75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du roman : Manuel à l'usage des apprentis détectives [2010], par Manu B.

Avis critique rédigé par Manu B. le mardi 27 avril 2010 à 12h03

Petit manuel surréaliste

"De crainte que l'on confonde détails et indices, soulignons que Charles Unwin, qui résidait depuis toujours dans cette ville, se rendait quotidiennement en bicyclette à son travail, même par temps de pluie. Il avait, en accrochant la poignée de son parapluie au guidon du vélo, conçu un moyen pour garder ce dernier ouvert lorsqu'il pédalait..."

Cela fait vingt ans sept mois et quelques jours que Charles Unwin est clerc à l'Agence. Chaque jour, il a consacré son esprit méticuleux à retranscrire les détails des enquêtes du détective Travis Sivart. Il est l'heureux clerc du plus célèbre détective de l'Agence, celui qui a élucidé les affaires du Plus Vieil Homme Assassiné, Les Trois Morts du Colonel Baker et surtout celle du 12 Novembre. Or ce matin, Unwin apprend simultanément qu'il est promu au poste de détective et que Travis Sivart a disparu. Le clerc prend la place du détective. L'ennui, c'est qu'Unwin ne connaît rien au métier de détective et bien qu'on lui ait confié le Manuel à l'usage des apprentis détectives, il ne se sent pas dans la peau de sa nouvelle fonction. Avec l'aide de sa nouvelle assistante, il se donne pour mission de retrouver Travis pour prouver à sa hiérarchie que sa promotion est une erreur...

Le Manuel à l'usage des apprentis détectives est le premier roman de Jedediah Berry. Plus habitué à l'édition (il est assistant éditeur aux Small Beer Press), il a écrit quelques nouvelles avant de pouvoir publier, dans une autre maison d'édition, son premier texte long. Il arrive chez nous aux éditions Denoël (coll Denoël & d'ailleurs), avec un roman qui s'ouvre sur un monde surréaliste et insensé.

Dark City donne une idée un peu sombre de la ville qui tient lieu à l'histoire du Manuel à l'usage des apprentis détectives. Il y fait jour, mais la pluie qui y tombe depuis quatorze jours sans discontinuer oblitère le peu de lumière qui devrait s'y répandre. Et  sous ce déluge, le héros défie les cieux en se déplaçant à vélo et en brandissant son parapluie, tel un Don Quichotte. Mais Charles Unwin n'a rien du caractère téméraire du héros espagnol. Pour lui, ce qui compte c'est le travail minutieux et bien fait. Son métier de clerc fait son bonheur et cela lui suffit. Il a la chance d'être le clerc du plus grand détective de l'Agence, cette énorme organisation qui regroupe détectives et clercs. 
Or, quand Unwin est promu, son horizon est bouleversé: il va comprendre que l'Agence est une machine plus complexe et que la pègre locale est plus organisée qu'ils n'y paraissent. Un mystère entoure leurs lourds passés respectifs et des liens existent.

Ce livre raconte une histoire étrange, aux limites de la réalité et du rêve. Le trouble éprouvé dans ce monde onirique apparaît dès les cinquante premières pages et se poursuit tout au long du roman. Par bien des côtés, le héros évolue dans les brumes irréelles à la manière d'Alice, cherchant le lapin blanc. Mais ici, le lapin de Charles Unwin est Travis Sivart. Et pour retrouver son détective, le clerc promu doit enquêter et poser les bonnes questions aux bonnes personnes. On y trouve explicitement les alter ego de Tweedledum et Tweedledee.
Plus loin, le roman se met en mode onirique; les rêves peuvent être partagés. Il n'est pas besoin de sucer une plume Vurt mais les effets sont aussi hallucinants, parfois cauchemardesques, voire Kafkaïen : Unwin se trouve être la clé pour mettre un terme à cette folie.

Au final, son écriture sobre, ses personnages sophistiqués et son scénario alambiqué bouleversent les règles du polar moderne. Le Manuel à l'usage des apprentis détectives s'avère être une lecture captivante de bout en bout.

La conclusion de à propos du Roman : Manuel à l'usage des apprentis détectives [2010]

Manu B.
80

Ce roman est une bonne surprise, s'agissant d'un premier texte. Le monde dans lequel nous plonge Jedediah Berry est complètement surréaliste. Le voyage s'apparente à la fois à une virée de Lewis Carroll et de Jeff Noon. Absurde et onirique.

Acheter le Roman Manuel à l'usage des apprentis détectives en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Manuel à l'usage des apprentis détectives sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+