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Critique du Roman : The city and the city
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Critique du Roman : The city and the city

Avis critique rédigé par Manu B. le vendredi 10 septembre 2010 à 2316

The city and the city (import)

A Besz, en Europe de l'est, l'inspecteur Tyador Borlu est confronté à un nouveau cas d'homicide. Rien de très original en soi à ceci près que l'on ne sait pas encore si il y a eu "franchissement". Car dans ce cas, le Breach aurait dû intervenir. L'enquête permettra de le conclure. Et ça c'est la tâche des gens comme Borlu, les membres de l'ECS. Il faudra alors en référer à Copula Hall et le Comité pour invoquer le Breach et travailler en collaboration avec les inspecteurs dUl Qoma. L'autre ville qui se trouve ici, en Besz. Pas dans Besz, mais en Besz. Comment est-ce possible ? Vous n'êtes pas du coin ? Alors vous ne savez pas que Besz et Ul Qoma se trouvent exactement  au même endroit. Ce sont deux villes imbriquées. Mais le plus important est que ceux de Besz doivent ne pas voir ce qui se trouve ou se rendre dans Ul Qoma et vice-versa sans quoi il y a transgression, ce qui entraîne l'intervention immédiate du Breach...

China Miéville vient d'un autre monde. Pour écrire des histoires aussi étranges, il ne peut pas être du même monde que nous. Ce n'est pas pour rien qu'on le range parfois à la vague du new weird. Une espèce de fantastique urbain (Souvenez vous de Compte-rendu de certains évènements survenus à Londres, Bifrost n°53). 
Mais le bougre est sacrément doué. Qu'il écrive des histoires fantasiesques, fantastiques pour les adultes ou pour les enfants, c'est toujours un plaisir de découvrir un texte original. La preuve: en neufs romans et trois recueils de nouvelles, China Miéville a raflé plus d'une dizaine de prix (Hugo, Locus , Grand prix de l'imaginaire, British Fantasy, British SF et Arthur C. Clarke). The city and the city, qui sera publié fin 2011 aux éditions Fleuve noir, Rendez-Vous Ailleurs, a été récompensé par les British SF, Arthur C. Clarke et Hugo Awards. Autant dire que les critiques sont élogieuses. A raison.

Si The city and the city est un polar dans la grande tradition des classiques du genre, il repose sur un concept assez vertigineux: l'enquête de l'inspectreur Tyador Borlu se déroule sur un terrain de jeux assez étrange. L'endroit est une double ville, non pas accolées (comme Berlin ou Jérusalem), ou l'une enclavée dans l'autre (le Vatican dans Rome), mais comme une ville inextricablement imbriquée dans l'autre.
Pour les différencier, il y a un savant quadrillage qui permet de différencier quel morceau de rue ou de trottoir appartient ou à Besz ou à Ul Qoma. Il n'est pas rare que deux maisons jumelées appartiennent à deux villes différentes. Les mêmes rues portent des noms différents selon que l'on habite Besz ou Ul Qoma.

Mais le plus tordu dans l'affaire, c'est que les deux villes appartiennent à deux états, si bien qu'il faut par exemple posséder un passeport pour franchir la ligne d'un trottoir d'une même rue. Pour éviter les bavures diplomatiques, on apprend même aux habitants, aux enfants avant même de savoir parler, à ne pas voir l'autre ville. Des codes vestimentaires, des couleurs et des sonorités différentes permettent de s'y retrouver plus facilement, mais ceux qui ne peuvent s'empêcher (par maladresse ou par malveillance) de ne pas respecter cette règle sont immédiatement punis. C'est le ou la Breach (la Brêche, la Violation ou l'Infraction en VF), une force au-dessus des lois des deux villes qui intervient dans ce cas.
Du coup, le concept de ne pas voir devient d'une subtilité malsaine. Et c'est là que l'enquête commence à devenir intéressante, car le passé de la femme assassinée trouvée par Borlu comporte des zones troubles. Il va probablement devoir se rendre à Ul Qoma. Dans un endroit qui trouve probablement de l'autre côté du trottoir qu'il foule en ce moment. A Besz.

Besz/Ul Qoma est le lieu de paranoïa idéal pour une enquête. China Miéville livre un grand polar.

La conclusion de

The city and the city de China Miéville repose sur une idée absolument fabuleuse, à savoir l'existence de deux villes au même endroit. De quoi développer une intrigue haletante et étrange dans une ambiance kafkaïenne. Le lecteur se prend très rapidement au jeu de la paranoïa. Une réussite.

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