l’éditeur affiche une accessibilité à partir de sept ans et plus, difficile d’imaginer des préadolescents tenter l’expérience Water Lily. Toutefois, la faiblesse majeure du jeu se ressent lors des configurations à quatre joueurs. On note une perte de contrôle sur le déroulement de la partie, impossible de mettre en œuvre une quelconque stratégie car trop de coups dépendent des autres participants. On gagne sans vraiment être l’instigateur de cette victoire en profitant de la générosité involontaire des adversaires. Water Lily n’envoûte pas complètement, on enchaîne facilement deux parties, sans un réel désir de prolonger l’expérience dans le temps. C’est typiquement le genre de jeu qui risque de finir ses jours définitivement dans le placard après une quinzaine de parties, la faute à une profondeur et un renouvellement très limités. La position de départ des pions Chevaliers grenouilles demeure toujours la même, le plateau de jeu ne comporte qu’une variation restreinte de déplacements potentiels.

Voici les différents prétendants aux noces royales…

65

Water Lily se démarque par un joli matériel utilisant la boîte comme support, donnant un effet 3D plaisant. Les illustrations baignent les joueurs dans les contes enfantins traditionnels remplis de princes et de princesses. Toutefois, si l’astuce régissant le déplacement colle à la thématique (des grenouilles qui bondissent), l’ensemble demeure tout de même très artificiel, donnant l’impression d’un jeu abstrait déguisé. Si les parties restent dynamiques et intéressantes, le plaisir éprouvé reste mesuré. On apprécie une ou deux parties de temps en temps en supputant une pérennité temporelle éphémère, la faute à un renouvellement minimal (position de départ toujours identique). Pas de coa faire rêver !

Critique de publiée le 30 septembre 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Simple, efficace.
  • Beau matériel.
  • Intéressant à 2 ou 3.
  • Parties rapides.

Que faut-il oublier ?

  • Vite lassant.
  • Très limité stratégiquement.
  • Renouvellement faible.
  • Jeu abstrait déguisé.
  • Très moyen à quatre.

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