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Critique du Roman : La vie en temps de guerre
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Critique du Roman : La vie en temps de guerre

Avis critique rédigé par Manu B. le lundi 20 septembre 2010 à 1957

Mingolla et Debora

"L'un des nouveaux hélicoptères Sikorsky, un élément de la Première Cavalerie Aéroportée avec les mots Chuchotement Mortel peints sur ses flancs, transporta Mingolla, Gilbey et Baylor de la Fourmilière à San Francisco de Juticlan, petite bourgade située au sein de la zone verte, laquelle, sur les cartes les plus récentes, portait le nom de Guatemala Occupé Libre..."

Les parents de David Mingola n'imaginent pas l'enfer qui règne ici. Cela fait des années que la guerre a lieu. Contre qui, avec qui, la question commence à se poser. Au milieu de la jungle américaine du Guatemala, les soldats ne savent plus ce qu'ils combattent, plein de la fureur et du sentiment d'indestructibilité que leur procure les drogues qu'on leur administre. Certains deviennent fous, d'autres se font tuer dans d'incroyables mouvements tels des bêtes de guerre sans foi ni conscience. La troisième option est la désertion, choix que Mingola commence à considérer comme sa seule échappatoire au chaos ambiant. Sa rencontre avec Debora va infléchir sa décision, dès lors qu'il comprend que d'autres forces que les gouvernements tirent les ficelles de cette guerre absurde. Car il a le don, celui de pouvoir gauchir les esprits, les influencer ou les détruire. Ce don est aussi celui des Madradona et des Sotomayor et cette guerre dépasse l'entendement et les frontières du Guatemala...

Lucius Shepard est un globe trotter. Il a parcouru le monde, une expérience dont il tire la substance et l'inspiration pour ses romans. Des Amériques, en particulier celle du sud et centrale, sont nés zone de feu émeraude et La vie en temps de guerre. Réédité aux éditions Mnémos, ce roman qui mêle science fiction et fantastique est l'un des chefs d'oeuvre les plus méconnus du siècle dernier.

On ne peut s'empêcher penser à La guerre éternelle, où le conflit qui oppose humains et taurans s'éternise. Ici, la guerre stagne, ce qui ne peut qu'exaspérer les soldats des deux parties. Une espèce de lassitude, d'usure s'installe et personne ne comprend pourquoi ni l'un ni l'autre n'arrive à prendre le dessus. Mais Mingola, doté de ce pouvoir psychique, le place au dessus de la mêlée, ce qui le met en position de comprendre ce qui s'y passe vraiment, grâce à l'aide de Debora, l'alliée ennemie. A partir de là, le roman militariste glisse dans le thriller et le fantastique (Echiquier du Mal, entre autres). Un cocktail extrêmement bien dosé.

Si le fond (la guerre, la guerilla) nous renvoie à l'actualité, 23 ans après (que le monde change ! sic), on est émerveillé par ses personnages tragiquement humains. Ici, il n'y a pas de héros, juste des marionnettes humaines.

Lucius Shepard produit avec ce texte un roman plein, ou le verbe donne le juste tempo, rythme les temps forts avec une maîtrise rarement égalés.

La conclusion de

La vie en temps de guerre est un roman passionnant. Ce n'est pas un roman de guerre ou d'aventures conventionnel, pour lecteur bête et méchant. Il souffle le chaud ou le froid à l'aide d'une seule phrase. Une excellente lecture.

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