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Critique du Recueil de nouvelles : Retour sur l'horizon
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Critique du Recueil de nouvelles : Retour sur l'horizon

Avis critique rédigé par Manu B. le dimanche 27 septembre 2009 à 2159

Un paysage de ce temps

"Mon très cher Serge,

Cette courte lettre pour te prévenir que je ne répondrai pas, en définitive, à ton appel à textes; tu ne m'en vois évidemment navré, et le moins que je te doive est une explication..."


Permettez moi de commencer avec cette piteuse mais réaliste comparaison: une anthologie, c'est comme une boîte de chocolat; on ne sait jamais sur quoi on va tomber.
Il est arrivé que des anthologies n'aient eu d'autre but que de mettre les auteurs en valeur, sans penser à constituer une espèce de magma cohérent. Et cela, d'autant plus qu'il s'agit d'auteurs réputés.
Serge Lehman semble avoir fait ici le choix de préférer l'idée aux individualités, celle de montrer la diversité et la richesse de la science fiction française, de la photographier à un temps t. Pour cette anthologie, on y trouve pêle-mêle des auteurs expérimentés et de parfaits inconnus. Une hétérogénéité créative, un patchwork de sensibilités et de styles au service de la littérature de l'imaginaire, des genres et des thèmes, paraît en effet être une bien meilleure approche.
Pas certain pourtant que cela va plaire à tout le monde.

Le texte de Fabrice Colin, qui a la lourde tâche de commencer l'anthologie est un hommage à Philip K. Dick, l'un des auteurs qui a probablement le plus influencé la science fiction. Loin du plagiat, on y trouve la substance et les codes des réalités parallèles qui pourrissent la santé mentale du personnage principal; le lecteur aussi. Un retour aux basiques sans fausse note.
Pour les deux nouvelles suivantes, on fait un bond dans notre futur proche avec des textes d'Eric Holstein et de Catherine Dufour, critiques sociétales humoristiques qui n'ont que le défaut de se suivre. Ils jouent dans la même cour, du coup le texte de Catherine Dufour semble manquer de punch.
Jean-Claude Dunyach, nouvelliste docteur es concepts scientifiques (souvenez vous des origamis), ne faillit pas à sa réputation avec des fleurs de Troie en guise de montures. Une très belle analogie et une très belle rupture de rythme à la clé.
Retour sur Terre, à la dystopie, à la réalité absurde et inexplicable de Maeha Stephan-Bugni. Aussi courte qu'efficace.
Suit la nouvelle de Laurent Kloetzer qui, s'il n'avait pas décrit un personnage aussi chargé en clichés, aurait écrit une jolie nouvelle, car l'idée de fond est vraiment intéressante. 
Le texte suivant, de Thomas Day, décrit un futur post-singularité /post-apocalyptique original : la principale contrainte pour les survivants est de ne pouvoir rester qu'à trois dans une zone circulaire de 150 m de diamètre. Alternant les séquences Malevil/Mad max/Terminator/Fallout 3, cette novella mériterait que l'auteur y revienne plus longuement et se justifie incontestablement ici.
La mort encore, mais celle d'un homme seul, est au coeur du texte d'André Ruellan. Il suffit parfois de peu de mots pour exprimer beaucoup.
Les nouvelles de Léo Henry et Daylon s'intéressent quant à elles au concept créatif plutôt qu'à l'objet de la science fiction, ce qui les rend plus obscures et plus élitistes. Trop surréaliste, c'est limite incompréhensible.
Heureusement, le texte hilarant de Philippe Curval apporte un peu de légèreté en nous glissant dans l'uchronie burlesque qui mélange politique et fantasy.
La novella de Jérôme Noirez aborde le thème du contact avec l'inconnu, au moyen de son sens aigu du tragi-comique et de ses personnages un peu dingues. La fin de l'anthologie démontre que les limites de la science fiction sont poreuses. David Calvo réussit ici encore à ramener le lecteur en enfance tandis que Xavier Mauméjean le plonge dans l'infini urbain, un thème très Ballardien.

Au final, cette anthologie ne saurait et ne pourrait plaire à tous les lecteurs. L'éclectisme de ses thèmes et de ses styles touche non pas un mais des publics aux sensibilités radicalement différentes. L'avantage, c'est que chacun y trouvera son compte.

La conclusion de

En définitive, Retour sur l'horizon s'avère aussi être un constat, celui de la science fiction française qu'on disait moribonde. Les auteurs ici présents montrent à quel point il n'y a pas à rougir de sa comparaison avec la science fiction anglo-saxonne, voire avec la littérature mainstream. Il y a indéniablement de la richesse, du talent et des idées. Il est bon de le rappeler de temps en temps

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