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Critique du Roman : La Guerre mondiale n°3
La Guerre mondiale n°3 >

Critique du Roman : La Guerre mondiale n°3

Avis critique rédigé par Nicolas W. le vendredi 10 juillet 2009 à 0229

Whisky ou Vodka?

« L'histoire révèle surabondamment que chaque nation a sa façon de faire la guerre : les Abyssins en brandissant des lances, les Anglais en résistant, les Allemands en avançant, les Italiens en monologuant, les Français en se faisant tuer... En l'occurrence, chacun des deux pays en présence faisait la guerre a sa manière spécifiquement nationale : l'Amérique en entassant des stocks, et les Soviets en ne disant rien. »

Après une confrontation saugrenue entre mouches et hommes dans La Guerre des mouches, et une expérience qui prend des proportions inattendues dans L'Homme élastique, le dernier roman contenu dans cet omnibus Joyeuses Apocalypses nous convie à une fin du monde résolument guerrière avec l'inédit La Guerre mondiale n°3.  Cette fois, ce sont les Etats-Unis et L'URSS qui ont finalement mis fin à la guerre froide pour s'entretuer joyeusement avec le reste du monde au passage. Jacques Spitz écrit ici un roman pour la première fois après la seconde guerre mondiale auquel il a lui-même participé. Reprenant la peur légitime de l'affrontement Est-Ouest de l'époque, il imagine à sa façon bien particulière une guerre entre les deux géants. Une guerre forcément totale, forcément mondiale et forcément idéologique. Il nous décrit à la manière d'un historien, se définissant d'ailleurs plusieurs fois comme tel dans le récit, une guerre d'une ampleur inégalée faisant passer la seconde guerre mondiale, ou guerre mondiale n°2 comme il se plaît à l'appeler, pour un tour de chauffe. C'est peut-être le principal reproche que l'on pourra faire au roman et qui pourra déplaire à certains lecteurs, l'aspect document historique froid et détaché qui sied pourtant très bien à l'histoire mais qui pourra ne pas convenir à tous, notamment ceux qui attendent un roman au sens classique du terme.

Mais une fois ce grief passé, soyons francs, cette Guerre mondiale n°3 est le texte le plus jouissif et décapant du recueil. Pourquoi me direz-vous ? Parce que l'auteur, coutumier  du fait, est un misanthrope et un pessimiste accompli, mais pas que ! Il est aussi un écrivain à l'humour acide et grinçant des plus développé, poussant ici son talent dans ses derniers retranchements. Car si l'idée d'un conflit entre les deux blocs est très loin d'être originale, il faut compter avec la surenchère d'armes que va trouver et exposer Spitz au cours du récit : on trouvera pêle-mêle des missiles en formes de soucoupes volantes appelé V2bis, des machines à ultrasons qui accentuent l'apathie, des armes bactériologiques surprenantes ou encore des procédés de conservation des troupes carrément givrés. Beaucoup de ces armes feront sourires mais c'est avant tout les traits d'humour sur les acteurs en présence, les différentes nations et l'homme qui vont faire éclater de rire le lecteur. On pensera notamment aux petites remarques en passant sur les généraux ou sur les façons de se battre de chaque nation ou encore l'hilarante découverte du déploiement des américains au Moyen-Orient. C'est donc ces éléments qui feront passer outre la structure classique de l'histoire  au lecteur pour transporter le livre dans un registre d'ironie et de plaisanterie caustique des plus délirants. On le constate encore une fois, Spitz est passé maître dans l'art de mêler vraisemblable et absurde. Reste qu'ici, au-delà des traits d'humours géniaux exposés plus haut, les situations et le déroulement de la guerre, bien inspiré des deux précédentes, est tout ce qu'il y a de plus crédible. Jusqu'à un certain point certes, lorsque les super-armes entrent en action le tout perd en crédibilité ce qu'il gagne en originalité. La bonne idée de l'écrivain, comme à son habitude, est de faire court, puisqu'en 110 pages à peine, le lecteur n'aura pas le temps de se lasser de ce conflit démesuré et fou. Bien entendu, on retrouve tous les ingrédients d'un roman de Spitz, à savoir des humains souvent pathétiques voir pitoyables, une vision des nations désabusée et souvent hilarante mais aussi une critique de l'humanité, au final incapable de se sortir de ses vieux travers. Point de bons ni de méchants ici, juste des hommes sous la lunette d'un misanthrope invétéré.

La conclusion de

 

Clôturant la partie romanesque de ces Joyeuses Apocalypses, La Guerre mondiale n°3 est une vraie bonne surprise. Si on perd l'originalité de l'idée de base des autres romans, on y gagne en humour et en inventivité, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Au final, ce n'est rien de moins qu'un roman jubilatoire qui vient compléter les récits précédents, laissant le lecteur sur une envie irrésistible de lire autre chose de Jacques Spitz. Ceci tombe bien puisqu'il reste encore 6 nouvelles de l'auteur au sein de cet omnibus...

Que faut-il en retenir ?

  • Une guerre dantesque
  • Des armes délirantes
  • Un humour omniprésent
  • La critique de la guerre et de l'homme
  • La briéveté du récit

Que faut-il oublier ?

  • Le choix de la narration qui peut diviser
  • Le manque d'originalité de l'idée première

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