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Critique du Film : Battle Royale

Avis critique rédigé par Gil P. le mardi 26 août 2003 à 07:44

Y-a quoi à la télévision l'an prochain ?

Kitano invité / idole
Avec l’introduction d’un cinéma violent, d’un sens du rythme permettant les longues pauses (voir à ce sujet L’Eté de Kikujiro, un chef d’œuvre de rythme qui s’autorise plus de 5 minutes à regarder des personnages jouer sur une plage en plan fixe) et d’une thématique forte, Takeshi Kitano a révolutionné une partie du cinéma japonais.
Non qu’il soit le seul, ni même le meilleur des réalisateurs de l’ïle (ce serait une offense à quelques réalisateurs de films fantastiques différents tels Kiyoshi Kurosawa – Cure 2001, Hideo Nakata – Ring 1998 & Dark Water 2001 et de manière générale à quelques références classiques de niveau mondial dont Akira Kurosawa restera le plus reconnu), mais il a su transformer une carrière de présentateur télé en une retentissante carrière de réalisateur.
Un thème fort : la perte / le recouvrement d’une identité humaine dans les situations les plus diverses mais le plus souvent dans des histoires policières / mafieuses.
Appliqué au film d’anticipation (assez peu finalement) et au film d’horreur sur un scénario tiré d’un livre japonais mais ressemblant fort au principe de Running Man, cette façon de filmée est intégrée, digérée et reproduite / parodiée dans le film dont Kitano pourrait quasiment être le réalisateur.
Invité en Guest Star à la manière du mélancolique Last Night de l’acteur/réalisateur Don McKellar (qui parodiait / invitait David Cronenberg), Kitano produit le même rôle que celui qu’il aurait dans un de ses films, froid, humain par le dialogue et décallé. Un régal.La Real TV s’arrêtera-t-elle un jour ?
Issu d’un concept qui pourrait être une émission de télévision (si ce n’est qu’effectivement aucune caméra hors celle qui réalise, ne filme les candidats), Battle Royale est une boucherie imposée à une classe de terminale japonaise désignée au hasard. Il ne peut en rester qu’un et toutes les armes, toutes les tactiques sont bonnes.
Le film ne prend pas le temps de réfléchir sur son apostolat mais il imprime une action sans faille qui marque le spectateur et qui permet une réflexion à posteriori. Si quelques pauses sont habilement placées dans l’histoire c’est juste pour permettre à la salle de reprendre son souffle avant de repartir de plus belle. En cela cela s’éloigne de Kitano qui est capable (et ce n’est pas une mince affaire) de faire de très longues pauses en intégrant parfaitement ce rythme particulier dans son film. Après tout le genre l’emporte et le film est d’une qualité bien supérieure à la plupart des films d’horreur réalistes du marché de par sa densité dans les relations interpersonnelles et son habileté à assurer des transitions en douceur.

85

Rythmé, engagé et plein de bonnes idées, un film japonais d'une qualité soutenue, à voir pour les acteurs, les situations (scénario) et les idées.

Critique de publiée le 26 août 2003.

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