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Critique du Recueil de nouvelles : La Dernière nécropole
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Critique du Recueil de nouvelles : La Dernière nécropole

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 21 mars 2010 à 2141

Rendez-vous avec l'infini

"Il y en avait des milliers.
Des corps.
Peut-être des millions ?
Difficile, d'accommoder dans cette atmosphère bleuâtre translucide qui récitait une déclinaison de lumière du jour.
Comme si on avait mis devant le soleil un gigantesque filtre mélangeur de saphir et de glauque..."


Dans la ceinture de Kuiper, un artefact est découvert. Après une rapide inspection, il est évident qu'il s'agit d'un tore. Mais ce tore creux défit les lois de la physique: les dimensions ne sont pas celles qu'on observe et il est rempli de corps. Des milliers. Des millions ? Le plus surprenant encore est que lorsque l'on tente d'analyser l'un de ces corps il se délite en poussière et qu'un autre corps se matérialise en lieu et place de celui qui a été extrait...

Le premier texte de Gabriel Eugène Kopp date de 2007, mais il s'est notamment fait connaître lors de la publication de la novella Au Nord-Nord-Ouest d'Eden dans laquelle il se distingue par son univers complètement fou, drôle et débridé. Il réitère, toujours aux éditions Griffe d'encre, avec la novella La Dernière nécropole, un peu plus sage mais pas forcément plus accessible car il pénètre avec brio dans la hard-science.

Tout indique que la novella est sous le signe de l'hommage. 
Tout commence avec la découverte d'un artefact (Rendez-vous avec Rama) dans lequel une équipe est envoyée pour en explorer l'intérieur et oh surprise, il s'avère qu'il contient des objets. Des objets biologiques. Des corps (La Foire aux immortels). L'exploration continue et l'on se rend compte que les dimensions internes ne correspondent en rien à ce que laisse supposer les observations de l'extérieur (Eon). C'est grâce à la sagacité de son personnage principal, un flic affecté à cette mission singulière, qu'on découvre un passage vers un autre... tore identique avec d'autres objets. Une sorte de monde miroir avec quelques arrangements (La voie terrestre). Il va donc falloir de la part des scientifiques tout un tas d'expériences et beaucoup d'esprit pour comprendre comment passer à la prochaine chambre (Diamond dogs).
Vous l'aurez compris, on pourrait continuer à lister les références aux auteurs de hard-science jusqu'au dénouement, sauf à la fin. La fin est plutôt caractéristique à Gabriel Eugène Kopp et ceux qui ont lu sa précédente novella devrait en avoir une petite idée.

On a nettement le sentiment que ce texte montre que l'auteur a gagné en maîtrise: dans la construction de son intrigue, dans ses personnages un peu barrés, dans la chute. C'est moins fou mais tout aussi passionnant. Addictif. C'est bien simple: on le lit d'une traite. Sur la forme, c'est parfois déroutant car il change souvent de polices de caractères. Et ce à tel point qu'on croit un moment que l'encre pas encore sèche a bavé lors de l'impression, pour se rendre compte un peu tard que, ben non, c'est fait exprès. De quoi se trouver bête un moment. Qu'il est taquin cet auteur.

La conclusion de

Gabriel Eugène Kopp ne déçoit pas avec cette deuxième novella, pourtant un peu moins déjantée que Au Nord-Nord-Ouest d'Eden. Mais ne vous y fiez pas, car ici s'il est moins dans le délire, il est plus dans la maîtrise.
En tout cas, ici on confirme qu'on est fan de sa plume enlevée et de son univers original.

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