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Critique du Film : Slave Girls - Les captives de l'espace
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Critique du Film : Slave Girls - Les captives de l'espace

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 14 septembre 2009 à 1805

Quand le comte Zaroff chasse la bimbo

Avant Slave Girls from Beyond Infinity, Ben Dixon n'avait sur son c.v. que deux très intéressantes compilations d'extraits de films gore (Filmgore et Zombiethon); réalisé avec le soutien de Forrest J. Ackerman.

Ainsi, bien qu’avant ces deux films de montage le cinéaste avait quand même un peu roulé sa bosse dans le milieu du cinéma érotique (le nudies particulièrement), on ne peut pas vraiment dire qu'il avait, au moment de la réalisation de Slave Girls, une grande expérience de réalisateur. Par contre, il est indéniable qu'il possédait une grande culture cinéphilique, notamment dans le domaine de la série B, ce qui lui a grandement servi à rendre ce film sympathique. D’ailleurs, pour la petite histoire, sachez aussi que Slave Girls from Beyond Infinity, produit par Charles Band, sera l'unique fait de gloire de Ben Dixon, qui disparaîtra ensuite des plateaux.

Le script s'inspire ouvertement des Chasses du Comte Zaroff, avec une relecture SF, kitch et un brin canaille. Ben Dixon étant fan de cinéma des années 50-60, on retrouve donc bon nombre d’éléments narratifs empruntés au cinéma de drive-in , qui servent de maillage à un canevas au fort parfum "Cormanien". Un véritable régal pour cinéphiles et cinéphages, donc, qui retrouveront bon nombre d’amusantes références et clins d’oeil  (trois bimbo, des robots, un "esthète" psychopathe, des zombies, des mutants, les ruines d'une ancienne civilisation perdue, une plage pour filles en bikini, une grotte enfumée) de célèbres b-movies comme Planète Interdite, Barbarian Queen ou la Machine à explorer le temps.

Dans Slave Girls, deux bimbo apparemment sorties d'un film de jungle (elles portent des pagnes mais savent, comme on va pouvoir le vérifier, piloter un vaisseau spatial), aux brushing impeccables, parviennent, en s'emparant d'une navette de secours, à s'échapper d'un vaisseau spatial dans lequel elles étaient détenues par des contrebandiers un peu naïf. Elles finissent par s'écraser sur une planète sauvage, éloignée des routes de navigation et croient trouver un refuge auprès de Zed, un gentleman qui vit dans un luxueux manoir de papier mâché en compagnie de deux lointains cousins de Robby le Robot. Au cours du repas marquant de manière festive leur arrivée, les deux fugitives vont faire la connaissance de Shala et Rik, deux amis de passage. Mais, ce que tous ne savent pas, c'est que Zed est un pervers, un sadique qui occupe ses moments perdus dans des chasses à l'homme, et qui pend en trophée, dans sa cave, la tête des ses victimes.

Ainsi, durant 90 minutes, le spectateur va assister au spectacle de trois très jolies jeunes femmes en déshabillés ou en lingerie fine lutter contre un comte Zaroff amateur de chasse à l'arbalète laser. En fuyant dans la jungle, elles vont même y rencontrer zombies et autres mutants, et trouver, par la même occasion, chaussure à leur pied, ou plutôt canon laser à leur bras. Evidemment, avant de terrasser leur vilain adversaire tripoteur (mais pas trop), elles auront à subir de nombreuses séances de "torture" où elles ne perdront pas une seule goutte de sang mais souvent leur slip ou leur soutien-gorge. En fait, malgré cet érotisme que l'on pourrait trouver (avec raison) un peu ringard, Slave Girls reste une oeuvre très amusante car tout y est traité avec légèreté, rythme et humour. Par exemple, la séquence ou Tisa, malicieuse, drague et embobine le robot est ridicule mais vraiment très drôle.

Evidemment, Slave Girls, c'est un peu n'importe quoi, et si vous espérez y trouver un brin de logique, vous allez au devant d'une grande désillusion. La preuve avec ce final ou Daria (Elizabeth Kaitan) apparaît dans la salle principale de la demeure de Zed, avec... une panoplie de gladiateur. Le glaive à la main, elle va alors démontrer que, en plus d’être la femme de Tarzan et le sœur de Buck Rogers, elle est aussi la cousine de Spartacus. Notons également que, au cours de cette même séquence, Tisa parvient à détruire un robot en revoyant sur lui, au moyen d'un plastron d'armure, le tir laser envoyé par son arme. Et ne parlons pas de la désopilante désintégration du mutant géant au moyen d’une masse dont la nature – du plastique transparent – ne fait aucun doute. On n’évolue pas très loin, à ce moment, de la pure parodie burlesque (les effets spéciaux cheap accentuant l’impression), mais toujours traité avec un premier degré assez décalé. Certains riront (dont moi), d'autres éjecteront sans délai le DVD de son lecteur.

Slave Girls, c'est aussi ses bimbo. Les fans de ce type de cinéma y reconnaîtront avec grand plaisir Elisabeth Kaitan (la star des Vice Academy), alors au sommet de son éphémère gloire. A ses coté, Cindy Beal, même si elle est moins connue, ne lui doit cependant rien en charme. Enfin, notons que la troisième pin-up de ce film est brune et répond au nom de Brinke Stevens. Encore à ce moment au début de sa brillante carrière de scream queen, la star de Cheerleader Massacre et Horror Vision, véritable papesse du cinéma indie US, sera la seule à faire les frais de la cruauté assassine de Zed.

La conclusion de

Délicieuse petite friandise kitch, Slave Girls from Beyond Infinity est ce que l’on pourrait désigner comme un très sympathique nanar. C’est donc bien léger et divertissant, absolument pas crédible, un rien fripon, parfois stupide, techniquement cheap, avec son lot de craignos monsters et affichant un ravissant trio de bimbo très légèrement vêtues.

Que faut-il en retenir ?

  • Une atmosphère fun
  • Délicieusement kitch
  • De jolies bimbo

Que faut-il oublier ?

  • Scénario idiot
  • Très cheap X risibles

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