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Critique du Film d'animation : Là-haut
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Critique du Film d'animation : Là-haut

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 7 janvier 2010 à 1346

Là-Haut version 2D...

Avec sa maison volante à laquelle sont rattachés des milliers de ballons gonflés à l'hélium, le pitch de Là-Haut ne volait pour ainsi dire pas très haut (sans mauvais jeu de mots). Il faut bien avouer que l'incongruité de ce point de départ, qui s'apparente à un délire burlesque fait de grand n'importe quoi, sentait bon le produit marquetté par Disney à unique destination de nos chères têtes blondes, véhiculant ce leitmotiv particulièrement excécrable devenu marque de fabrique : "si tu crois en tes rêves, ils se réaliseront !". Les studios Pixar s'étaient déjà cassé les dents sur cette morale à deux balles avec le scénaristiquement navrant Ratatouille, ils semblaient bien parti pour réitérer la contre-performance et lamentablement se vautrer avec ce long-métrage tendant à prouver que même les vieux grincheux asociaux peuvent aussi réaliser leurs rêves.

Ce serait néanmoins oublier qu'à l'exception des misérables aventures du rongeur cuistot, Pixar a toujours su traiter ses sujets avec intelligence et délicatesse, au delà de ce que leur point de départ pouvait logiquement laisser supposer (une maison qui vole est-elle foncièrement moins crédible que des jouets qui parlent ?). Et en effet, il ne suffit à Là-Haut que de quelques minutes, le temps d'une séquence d'ouverture absolument géniale, pour faire taire toutes les critiques qui auraient pu laisser supposer que le studio de Lasseter avait perdu de sa superbe. Alors que défilent nombre d'images sur une petite ritournelle musicale, Là-Haut, sans user de dialogues, parle de la vie, de la mort, des projets oubliés et des sentiments perdus, des petites joies et des grands malheurs. Quelques longues minutes exceptionnelles - et une superbe leçon de cinéma à la clé - qui permettent au film de Pete Docter de s'envoler vers des sommets en emmenant avec lui un spectateur conquis.

Si la suite du long-métrage n'attendra jamais l'intensité de ces premières minutes - mais la frolera à l'occasion d'une autre très belle séquence - il prendra cependant le spectateur à contrepied en lui offrant un film d'aventure digne de certains des plus grands classiques du cinéma. Si dans le fond Là-haut fait ainsi penser à un Monde Perdu auquel on aurait ajouté une pincée d'Alice aux pays des merveilles, dans la forme, il s'apparente à un grand film d'aventure condensant nombre d'ingrédients très pulp, et ce à l'image des combats aériens ou des délirantes inventions du méchant. A la barre de la maison volante, Pete Docter s'appuie sur une mise en scène hyper-référencée pour cadencer son long-métrage ; mettant en retrait la performance technique - Là-haut est à ce niveau bien moins abouti que Wall-E - il s'inspire des oeuvres d'Hayao Miyazaki, de Nick Park ou de Steven Spielberg pour parfaitement retranscrire en image le délire scénaristique, rapprochant plus son film d'un véritable cartoon.

Mais le tout ne serait rien si Là-Haut ne surfait pas constamment sur une dérision et un humour bon enfant qui fait souvent mouche ; entre la tête de mongol de Kevin et la stupidité presque affligeante de Russell, on rit souvent de bon coeur devant des gags familiaux particulièrement bien trouvés. Ainsi, même les péripéties les plus convenues - et il y en a beaucoup ! - passent avec légèreté, désamorcées par quelques répliques bien senties, par la savante utilisation de mimiques fort amusantes et par quelques running gags employés avec suffisamment de parcimonie pour réussir à faire rire à chaque fois. Cette palette comique repose ainsi sur des personnages attachants, bien que paradoxalement très caricaturaux, dont les différences de caractère et les oppositions alimentent efficacement le long-métrage tout au long de sa durée, sans jamais s'essoufler ou souffrir de redondance.

Dommage, simplement, que certains aspects de Là-Haut ne soient pas à la hauteur de ce traitement complètement délirant. Le scénario est ainsi extrêmement convenu, aussi bien dans ses péripéties que dans ses tenants et aboutissants ; si le film saura surprendre par ses dialogues ou son inventivité visuelle, il n'en restera pas moins trop prévisible dans le moindre de ses rebondissements, atténuant considérablement toute la force dramatique que l'oeuvre aurait pû posséder. L'histoire, en elle même, est de plus totalement incohérente dans ce qu'elle devrait avoir de cohérent, et ce notamment quant à l'âge des divers protagonistes en présence. Il est enfin regrettable que ces Chutes du Paradis, qui servent de décors au long-métrage, souffrent assez clairement d'un manque au niveau de leur développement, se résumant en tout et pour tout à une race animale et à deux cascades.

Est-il enfin utile de préciser que le film est techniquement irréprochable, laissant tout semblant de concurrence dans le domaine des films d'animations à des années-lumières. Si Là-haut ne possède pas la superbe de Wall-E ou de Ratatouille - du moins au niveau de l'animation proprement dite, les effets de lumières restant quant à eux de qualité similaire - il compense avec un aspect dessin-animé ouvertement assumé - notamment au niveau du design des personnages - donnant au film une identité visuelle qui lui est propre. A noter que le film se dote d'un travail sonore de qualité, que ce soit dans les choix des voix de doublage - en VO comme en VF - dans les diverses trouvailles qui émaillent le film - la voix d'Alpha, le cri de Kévin - ou dans cette superbe partition composée par le très inégal Michael Giacchino.

La conclusion de

Après l'échec scénaristique de Ratatouille, Pixar réussi enfin à créer un film digne de ce nom utilisant le traditionnel leitmotiv disneyien "si tu crois en tes rêves, ils se réaliseront". Malgré une idée de base qui pouvait laisser craindre le pire, Là-Haut s'avère particulièrement amusant sur la durée, vraiment touchant au détour de quelques scènes, et au final suffisamment abouti pour s'imposer comme un long-métrage réellement attachant, pour les petits comme pour les plus grands.

Que faut-il en retenir ?

  • La séquence d'ouverture, géniale !
  • Une réalisation hyper-référencée,
  • Un humour qui fait mouche,
  • Des personnages attachants,
  • Excellent travail sonore,
  • Une bande-originale superbe.

Que faut-il oublier ?

  • Des décors trop peu développés,
  • Scénario classique et prévisible.

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