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Critique du Film d'animation : Là-haut

Avis critique rédigé par Nicolas W. le samedi 1 août 2009 à 02:47

La tête dans les nuages, le coeur au bord des lèvres!

Carl Fredricksen a 78 ans. Et dans sa vie, il n'a pas réalisé les grandes aventures qu'il s'était promises. C'est ainsi qu'il décide, un beau matin, de partir en Amérique du Sud à bord...de sa maison. Arrimé à des milliers de ballons, elle va lui permettre d'atteindre son rêve : Les Chutes du Paradis. Mais quelle surprise que d'entendre alors que l'on frappe à sa porte et de découvrir, sur le porche, le jeune Russell, un petit scout effronté qui va accompagner notre septuagénaire dans le plus extraordinaire des voyages...

Là-Haut (UP) - Bande-annonce

Voilà 30 ans que Pixar est né. Voilà 9 Films d'animations que le studio à la lampe de bureau a offerts aux enfants et aux adultes du monde entier. Là-haut a l'honneur d'être le 10 ème. Comme chaque Pixar, le film est attendu au tournant. On l'espère, on l'attend fébrilement... On salive après les retours critiques (forcément dithyrambiques) de sa projection en ouverture du Festival de Cannes. Nous y voici, l'écran laisse échapper les premières images et comme chaque année, la magie commence. Dès les premiers instants, on est rassuré : Pixar est toujours le maître absolu de l'animation. Alors parlons d'emblée et rapidement de la technique. Un maelström de couleurs chatoyantes envahit l'écran, des personnages tous plus loufoques et originaux les uns que les autres nous ouvrent leur univers : l'animation est splendide, fluide, détaillée, colorée, mais cela, on  s'en doutait, le contraire eût été étonnant. C'est aussi le premier Pixar en 3D, et c'est un plus indéniable, une impression de profondeur qui nous immerge encore davantage dans le métrage, une sensation unique: c'est un fait, le studio américain a très bien négocié le virage de la 3D et on peut fonder beaucoup d'espoir pour le futur Toy Story 3.

Au-delà de l'aspect purement technique, et comme le dirait si bien John Lasseter :

"Ce n'est pas la technologie qui divertit le public. Ni aucun médium en particulier. C'est ce que vous en faites qui compte. Et chez Pixar, nous sommes avant tout attachés à l'histoire. Raconter une belle histoire avec des personnages solides"

Et soyez certain qu'une fois encore, cette profession de foi est respectée à la lettre. Puisque le film s'ouvre donc sur le rêve d'un petit garçon, et comme nombre de petits garçons, il compte bien être un aventurier comme Charles Muntz, son héros, explorateur des terres perdues et inconnues d'Amérique du Sud. Mais la vie étant ce qu'elle est, il va entreprendre une autre aventure, laissant ce rêve de côté. Une aventure comptée en une dizaine de minutes, totalement muette, comme un hommage à la première demi-heure de l'extraordinaire Wall-E. Et c'est à ce moment très précis que l'on comprend que les gens de chez Pixar ont absolument tout compris au cinéma d'animation. C'est ici que l'on comprend qu'ils sont des magiciens de l'émotion. En dix minutes, Pixar met à genoux la concurrence, nous noue les tripes et nous étreint le cœur avec une aventure que l'on n'attendait vraiment pas au vu du synopsis. Dix minutes de beauté absolue, d'émotion véritable sans avoir peur d'affronter des sujets que d'aucun dirait tabou pour les enfants, et le tout avec intelligence et finesse. Pixar résumé en dix minutes, sans aucunes paroles, savoir faire passer l'émotion par l'image sans avoir besoin de mots pour cela, c'est ça Pixar.

Puis l'autre aventure, celle dont on nous parle depuis tant de temps commence et prends son envol, au sens propre comme au figuré. Le duo Carl/Russell, que tout sépare et rapproche (Puisqu'en Russell, Carl trouve un écho tout particulier ingénieusement mis en avant par Pixar) est détonnant dès les premiers instants. Au flegme et au caractère grincheux de Carl s'oppose le dynamisme et la joie constante de Russell. Le comique de leur opposition mais aussi parfois de leurs ressemblances fait mouche. Mais bien entendu, ce n'est pas vraiment là tout ce qui occupe le film. Bientôt, débarqué au beau milieu de cette contrée sauvage dont a toujours rêvé Carl, notre pétillant duo va aller de rencontres surprenantes en rencontres surprenantes. D'abord avec Kevin, l'étrange « monstre » des chutes du paradis, un monstre tout de couleurs et bourré de tendresse, comme le dit si bien Carl « Un véritable documentaire animalier à lui seul »...et qui aime le chocolat de surcroît. Mais ce n'est pas fini, Dug, le chien qui parle va s'empresser de venir rejoindre nos compères. Un chien qui parle, ce n'est déjà pas banal mais un chien comme Dug c'est très certainement quelque chose à ne pas manquer. Entre tendresse, idioties et humour, ce chien là a du répondant et vous tirera bien des fous rires. Les autres canidés du métrage aussi au demeurant (avec toutes ces idées de Pixar que je ne révélerais pas ici mais qui sont à mourir de rire), la faute, notamment, aux voix, car le film est magnifiquement doublé avec une mention très spéciale pour le doublage de Carl Fredricksen par Charles Aznavour. Il y a bien sûr un méchant, un peu convenu certes mais si bien campé, si logique dans l'intrigue qu'on ne peut décemment rien reprocher !

De logique, c'est bien de cela que le film est fait. Puisque non content de livrer un scénario brillants, celui-ci assume sa logique en tout point. Ce qui fait la particularité des Pixar, c'est qu'ici les enfants ne sont pas pris pour des imbéciles. Chez l'américain on a compris qu'on pouvait mêler divertissement et intelligence. Toute la différence semble être là. Là-haut, même si vous ne le comprendrez qu'en voyant le film, c'est avant tout une grande, une très grande et très belle histoire d'amour. Avec tout le talent qu'on lui connaissait par le magnifique Monstres & Cie, Pete Docter renouvelle l'exploit, celui de nous mettre les larmes aux yeux, sans aucun mot cette fois, par des images, par une petite musique lancinante et poignante. C'est une histoire d'amour sur laquelle le temps n'a pas de prise au final et c'est cela que s'évertue à montrer Pixar. Par le prisme d'une autre histoire d'amour, un amour paternel, entre un jeune garçon en fait bien seul et un vieillard bien plus tendre qu'il n'en a l'air, Docter nous offre une parabole sur la vie et sur la mort, sur l'amour avec un grand A et sur l'acceptation.  L'envol final de la maison n'est-elle pas le message que le passé doit suivre sa propre voie ? Qu'en fait de souvenirs matériels, ce sont les souvenirs en notre cœur qui sont les plus durables ? Là-haut, n'est-ce pas le message subtil qu'il faut vivre, toujours et encore, au-delà des peines, redescendre sur la terre ferme et connaître d'autres aventures sans jamais s'arrêter  ?

Oui, il y a tout cela dans le film. Par des images fortes, par des messages forts, Pete Docter nous fait vibrer, nous fait réfléchir et nous émerveille simplement. De péripéties en péripéties, et même si, entre le voyage dans les airs et l'arrivée se fait sentir quelques petite longueurs, on ne s'ennuie jamais. On rit, on pleure, on s'étonne et on retrouve une âme d'enfant. La fin, bien entendu, reste magnifique, dans la droite lignée du propos du métrage et le générique comporte même quelques surprises. Emouvant mais aussi drôle, divertissant et intelligent c'est le cocktail détonnant qui a fait de Pixar le maître de l'animation...Et la concurrence a vraiment bien du mal à le comprendre puisqu'un mois après un certain L'Age de Glace 3, tout aussi drôle et divertissant soit-il, Pixar remet encore les pendules à l'heure et l'écrase totalement sur chaque niveau. Point de morale enfantine et de bas étage, Pete Docter nous vend du rêve mûrement réfléchi et pensé, de façon parfois très subtil : « Allez vers la lumière maître ! » n'est-il pas le signe qu'il faut courir vers le risque et l'aventure pour vivre plus haut et plus fort ?

Laissons-en le public seul juge, mais pour ma part, il est vrai qu'une fois de plus, je dois m'incliner devant ce long métrage et comme le critique culinaire de Ratatouille l'avait si bien dit, fustiger est bien simple et plaisant mais donner réellement envie de découvrir quelque chose est bien plus difficile. Il ne restera donc que quelques mots à vous dire pour vous en convaincre : Allez Là-haut, vivez, riez et surtout....aimez !

** Grand merci à Amandine V. pour la relecture.

91

Pixar est insolent. Pixar est irritant. Qu'est ce qui fait qu'il détrône toujours la concurrence ? Que faut-il leur ajouter à ces autres films pour qu'ils arrivent Là-haut, bien au-dessus des nuages ? De l'émotion ? Forcément ! De l'intelligence ? Bien entendu ! Mais comment fait Pixar, pour à chaque année nous émerveiller ? Quelle est la différence ?

Quoi ? Le talent dites-vous ? Ah oui...le talent, et à cela, il n'y a rien à ajouter.

Bon voyage à tous!

 

Critique de publiée le 1er août 2009.

Que faut-il en retenir ?

  • Une technique irréprochable
  • Les voix (notamment Charles Aznavour)
  • Les personnages et les trouvailles
  • Le thème
  • La musique
  • Un propos intelligent

Que faut-il oublier ?

  • Quelques longueurs

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