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Critique du Roman : Le Pianiste déchaîné
Le Pianiste déchaîné >

Critique du Roman : Le Pianiste déchaîné

Avis critique rédigé par Manu B. le samedi 17 juillet 2010 à 1205

Révolution V 2.0

"Ilium, Etat de New-York, est divisé en trois parties: au nord-ouest résident les administrateurs, les ingénieurs, les fonctionnaires et quelques membres des professions libérales; au nord-est, il y a les machines; et au sud, de l'autre côté de l'Iroquois, s'étend la zone connue là-bas sous le nom de Homestead, où vivent la plupart des gens..."

A Ilium et dans le reste des Etats-Unis, les machines intelligentes ont pris le pouvoir. Après tout, il a bien fallu faire cette troisième guerre mondiale, dans laquelle tous les efforts du pays se sont concentrés dans une modernisation exponentielle des moyens de production d'armes et d'équipements. Résultat: à la fin de la guerre, la situation au lieu de se stabiliser, s'est même accentuée, au point que les machines plus efficientes ont remplacé les hommes qui se retrouvent sans emploi. Paul Proteus est l'un de ces ingénieurs talentueux qui a participé à l'élaboration de ces machines et a été propulsé à la tête de l'unité de production d'Ilium. Sa situation est enviable puisqu'il a une épouse dévouée, un travail à haute responsabilité et des perspectives encore plus réjouissantes. L'arrivée de son compère de toujours, Ed Finnerty, va lui faire prendre conscience qu'il devient un des seuls pour qui l'histoire marche dans le bon sens...

Après la deuxième Guerre Mondiale, Kurt Vonnegut Jr n'est pas encore écrivain de science fiction, mais brièvement anthropologue. Puis il travaille pour la General Electric dans les relations publiques, où son frère travaille dans le service Recherches, près d'Alplaus, dans l'état de New-York. De cette période est né Le Pianiste déchaîné, écrit en 1952, et réédité par les éditions Gallimard.

Ce roman n'est que le premier du futur auteur d'Abattoir 5, et pourtant il est déjà maîtrisé. Une maîtrise qui s'observe sur le plan de la construction, du rythme et de ses personnages. A commencer par Ed Finnerty, le génie asocial, qui préfère ne pas se laver pour ne pas être dans les normes. Capable aussi de lâcher des phrases anodines mais assassines dans la haute société. L'auteur maîtrise déjà l'ironie. Sur la forme, ce roman est déjà une réussite.
Sur le fond, par contre, même s'il ne s'agit que d'une satire sociale et que les traits sont grossis, la réalité s'avère nettement différente, même à l'époque. Kurt Vonnegut Jr met dans le même sac administrateurs, dirigeants et ingénieurs. En vérité, les ingénieurs sont généralement les maillons essentiels entre le staff de direction et les équipes de techniciens et opérateurs. Ed Finnerty et Paul Proteus ne sont pas des exceptions, celles qui se soucient de ce qui se passent en dessous d'eux.
Ce qui aurait pu devenir un roman visionnaire n'est finalement qu'une des dystopies écrites au sortir de la guerre (1984, écrit en 1949 et un peu avant, Le Meilleur des Mondes, écrit en 1932). C'est certes un texte intéressant mais auquel il manque la force des deux autres romans.

La conclusion de

Critique acide contre les dérives des progrès de la technologie, Le Pianiste déchaîné est une vision post-1945 en outre assez pessimiste. Bien que ce futur écrit en 1952 soit très éloigné de ce qu'est devenue notre société aujourd'hui, ce roman n'en reste pas moins un classique du genre.

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