75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Livre : La malédiction des Schaklebott
La malédiction des Schaklebott >

Critique du Livre : La malédiction des Schaklebott

Avis critique rédigé par Vincent L. le dimanche 5 septembre 2010 à 2102

Sombre et adulte...

Nouvelle parution de la collection Métamorphose des éditions Soleil, qui avait ouvert sur le génial Billy Brouillard et le don de trouble vue, Eco est une nouvelle création du très prolifique Guillaume Bianco. Une nouvelle fois, celui-ci a écrit une histoire autour du large sujet du passage de l'enfance à l'âge adulte ; néanmoins, cette fois, il n'a pas construit son récit comme une bande-dessinée, mais au contraire comme une histoire illustrée, à la manière d'un livre pour enfants. Sur ces soixante et onze pages, le livre se compose ainsi de nombreux dessins (souvent pleine page) auxquels sont adjoints des textes courts et concis. Pour l'occasion, Bianco ne s'est occupé que de la partie scénaristique, les illustrations étant réalisée par un autre dessinateur : Jérémie Almanza.

Eco est un conte de fée. Attention, nous sommes loin, très loin, du conte de fée à la Disney fait de princesses et de bons sentiments ; comme l'annonce la phrase de Kafka située en début d'ouvrage, "tout conte de dée est issu des profondeurs du sang et de la peur". Ainsi, malgré sa thématique et son aspect résolument enfantin, Eco est tout de même un livre destiné aux adultes. A cause de sa noirceur et, surtout, de ses très nombreuse subtilités, les plus jeunes ne pourront certainement pas comprendre ce qui fait tout l'intérêt de l'ouvrage ; les plus grands, quant à eux, seront content d'avoir enfin entre les mains une histoire mettant toute niaiserie de côté, mais récupérant pourtant tous les ingrédients habituels du conte de fée pour les détourner.

Une nouvelle fois, Guillaume Bianco ne prend pas ses lecteurs pour des crétins, et livre un conte mature, qui sait jouer sur les figures imposées. Eco met ainsi le lecteur en territoire connu pour mieux jouer avec sa grille de lecture et ainsi lui assener une conclusion sombre, presque dépressive. On ne ressort pas du livre indemne, et, que l'on aime ou que l'on déteste ce qu'il peut raconter, on ne peut rester indifférent. Destiné à connaître une suite, Eco se termine ainsi sur un cliffhanger qui conclue admirablement le tome tout en donnant envie de connaître la suite. On reconnait bien ici le ton grâve de Billy Brouillard, mais on n'y trouve pas cette relative légèreté qui faisait que ce dernier pouvait être mis entre toutes les mains.

Visuellement, le travail effectué par Jérémie Almanza est magnifique. A fil des pages, il met en scène un univers aux dimensions disproportionnées, destinées à donner à ses dessins une perspective enfantine. Cela rappelle le travail de cinéastes comme Henry Selick, ou certains visuels d'Hayao Miyazaki, mais cela reste avant tout caractérisé par une grande originalité artistique, de par les éclairages utilisés, les designs des personnages principaux, les caractéristiques architecturales utilisées et les planches qui font alterner le rassurant et le menaçant. L'osmose entre les dessins et le scénario fait d'Eco un ouvrage magnifique et unique, et donne à la collection Métamorphose une nouvelle pépite. Vivement la suite...

La conclusion de

Après le fantastique Billy Brouillard et le don de trouble vue, Guillaume Bianco revient avec une nouvelle histoire traitant de l'enfance et du passage à l'âge adulte. Avec ce conte de fée étrange teinté d'un ordinaire presque troublant, Bianco s'associe cette fois à un dessinateur de talent, Jérémie Almanza, qui offre à l'histoire un visuel unique et original. Le tout donne une oeuvre originale, troublante par moment, mais qui n'est finalement destiné qu'à un public adulte à cause de ses nombreuses subtilités et de la noirceur de ses thématiques.

Que faut-il en retenir ?

  • Un objet magnifique et hors-normes,
  • Visuellement de toute beauté,
  • Un conte de fée très sombre.

Que faut-il oublier ?

  • A destination du seul public adulte.

Acheter La malédiction des Schaklebott en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de La malédiction des Schaklebott sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+