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Critique de la Bande Dessinée : Corps de pierre
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Critique de la Bande Dessinée : Corps de pierre

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 30 juillet 2010 à 1520

Un comic-book qui ne laisse pas de pierre.

Thomas Dare n'est pas le genre de personne que l'on désignerait comme le plus parfait des hommes, touefois sa vie pourrait presque paraître comme bien paisible. Enfin presque, dans la mesure où le bonhomme avait tout de même une maîtresse et qu'il vient d’encaisser un divorce. Thomas Dare n'est pas pour autant un criminel ou un gars que l’on qualifiera de malfaisant, tout juste peut-on dire de lui qu’il est égoïste, mais aussi fidèle en amitié. Sa passion et son gagne-pain, c'est jouer du piano, alors lorsqu'un soir il se rend compte que ses doigts commencent quelque peu à se figer, il commence à s'en inquiéter…

Joe Casey fait partie de ses scénaristes qu'il n'y a plus trop besoin de présenter. Habitué aux conflits super héroïques et aux grosses confrontations surnaturelles, il semblerait qu'en écrivant « corps de pierre » l'auteur a eu envie de revenir à quelque chose de plus posé, de plus personnel; un « one-shot » dont il serait le créateur et dont personne n’irait en prendre la relève puisqu'il en définirait le début et la fin. A première vue, l'histoire de Casey semble simple et complètement surréaliste : un homme qui se transforme en pierre, mais l'auteur en profite aussi pour nous parler d'un homme à la personnalité complexe, capable de se montrer très égocentrique, mais pouvant, par quelques gestes anodins, être capable de bravoure et de bonnes intentions. Au cœur de sa démarche, Casey développe une image que l’on pourrait qualifier comme « la crainte de l’artiste », c'est-à-dire, la peur de perdre son don. Dans le cas de Thomas Dare, ses doigts de fée dans l’art du piano. Pour le scénariste cela reviendrait à avoir peur de perdre l’inspiration ou pour un dessinateur comme Adlard, la peur de ne plus pouvoir tenir un crayon.

Dans cette œuvre de Joe Casey, on retrouve aussi un regard bienveillant sur les détails de l’existence qui pourraient être considérées comme banales. Lorsqu’il a conscience qu’il risque de perdre prochainement la vie, Thomas Dare prend conscience de ses défauts, de ses faiblesses, de ses doutes et de ses choses qui ont vraiment de l’importance. En parallèle à cette intrigue tournant autour du personnage, Joe Casey en profite pour égratigner la récupération politique et médiatique d’une situation à la base sans intérêt.

Entre deux Walking Dead, Charlie Adlard en profite pour s'offrir une sorte de travail récréatif. Pas de Zombies ou d’effets gores à illustrer, mais une manière simple et efficace de mettre en forme ce qui caractérise bien sa force : la faculté de pouvoir donner vie et personnalité aux personnages qu’il illustre. A coté de cela, son trait est le même que sur la série qui l'a fait connaître et ses fans en seront ravi. De plus, le trait noir et léger d’Adlard ne se voit pas pollué par de la couleur, et l’on peut que s’en réjouir !

La conclusion de

Parfois, il suffit de peu de choses pour accomplir une réussite. Derrière un propos et un dessin qui peuvent sembler d'une grande simplicité, se cache en fait une œuvre efficace et profonde. « Corps de pierre » est donc une très belle réalisation, confirmant déjà tout le bien que l’on pense de Joe Casey et Charlie Adlard.

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